Poésie en Ligne
AnPlus désire faire vivre la poésie par l'intermédiaire
de la Toile. Dès lors, régulièrement, nous publions, ici, vos
poèmes.
Pas n'importe lesquels... un éventail que nous voulons
universel et amical.
Voici la sélection de Mars 2006 :
Tout au fond de mon esprit ;
Une petite flamme luit ;
C'est celle qui me fait croire ;
Qu'il y a sans doute un espoir ;
Mais je ne peux espérer ;
Que cette flamme me dit la vérité ;
Car j'ai trahi ta confiance ;
Je ne pensai plus à ma chance ;
J'ai voulu voir ailleurs ;
Trouver ce qu'il y a de meilleur ;
Mais ce que je ne savais pas ;
C'est que je l'avais déjà ;
Et maintenant je t'ai quitté ;
Pour des illusions déjà oublier ;
Oh comme je voudrais te dire
Que maintenant je vois en toi un avenir ;
Que tu es celui qu'il me faut ;
Que je suis une fleur et toi mon eau ;
Et c'est pour toi que ces mots la ;
Je les invente pour toi ;
Et que j'écris ce verbe singulier ;
Simplement celui d'aimer.
Audrine PLAMTEUX - Belgique
13 ans
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Entre chien et loup
Juste entre chien et loup… j'aime cette heure grise
Où le temps suspendu nous enserre en son poing,
Quand l'âme mise à nu tout à coup se dégrise,
Seule face au mystère de l'infini lointain.
Lorsque s'épand sur terre la lumière indécise
Où se distingue à peine un fil blanc d'un fil noir,
Le tranchant de la peur au creux du ventre incise
Pour mutiler le jour et faire naître le soir.
Mais cette douleur-là est plus qu'une autre exquise
Qui me glace le cœur et fouaille mes reins,
Le frisson s'insinue entre peau et chemise
Et je flotte, égarée, entr'hier et demain.
Entre passé vécu et rêverie promise,
La pendule s'est tue une seconde, un rien,
Fragment d'éternité aux teintes imprécises
Tout juste avant le loup, à peine après le chien…
Anick BAULARD - France
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Les femmes sont comme les fleurs...
Les femmes sont comme les fleurs...
Il leur faut "Amour" et "Pudeur"
Pour nous ouvrir en grand leurs coeurs,
S'épanouir avec ferveur....
Certaines sont comme les roses
Resplendissantes de beauté,
Mais de les cueillir sans respect,
A leurs épines on s'expose...
D'autres sont aussi fragiles
Que les superbes orchidées...
Il nous faudra être habile
Pour avec soin, les protéger...
Elles peuvent être discrètes
Comme les mignonnes violettes,
Mais ont d'autres beautés cachées
Qui seront beaucoup appréciées...
Belles et rares comme l'édelweiss,
Nous devrons alors déployer
Un immense élan de tendresse
Pour, avec coeur, les protèger...
Des femmes, disons en résumé,
Qu'elles forment un splendide bouquet
Dont chaque fleur est unique,
Et d'en être aimé... c'est magique!
Jacky HOCMAN - France
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L’abus
Des mains vieillies ont cajolé ma peau de jouvencelle.
Douze ans!!! L’innocence d’un corps fragile.
L’illusion de mon enfance à jamais sans appel.
Trahison, envahissement, sensation puérile.
Silence morbide, solitude amère d’un toucher.
Mes faibles seins, un trophée à ce vil cerveau.
Ma vie entachée à peu de frais, je suis blessée!!!
Des larmes secrètes, quatre murs sans écho.
Vie austère, perturbation d’un esprit saccagé.
La vie s’effiloche dans un noir implacable.
Le corps maladif n’est plus jouissance parfumée.
De la rancœur voilée, gestes inexplicables.
Chemin rocailleux à comprendre l’injustice.
Enfin la parole, délivrance d’un terrible mal.
