Voici les textes du mois de Septembre 2001 :
Quiétude
Jaime tous ces matins retrouvant leur douceur
Lorsque le vent discret, caresse ma toiture
Puis glisse sur mon bras cherchant la couverture
Afin de repousser la subite fraîcheur
Cest le temps où le bois prend une autre
couleur
Ramenant quelquefois le peintre à sa peinture,
Le poète serein, reprend son écriture
La gouge vient danser dans la main du sculpteur
Les bruits dété sen vont,
le bourg redevient calme
Le sentier montagneux offre à nouveau son charme
Lautomne lui rendant son aspect somptueux
Le ciel moins lumineux pose devant ma porte
Le tout premier frisson, ou bien la feuille morte,
Mais aussi le parfum dun monde plus heureux
Patrice PIALAT - France
Texte classique - Sonnet
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Fado.
Une caravelle pleine de farouche aplomb
Prend le large pour chercher cette île lointaine
De nard, de cannelle, ce sanctuaire sans nom
Prend le large pour chercher cette île lointaine
;
Se déploient ses voiles, la souffrance avec l'espoir :
" Quel flot pourra m'ébrécher, quel Dieu, quelle ataine
?
Se déploient ses voiles, la souffrance avec
l'espoir
Car vague à vague la mer dévaste, ravage,
Inscrit dans les moelles l'âpre goût du désespoir
Car vague à vague la mer dévaste, ravage,
" Ah ! jours de délices, aubes de lait et de miel,
Là-bas, souvenir amer, verdoyant rivage
"
" Ah ! jours de délices, aubes de lait
et de miel,
En moi de grands chevaux gris, perdus, s'exaspèrent,
Vénéneux calices, vins de larmes et de fiel ! "
En moi de grands chevaux gris, perdus, s'exaspèrent
Sur des eaux plus calmes, pourtant, j'ai vu un îlot
Où les vents, d'azur épris, d'ocre s'exubèrent
Sur des eaux plus calmes, pourtant, j'ai vu un îlot
Mais je n'ai pas reconnu la force superbe
De l'île des Baumes en cet atoll trop pâlot
Mais je n'ai pas reconnu la force superbe,
La splendeur tranquille, la chouette et l'olivier
Et mon cur trop ingénu n'a cri acerbe
Dominique GELAY - France
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Les secrets de l'ombre
Je me fondrai dans ton dessin,
Pour combler les secrets de l'ombre.
Doucement, comme le félin,
Je me fondrai dans ton dessin.
Au terme de notre chemin,
Se reconnaître sans encombre.
Je me fondrai dans ton dessin,
Pour combler les secrets de l'ombre.
Je te dévoilerai l'amour,
Ou les arcanes d'être femme.
Souffle intime, jour après jour,
Je te dévoilerai l'amour.
Dans le respect, avec humour,
A la recherche du sésame,
Je te dévoilerai l'amour,
Ou les arcanes d'être femme.
Elie DUVIVIER - Belgique
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le secret
ne dis rien
garde le doigt
sur la bouche du temps
chut ! ne dis rien !
je suis fou
mes yeux de panthère mes cornes de bison
mes lunettes de vieil hibou
ne sont qu'illusions
je suis le clown du dimanche
passion dévorante
pour le goût particulier
de la chair de papillon
ne dis rien
garde bien le secret
je délire au centre de l'écriture
les vampires sont mes amis
je suis le diable
aux ongles peints de rouge
ne dis rien
pourquoi suis-je en terre inconnue ?
Marcel PELTIER - Belgique
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J'entends un coeur
J'entends un coeur
il me bat
Tracés
j'entends des voix
rivières percées
dans le téléphone
elles raccrochent doucement
une phrase à l'autre
L'ombre sonne clair
elle est ailleurs
Une bref mutisme d'oxygène
s'anéantit
dans une oreille
attachée
à une boucle de bouche
J'entends un coeur me compter
un seul deux
pas d'ombre ni de climat
mais un grand pays rouge
aux crayons semblables
d'être si différents
quand on mesure leur tour de terre
J'entends la cave
porter la maison sur son ciel
Stéphane MELIADE - France
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Le rêve
Du crépuscule à l'aube,
Je quitte ce monde
Pour celui des rêves.
En route vers une autre dimension,
Où les mots ne veulent rien dire,
Où les trains ne vont nulle part.
Où rien n'a de sens,
Sinon caché.
Où tout est possible.
Les visages défilent,
Et les images s'enfilent
Tel un collier de perles aux couleurs claires et obscures.
