Pendant longtemps Siddharta Gautama vécut à l'abri du monde,
retiré dans le palais de son père. Il était presque complètement protégé des réalités du monde extérieur au palais afin d'éviter tout contact avec le lot commun de ses contemporains. L'objectif consistant à le protéger de tout ce
qui était susceptible de le faire souffrir d'une manière ou d'une autre. Mais malgré tous ces efforts de protection, il finit un jour, lors d'une sortie, par être confronté à un cadavre, à un malade et à un moine. Cette expérience
lui fit comprendre que le monde n'était pas exempt de souffrance et que tous les êtres tombent malades, deviennent vieux et meurent.La découverte de cette réalité, jusque là occultée, le bouleversa tellement qu'il prit la
décision de rechercher le vrai sens de la vie. Il abandonna sa vie luxueuse et entreprit une vie de découverte du monde.
Sur ce chemin il commença par se joindre à un groupe d'ascètes qui espéraient trouver la vérité par des
exercices corporels, l'ascèse et la méditation. Siddharta accepta pour lui-même l'ensemble de ces préceptes jusqu'à ce qu'il finisse par prendre conscience qu'il ne s'agissait pas là du bon chemin.
Déçu par cette expérience, il
se mit un jour sous un arbre, un bodhi, à proximité de la ville de Gaya (Bodhagaya) afin de méditer. Il resta ainsi en méditation pendant une longue période. Une nuit, il eut une illumination : il venait de trouver la réponse à la
question concernant le sens de la vie. C'est précisément ce sens qui est au centre de l'enseignement bouddhique.
Bouddha reconnut le caractère fugitif et interdépendant de tous les phénomènes. Le monde et l'humain consistent en
une infinité de liens qui s'établissent entre des sensations, des entités corporelles, des représentations et des perceptions, des pulsions et des actes conscients. Conformément à ce qui lui fut révélé par la connaissance du
Samsara, c'est à dire le cycle des réincarnations et des transformations, tous ces facteurs et tous ces liens ne sont pas éternels. Ce cycle durera aussi longtemps que l'avidité, la haine et la jalousie perdureront au sein des
êtres. C'est ainsi que l'eau d'un fleuve coule toujours de la même manière et nous semble être toujours la même chose, bien qu'elle ne soit jamais la même, et c'est ainsi que la vie humaine consiste en un flot d'éléments
existentiels suivant un cours identique et se renouvelant en permanence et que même la mort ne vient pas interrompre. La vie s'oriente toujours en fonction du karma car l'homme est ce qu'il était et devient ce qu'il est. Le but
étant précisément de réussir à quitter ce cycle du devenir. Or cela suppose la connaissance des quatres nobles vérités qui permettent de sortir du cycle des réincarnations et d'atteindre le Nirvana. Il n'y a làs-bas ni être ni de
non-être, mais plus que le vide (Sunyata).
Après avoir atteint l'état d'illumination, Siddharta se rendit compte que les hommes n'étaient pas en mesure de recevoir cet enseignement. Aussi évita-t-il dans un premier temps de le
répandre et se retira seul dans la forêt. Il resta pendant trois semaines dans un état où il fit l'expérience de l'illumination. Finalement, deux des principaux dieux du Samsara s'approchèrent de lui, Indra et Brahma. Ils lui
présentèrent des présents : D'Indra il reçut une conque blanche et de Brahma une roue en or comprenant mille rayons. Ces cadeaux symbolisaient la roue tournante de Dharma à travers laquelle la diffusion de l'enseignemnt se met en
mouvement. Ces cadeaux représentaient une demande visant à expliquer ces enseignements destinés au bien-être de tous les êtres vivants. Sur ces entrefaits, Gautama Bouddha quitta la forêt et se rendit à Sarnath, près de Varanasi en
Inde, à un endroit qui est aujourd'hui connu sous le nom de place des cerfs. C'est làs-bas qu'eut lieu le premier sermon d'initiation à l'enseignement des "quatres nobles vérités". Il repose sur les éléments de connaissance
suivants :
1- La vérité de la souffrance
2- La vérité de l'apparition de la souffrance
3- La vérité de l'annulation de la souffrance
4- La vérité du chemin qui conduit à l'annulation de la souffrance.
Finalement il
passa des décennies à propager ce message à travers l'Inde avant de disparaître vers l'an 480 de notre ère. Il fut le Bouddha de l'époque contemporaine.
Il est souvent représenté portant un simple vêtement de moine avec une
couleur de peau dorée. Des lobes de l'oreilles étirés vers le bas sont là pour indiquer qu'il pouvait entendre à l'intérieur de lui-même. Une petite boucle ondulante entre les sourcils symbole l'oeil de la sagesse et le noeud dans
les cheveux correspond à un signe d'illumination.
L'enseignement de Gautama Bouddha doit être considéré comme un système d'explication qui conduit à pouvoir mettre un terme à la souffrance. Celui qui s'y adonne adopte un
comportement éthique consistant à éviter d'infliger de la souffrance à d'autres êtres vivants ainsi qu'au travers d'un receuil méditatif menant à la connaissance de la vraie nature de la réalité.