Vivre et non survivre, nulle supplice.
Esquisser un certain sourire plutôt banal.
Aujourd’hui de l’espoir, souffrances expliquées
Le trémolo d’une voix émotive, douce révolte.
Lourde peine, souvenirs bafouillés.
Rideau fermé, existence désinvolte…
De la douleur, encore de la douleur, rien que de la douleur…
André LABROSSE - Canada
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Le barbacole
Courbé par le froid du matin,
il guette aux portes du Savoir
les âmes encore bouffies
d'une nuit d'ignorance.
Il hoche sa tête d'un bonjour jovial
a chaque pousse en herbe
qui franchit le portail.
Au trébuchet les élèves se soumettent ;
leurs cartables hébétés par tant d'empressement,
livrent leurs outils au grave papier blanc.
Sur sa plume d'Ange, au tableau il se penche,
nous mime l'histoire des hommes devenus,
nous chante les tables, ces dames bien connues.
D'un geste il nous compose
des vers, des proses,
un trochée, une tripodie,
de tant de secrets... il dispose.
La pâleur de son front
témoin de récits palpitants,
prête à ces bambins lisants,
une note, un ton, une expression.
Quand la cloche carillonne le temps des soupirs,
les têtes ébouriffées par tant d'abondance
sortent avec liesse comme libérées, laissant...
Au repos le Sage dans sa gêole, en sa solitude apaisante.
Béatrice ALBA - France
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Conseils de l'ermite
brin de prudence pour l'enthousiasme
pour chaque défaite six sept gouttes d'espoir
pour une peine d'amour du temps en baume
coupe d'humilité pour chaque victoire
et pour la mort? quand elle nous accroche?
vide ton sac, ne garde que du néant
déracine tes peurs avec une bêche
après soit patient attend l'instant
Rodrigo SANDOVAL - Québec
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Calais
Au bord d'la mer du Nord
il y a des cabanes,
tout près des sables d'or,
qui jouent à la savane.
quand le vent souffle fort
que les vagues écument,
mon coeur revient au port
près des quais qui s'embrument.
le vent d'la mer du Nord
sauvagement caresse
les buissons d'ajoncs d'or
qui se plient sans tendresse.
les bateaux en partance
tanguent entre deux rives,
paraissant dans leurs danses
partir à la dérive.
entre la mer du Nord
et mon coeur, bateau ivre,
je me souviens ton corps
j'aimerai lui survivre.
Tes bras étaient mon port
j'échouais sur tes dunes
et là, le mer du Nord
était douce fortune..........
pourquoi prendre la mer
au maivais temps qui passe,
mais je suis si amer
quand mes amours se lassent!.........
Ghislaine BRICOUT - France
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Enfer ou paradis
La différence entre enfer et paradis
Est juste un état de l’esprit
Si tu t’identifies à ce que tu n’es pas
Les flammes de l’enfer tu ressentiras
Si tu te soumets à la réalité
Le Paradis te sera réservé
Ne reste plus qu’à trouver les questions
Qui t’emmèneront à destination
Dans les deux cas rien ne changera
Hormis la perspective que tu en auras
Le chemin de l’enfer est pavé de ces intentions
Pour le Paradis il n’en est même pas question
Existe-il une seule question en béatitude
Tout ceci n’est qu’une question d’attitude
Pourquoi souffrance et plaisir sont-ils pareils
C’est de ceci que je m’émerveille
Gilles-Marie CHENOT - France
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Tu danses de tes pinceaux
Place Jacques-Cartier la nuit
Deux spots te contrejourent,
toi et ton autre amie tatoueuse,
chevelure pourpre, punk mode
Pieds nus
Tu danses de tes pinceaux
Tu danses de ta jeunesse
Ghettoblaster, beat de terre
Tu danses de ta fougue de vivre
Distorsion ou écho,
une autre musique me transperce,
quelques airs modes anciens,
celle des anges qui m’appellent
Tu danses de ta joie
Tu danses de ton indolence
Avec son new-look Spot-Disneyland,
l’hôtel de ville danse avec tes chaînes
Un marcheur s'assoit à ta chaise,
quelques bouffées de cigarettes,
tu l’enfiles d’un destin
T’arrive-t-il de soupeser ta vie
comme maladie c’est pour moi?