Au réveil,
Il n'en reste que quelques-unes,
Des éclats de rêve ...
Marie DEPRIS - Belgique
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Dix francs
A l'homme assis par terre
Au coin du Prisunic
J'ai donné mes dix francs
Les dix francs du chariot
Dix francs... L'âme légère
Je m'éloignai déjà
Alors il a levé
Sur moi des yeux noyés
De bière et de misère
Et le froid du pavé
Qui traversait son dos
M'a soudain saisi l'âme
Dix francs ! sans un regard
Sans un mot à offrir
Dix francs de bonne conscience
Et je me suis enfuie
Demain sans aucun doute
...Je changerai de trottoir
Anick BAULARD - France
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Brabant
Ici, je suis née,
Sur cette terre féconde,
J'ai pris racine !
Brabant, je t'ai donné
Le travail de mes bras,
La sève de mon corps
Maintenant, le vide
Le silence des usines éclatées,
Je m'en vais sur la pointe des pieds.
Brabant, deviendrais-je
Bientôt comme ceux-là,
L'immigrée qu'on montre du doigt !
Dans quel pays riche et lointain,
Irais-je mendier les miettes du festin,
Le cur mutilé à jamais.
Brabant, que n'y ai-je pris garde,
Quand tu étais prospère,
Au sort de ceux-là, mes frères !
Liliane TOUSSAINT - Belgique
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confess
il me manque la folie d´oser
mon lit
allongé
je fixe cette toile d´araignée
ce n´est pas une coincidence
elle est là pour moi
défricher les fils de mon cerveau
capturer les mots envolés
sans plus de souvenir
il me manque la folie d´oser
semble t´elle dire
une femme,un enfant
un boulot fixe,pas inintéressant d´ailleurs,pas trop payé
à vingt ans,je revais d´une vie plus libre
il reste bien des rires,des sourires,des moments de tendresse
au milieu de tant de silences
de frustrations
et ces plaisirs minuscules qui
prennent une proportion démesurée dedans
le vide ambiant
de ce manque de
la folie d´oser
elle y manquera toujours......
sans doute
est-elle tendue vers cette toile d´araignée
comme un mauvais reve
BUKO - France
Chroniqueurs : Angèle - François-Bernard - Hélène - Marie-Jeanne - Jean-Pierre - Elie
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Voici les textes du mois d'Août 2001 :
Fertilité
Ma fille aux yeux de rêve
Dont j'ai ourlé la vie
Perle à perle de sève,
Perle à perle de nuits,
Te voilà ronde comme une figue,
Voilà que c'est toi qui irrigues
Une nouvelle soif.
Ma fille de perles d'eau
Te voilà sur le grand radeau
Des amantes conquises...
Demain
Les grandes mains
De la houle des femmes
Qui décoiffe et acclame
Berceront ta couche,
Ma fille aux yeux farouches.
Et l'accord de nos vies,
Toi qui t'épanches
Et moi qui prie
Ouvrira une chaîne
De perles de pollen
Pour ton enfant d'avril,
Ma fille d'ambre fertile...
Evelyne SIDIBE - France
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Nuit-Thé
Ventre offert, elle glisse le long des rondeurs
de leur lune creuse
Elle avale, bouche en proue,
tous les cristaux des neiges
Lavant son regard presque né.
Et disparaît distillée de nuit.
C'est l'ombre blonde qui l'enduit de mystère.
Il détache d'un citron un zeste d'or,
Coupe de foudre,
Presse un caillou promis aux ondes
Entre ses doigts écarquillés.
Puis, berce le bol de leurs paumes
Encore une perle de fleuve d'oranger.
Et ils boivent, d'un même mouvement penché
Des étoiles s'allument sur leur peau d'univers
Pour les habiller de pépites
Incandescence.
Puis ils s'en repartent, chacun, vers un demain
Semant l'effluve de leur ivresse,
Quelques pétales de rose thé.
Florence NOEL - Belgique
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Sur la rive rouge du fleuve vert
Vous pouvez vérifier
feuille par feuille
vous ne trouverez pas de ramasse-vie
sur la canopée
pas de grande cuiller en toile
pour vous recevoir en bas
si vous cessez de croire
à la saveur du fleuve
et son passage secret sous vos lèvres
En cas de fracture du souffle
quelques chemins verticaux
tendus d'oreille en oreille
vous méneront tout droit
dans notre grande tasse du creux de l'arbre
ce repaire luxuriant
de verseurs de cordes
et de patineurs sur buée
Une fois bien infusé
vous passerez votre examen de liane
puis vous serez nommé barque-ballerine
pour assurer le transport des voix
sur nos marées dansantes
Roues câlines à voiles vertes
elles entourent la lune
les soirs où la forêt
déplacée par la pluie
remue et se couvre de fruits rouges
Stéphane MELIADE - France
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Noyau
La plume rabote mon coeur
Pour y retrouver une enfance
Sans souvenir et sans odeur,
Un copeau d'or qui se balance.