Si je me tatouais l’âme de l’instant
et abandonnais mes vieilles chaînes,
m’accompagnerais-tu un moment
pour ce poème au cœur sarabande?
Eric LEMIEUX - Canada
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Ballerine
Quand un air de musique accroche délicat
Le satin d’une robe aux friselis d’enfance
On peut voir le soleil s’échapper de son mât
Se lover tout autour d’une rose qui danse.
Impassible poupée dans son écrin de bulle,
La fillette suit l’orbe éclairée de la scène
Pour dessiner dans l’air comme une funambule
Les multiples rayons d’une fée aérienne.
Puis dans le cercle d’or de ses jeux en fusion
La jeune ballerine égrène le rosaire
Des pétales de vie qui glissent à foison
Sur les eaux étranglées d’un lac imaginaire.
Yves EMMANUEL - France
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Chroniqueurs : Candy - Sarah - Elie
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Voici la sélection de Février 2006 :
Méditation
Il existe un pays, aux confins du possible,
Un règne imaginaire, impossible à trouver,
Une terre où l’on ne voyage qu’en pensée,
La nature est prodigue, l’existence paisible…
Si tu me tiens la main, je t’emmène avec moi,
Traversons l’océan amer des différences,
Oublie tes dieux, tes lois, tes anciennes croyances,
Oublie l’absurde ego qui étouffe ta voix.
Déploie tes ailes au monde et volons vers l’azur,
Sois la mer, la montagne ou deviens le nuage,
Sois l’oiseau libre et sens le vent dans ton plumage,
Fonds-toi dans l’univers, écoute son murmure.
Il existe un endroit, au fond de ma conscience,
Une île protégée des tempêtes et du vent,
Un lieu inaltérable aux injures du temps,
Où retrouver la paix, oublier les souffrances.
Le sentier intérieur menant vers la lumière,
T’attend, si tu le veux, tout au fond de ton cœur,
Médite pour trouver la paix et le bonheur,
Ecoute dans ton âme, le chant de l’univers.
Michèle MACHADO - Espagne
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Deux vieux
Deux vieux marchaient dans le silence,
Sous les arbres d'un petit bois,
Se souvenant des "autrefois"…
Ou chaque instant était "présence".
Sur ce chemin, des fleurs sauvages,
Plaçaient leurs taches de couleurs,
Redonnant un peu de chaleur,
A leur corps qui n'avait plus d'âge.
Une canne les soutenait,
Dans cette ultime promenade,
Qui se voulait, courte croisade,
Pour un destin, que l'on connaît.
Dans les arbres et leurs feuillages,
Des oiseaux se faisaient entendre;
Comme de la joie a revendre,
Pour que la vie tourne ses pages.
A l'automne d'une existence,
Après un tour sur notre monde,
Sur cette terre, que l'on dit ronde,
Il faut partir sans réticence.
Ce que nos mains ont du semer,
D'autres viendront le récolter,
Idées, rêves… a méditer,
Ou, grands projets a animer.
Michel BAUDOUIN - France
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Rumeur sèche, froissée du vent
bruit de branches cassées net,
sursaut grelottant, débridé
comme un crotale agite son
appendice caudal en hâte.
Rumeur brusque, secouée du vent
comme un craquement de rafiot,
un va-et-vient de graine dans
l'intérieur de maracas.
Le vent se lève et aussitôt
soulevé, se détend, s'affaisse
et, tout aussitôt, repend son
essor, pour retomber
de suite.
Il s'élève, par soubresauts,
par saccades, vite essouflées,
j'entends son élan
se briser,
son opiniâtreté
renaitre.
Il halète et soupire après
la fenêtre aux vantaux ouverts,
aux rideaux immobiles dont
l'indolente pâleur
l'irrite.
Patricia LARANCO - France
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Ombre à paupières
Suis tombé en amour pour ce fard à paupières
Qu'elle estompe au pinceau de cils jusqu'à sourcils ;
Entre ces horizons dont elle varie les tons
Pour me tenir captif, moi, je voyage… à l'œil !
Quand l'ombre est émeraude, je suis pêcheur de perles,
Nu, je plonge en apnée jusqu'au ventre des mers ;
Si l'ombre vire à l'ocre, en pays touareg,
Sur un chameau je vogue à la vague des dunes ;
Est-elle azur, je vole, au dos d'une oie sauvage,
Pour savoir les secrets de la course des vents ;
Si l'ombre est mordorée, je deviens orpailleur,
Tamisant l'or en poudre à l'eau de son regard…
Suis tombé en amour pour son ombre à paupières ;
A l'ombre de son ombre, bien douce est ma prison,
Sans l'ombre de son ombre, je meurs… d'insolation !
Anick BAULARD - France
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Blues
S’en revienne le temps des printemps à se pendre
Au cou du sapin bleu sur l’horizon d’or gris
S’en revienne le temps d’un baiser sous la cendre
Et des colifichets qui vous avaient surpris
Les sources enfantaient les degrés à descendre
Coulait vers son delta le fleuve de la nuit
L’aube irisait ses blancs sur une couche tendre
Quand s’ouvrait le décor où seul un astre luit
Vous étiez le Midi, Osiris et Clitandre
Et ses longs cils s’ombraient d’un silence indécis
Vous rouliez une vague ah ! trop vive à s’éprendre
Elle filait un songe au visage imprécis
Feuille à feuille croulait la tourelle à défendre
Nul ne saurait apprendre avant d’avoir compris
Vous lui contiez si doux l’amour à s’y méprendre
Elle ignorait encor que tout est mis à prix
S’en revienne le temps des printemps à se pendre
S’en revienne le temps où il n’est que d’attendre
Nicole HERAULT - France
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Le coeur d'une femme...
Le coeur d'une femme
Il ne faut point tromper
Car c'est tuer la flamme
Qui crée le mot Aimer...
Il est comme un écrin
Fait d'ambre et de satin,
Rempli de maints trésors
Dont dépend notre sort...
Il est source de vie
Pour l'amant ou l'ami
Et, sans contrepartie,
Se donne pour la vie...
Il sait faire renaître
La lueur de l'espoir
Quand il voit apparaître
Dans nos yeux le brouillard...
Il est pour l'enfant
La tendresse et l'amour
Qui traversent les ans
Pour éclairer ses jours...
Tuer le coeur d'une femme
C'est perdre un peu de son âme...
Jacky HOCMAN - France
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Amoureuse
Amour, ma Liberté, je te l’ai toute offerte
Mais c’est vrai qu’en retour une fleur s’est ouverte.
Avec vingt ans de plus, plus belle chaque jour
Lumineuse la nuit, quand rayonne l’amour.
Femme depuis vingt ans notre flamme commune
Ne nous a pas permis de remporter fortune
Mais le chemin sentimental de nos débuts
Na jamais mis au feu nos humbles attributs.
Femme tu m’as compris, moi, cheville ouvrière
Du labeur de ces vers dont je fais ma prière,
Maîtresse unique, ainsi, de ce fort sentiment
Tu m’as tout partagé sur ce fond de serment.
Femme, avec ma faiblesse et le prix de mon doute
Tu ne m’as, non jamais, mis au bord de la route.
Colombe à mes côtés, Colombe dans mes cieux,
Mon passage ici-bas restera délicieux.