C'étaient les fruits sans confiture
Et les confitures sans fruit,
Tristesse ennui en démesure
Où ne se mesure la nuit.
L'ennui se traîne et la cassure
La blessure de l'heure enfuie
S'arrache comme une dent dure.
Durent durent les ciels de pluie.
Mon coeur mollit sous la caresse
C'est une caresse emportée,
Avant même que ma jeunesse
Naisse, ait le temps d'être abritée.
En reste un si petit noyau
Nu, tremblant, sans chaleur, caché,
Qui noyé se plaint comme l'eau
D'un ruisselet sans pluie, séché,
Abrite le dans ta pupille,
Laisse-le piller tes iris.
Il ne faut pas qu'il s'éparpille!
Ton regard est son oasis.
Hélène SORIS - France
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L'oubli
Opposés et complémentaires,
Le souvenir et l'oubli
S'entremêlent au fil des jours.
Un jour on y pense,
Un autre on oublie,
Ainsi va la vie.
Loin d'être inutile,
L'oubli permet d'apaiser les souffrances,
D'échapper au passé.
Quand je ne peux m'y réfugier,
J'erre ...
Dans mon imaginaire.
Je m'y perds parfois.
Alors je ne le distingue plus de la réalité,
Et ce que j'imagine se transforme en faux souvenirs.
Plus je m'éloigne du réel,
Plus il m'est difficile d'y revenir,
J'oublie ce qu'a été ma vie.
Et vous, qu'avez-vous oublié de votre vie?
Ne cherchez pas ...
Vous avez oublié!
Marie DEPRIS - Belgique
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Rêve
Une colossale lame d'acier
Vient fracasser d'un seul coup
En des milliers d'éclats glacés
Mon rêve cloué à la pierre.
L'océan se déchaîne contre ma falaise
En une lave bouillonnante
Et le silence s'abat, glacial,
Impénétrable, implacable.
Le soleil m'éclabousse en plein visage.
La plage de sable blond flotte
Mollement, irréelle et mouvante
Et mon rêve déchiqueté se déleste
Pour ne pas sombrer inutilement.
La tempête tambourine contre mes tempes
Rugissante, lancinante, cruelle.
Angèle LUX - Québec
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Silence mon cur.
Silence mon cur
Car je dois imaginer ces anamorphoses,
Parer l'entour de draperies et de dentelles,
Achever de mon Enfer les métamorphoses
Pour qu'en Paradis mon cur parfois tu m'appelles
Pour de fugaces et profonds conciabules
Car la parole perdue garde le secret
Silence mon cur
Car je dois découvrir dans ces brouillards trompeurs
L'étroit pont de pierre dure à la porte close
Où veille l'Ombre qui fouille mes malepeurs
La vie court comme l'éclair, il est temps que j'ose !
Ne soumets pas mes tourments à d'autres férules
Car la parole perdue garde le secret
Silence mon cur
Car je dois atteindre l'autre rive, là-bas
Par l'alchimie de la fougue avec la prudence
Entre les tourbillons du Ciel et ceux d'En Bas
Que s'éloigne le temps fait pour la confidence,
Pour de fugaces et profonds conciabules
Car la parole perdue garde le secret
Silence mon cur
Car je veux m'étourdir du parfum de ces fleurs,
Sillonner cette terre où la vie surabonde
Garde ton malvouloir, tes discours persifleurs
-Qu'un pas, encore, cette euphorie vagabonde ?-
Ne soumets plus mes tourments à d'autres férules
Car la parole perdue garde le secret
Dominique GELAY - France
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Et pourtant, c' était bien un roi,
un roi minuscule, roi d'on ne savait trop quoi.
Peut-être même un roi sans royaume,
juste roi dans sa tête.
Un roi sans fou, conseillers ni ministres,
sans or ni couronne,
tout juste balancé par les vagues
et encore, des vagues sans crêtes ni déferlantes,
tout juste du vague à l' âme .