Femme je ne prétends être un meilleur modèle,
De preuve je n’ai pas que je te suis fidèle.
Mais j’irai devant Dieu le regard dans ses yeux
Je serai confiant, surtout pas audacieux.
Colombe, mon Amour, tu demeures l’unique
Et si tu n’en crois rien, surtout pas de panique.
Je n’ai jamais promis mais j’ai toujours tenu
Et ce n’est devant toi que je crains d’être nu.
Amour, ma Liberté, je te l’ai toute offerte
Mais c’est vrai qu’en retour une fleur s’est ouverte.
Avec vingt ans de plus, plus belle chaque jour
Lumineuse la nuit, quand rayonne l’amour.
Jean VANHOUTTE - France
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Les lauriers du temps
Lauriers en diadème
Dans l'empyrée de l'esprit
Couronnes de poèmes
Dansent leur ballet
Arabesques vaporeuses
Qui traversent les ans.
Se faufile leur bouquet
Dans la gloriette du cœur
Tonnelles d'illusions
Et rêves en feuilles
Qui bruissent leurs chagrins
Et voltigent au vent.
Ramures de lauriers
Déployées en ombrelles
Sur les âmes alanguies
Aux complaintes profilées
Dans les dédales de la nostalgie
Et les entrelacs du temps.
Nora ATALLA - Canada
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Cauchemar
Mourir de faim
Ignorant les réponses aux mystères
Mourir de soif
Sans tes paroles limpides
Mourir dans les ténèbres
Privée de tes yeux lumineux
Mourir tout seul
Comme une bouteille à la mer
Mourir loin
Des voyages écrits par le vent
Mourir en silence
Sans les cris du printemps
Mourir empoisonné
Par la flèche qui nous faisait rêver
Mourir emprisonné
Par des idées brûlantes
Mourir de froid
Sous une pluie d'étoiles
Mourir blessé
Comme un air d'accordéon
Mourir comblé
Par leurs têtes d'enterrement
Josiane DUBOURG - France
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Chroniqueurs : Candy - Sarah- Philippe - Robert - Elie
Invitée : Danielle Laget
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Voici la sélection de Janvier 2006 :
Les mots,
Bonjour jolie madame Larousse,
Oserai-je vous appeler Julie ?
Quand la soie de vos graines si douces,
devient lettres et mots et leur donne la vie.
Faut-il donc un si gros volume,
afin que, couchés sur vélin,
sortent du bout de ma plume,
ces mots chantants, ces mots malins.
Ces mots si courts qui disent long,
ces mots si longs qui tournent court.
Ces mots légers comme ballon,
ces mots de joie ces mots d'amour.
Mais aussi ces mots de colère
qui rougissent l'innocent papier,
ces mots du cri fou d'une mère,
dont l'enfant git sur le palier.
Ces mots qui crient à l'innocence,
ces mots fourbes, cachant le fiel,
ces mots dont on berce l'enfance,
ces mots promesses au goût de miel.
Ils sont repris depuis des ans,
ils ne connaissent point l'usure,
ces mots jetés à tous les vents,
qui se crient ou bien se susurrent!....
Ghislaine BRICOUT - France
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Bacchanales
Ouvre donc la cage aux amours retors !
Libère nos âmes des affres du remords !
Je veux déchaîner ta lascivité
Exacerber ta sensualité
Te griser, t’enfiévrer, t’enivrer…
Te soûler de baisers langoureux :
Laisse- moi te fasciner,
T’envoûter
Et te prendre,
Livre-toi …
Exaltation d’émotions délicieuses
Mes lèvres capiteuses
S’ouvriront pour ton plaisir
Voluptueuses
Caressantes
Enveloppantes :
Cède-moi…
Je veux te savourer
Te laper
T’affoler
Et te boire
Ouvre-toi…
Egarer ta raison devient ma seule mission :
Faire de toi mon amant et ma tendre prison.
Marion LUBREAC - France
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L'émigrant
Quelque chose comme une ombre au tableau
Peut-être… la couleur de ma peau
Ou bien mon regard noir mais qu’importe
La vindicte populaire m’emporte
Me voilà chouette clouée à sa porte
Conjurer le mauvais sort l’exhorte
A sacrifier de vrais innocents
Pour assouvir son besoin de sang
Je peux crier nul jamais ne m’entend
Qui pourrait s’inquiéter s d’un mécréant
Né loin des rues de cette triste ville
Où même le soleil bas m’est hostile
Des idées me tuent puis m’éparpillent
Vengeance crie-t-elle ces rats nous pillent
Est-ce à cause de la couleur de ma peau
Que l’ombre a soudain noirci le tableau
Gilbert MARQUES - France
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Le coeur
J'écrivais pour que tu me lises
maintenant j'écris pour être avec toi
au plus profond du coeur
trou dans la poitrine et puits de joie
chanson époumonée
et petits cris d'oiseaux
tu m'emmènes
vers un ailleurs
extraordinaire
et lumineux
un gouffre
spacieux une grotte
une crevasse
où nous nous réfugierons.
Sarah GASTARD - France
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Laissez passer
Laissez la porte ouverte
Laissez passer les mots
Laissez passer les gens,
Les larmes et le temps,
L'idée qui change tout,
Le passé,le présent,
Qui se croisent sans rien se dire,
Ayant trop peur de celui
Qui les poursuit sans cesse,
Je veux dire celui que l'on nomme
L'Avenir,
Les yeux chargés de promesses
Mais les poches trouées....
Laissez la porte ouverte
Pour celui qui croit toujours
Qu'il est le dernier....
Josiane DUBOURG - France
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Un rien
Il suffisait d'un rien
Et je t'aurais dit "Entre"
Mais tu n'as pas frappé
Et je suis restée là
Debout derrière la porte
Qui ne s'ouvrirait pas.
Il suffisait d'un rien
Je t'aurais dit "Peut-être"
Mais tu n'es pas entré
Et malgré ma douleur
Seule derrière la porte
J'ai retenu mes pleurs.
Il suffisait d'un rien
Je t'aurais dit "Je t'aime"
Mais tu n'as rien osé
Et je n'ai pas compris
Que derrière cette porte
Tu mourais toi aussi.
Il suffisait d'un rien…
Mais il est des silences
Au travers d'une porte
Qui tuent mieux que des cris.
Anick BAULARD - France
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Voeux 2006
Pour les larmes versées qui ont déchiré vos cœurs
Pour les souffrances qui ont blessé vos âmes
Pour les détresses qui ont plissé vos fronts
Je vous demande pardon
Pour tous vos rêves que je ne peux réaliser
Pour les paysages que je ne peux vous offrir
Pour les richesses dont je ne peux vous faire don
Je vous demande pardon
Pour les blessures du temps qui ne vous apaisent
Pour les plaies jamais cicatrisées
Pour tous mes errements au fil des saisons
Je vous demande pardon
Pour un amour heureux tissant l’avenir
Pour un amour heureux ces simples mots
Je vous aime et paix à vous
Gérard TROUGNOU - France
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Chroniqueurs : Candy - Sarah- Philippe - Robert - Elie
Invitée : Diane Descoteaux
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Les poèmes précédents :
3 Trimestre 2000 | 4
Trimestre 2000
1 Trimestre 2001 | 2
Trimestre 2001 | 3 Trimestre 2001 | 4
Trimestre 2001
1 Trimestre 2002 | 2
Trimestre 2002 | 3 Trimestre 2002 | 4
Trimestre 2002
1 Trimestre 2003 | 2
Trimestre 2003 | 3 Trimestre 2003 | 4 Trimestre 2003
3 Trimestre 2005 | 4 Trimestre 2005
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