Jean-Pierre CLEMENCON - Belgique
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Pour ceux qui sont en deuil
Par un grand tourbillon, je me sens aspirée.
Contre mon bon vouloir ou selon mon désir ?
Qui pourrait à présent me résoudre à choisir
Entre ces deux chemins : l'enfer ou l'empyrée ?
J'ai perdu tout contact en vivant retirée,
Seul le temps révolu m'apporte du plaisir,
S'accrochant à mes pas, comme pour me saisir
Mais il m'ôte l'esprit dont j'étais inspirée.
J'aime à me demander : "Ma vie a-t-elle
un sens ?
Qui sur elle mettrait du beaume ou de l'encens
Car d'un passé commun suis l'unique héritière ?
Désormais rien ne peut provoquer mon émoi
Et mon seul univers devient le cimetière
Depuis que mes parents ne sont plus près de moi.
Pierrette CHAMPON-CHIRAC - France
Texte classique - Sonnet
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Amarres
Amarres
bouts de mots
retenus
Corps à corps
comme si
Arabesque
La pluie glisse
sur nos visages
Amarres
larguées
bouts de mots
déteints
par l'usage
Corps contre corps
arabesque
La pluie glisse
sur nos images
Marcel PELTIER - Belgique
Chroniqueurs : Alain - Angel - Hélène - Marie-Jeanne - Elie
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Voici les textes du mois de Juillet 2001 :
Terre élue
Jai puisé laube de son aurore,
la sève glisse des bois transis, goutte à goutte limpide,
je bois le breuvage des limbes.
En spirale invisible menroule du drapé détoiles
que moffrent les restes délavés de la nuit.
La terre martelée des pas des maghzens rampe.
Je marche à la verticale
Dans labscisse du temps qui se dérobe :
tapis volant et lampe dAladin,
lapesanteur volatile du narguilé
plane au-dessus des vergers dagrumes.
Les persiennes mi-closes des hammams
filtrent le jasmin, fraîchement cueilli,
à fleur de peau dépose leur arôme
sur le grain tiédi dun lit de sable
que la mer caresse de son orgasme.
A cette terre que la chaleur exalte
jai pris la vie un jour de février.
Elle nétait pas mienne,
ni de langue, ni du sang qui coule dans mes veines.
Pourtant, quelque part,
là-bas,
Les restes de mon ensemencement
ont rejoint les poussières du pays.
Marie-Jeanne SAKHINIS-DE MEIS - France
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Ca brûle de partout
Je montre le doigt d'honneur
à toute l'immensité
irrégulière du fonctionnement humain
Je prends mon mal à deux mains
pour mieux torcher mon indifférence
vis-à-vis la conformité
qui me réduit en miettes
extinctives
J'accepte le non-lieu de la vulgarité extrême
Il n'y a pas de hauts lieux
pour les mots en attentes de libération extrémiste
J'atteins la sensibilité
en observant la déchéance des peuples
qui immigrent dans l'irrationalité
Je me moque des principes
quotidiens que la vie m'impose
je me sers d'un Prie-Dieu
pour jouer au nain devant le Christ sauveur
j'avale des mensonges pour les répéter à voix
basses à l'ennemi juré.
Eric ROGER - Canada
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Cool !!!
Etre soudain séduit par quatre murs de pierre
Elire domicile en une bergerie
Recouverte de mousse et dun sauvage lierre
Que le temps a tissé comme une vannerie
Sarrêter de marcher, déposer sa
valise
Sasseoir seul sur le seuil, délasser son soulier,
Remettre la lumière en cette maison grise
Installer dans létable un parfait atelier
Rester paisiblement dans ce coin de campagne
Savourer chaque jour, ce monde silencieux
La quiétude infinie en unique compagne
Loin de cet univers déprimé, capricieux
Retrouver les valeurs qui font de vous un homme
Les vivre pleinement sans douter, sans trébucher,
La confiance éclairant le coeur comme une flamme
Afin de ne plus jamais sinquiéter ou chercher
Patrice PIALAT - France
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Empreinte d'été
Pour écrire en silence
des miettes d'amour
j'ai préféré le sable
du rivage doré
à la craie et l'ardoise
sur un banc d'école oubliées.
Comme dans mes rêves d'enfant
j'ai enrobé d'or
tous ces mots
qui ont envahi mon coeur
en une gerbe d'étoiles.
Par dessus mon épaule
tes yeux ont surpris mes pensées
juste un instant
juste avant
que l'écume de l'onde
ne recouvre d'une caresse
mon ardoise de poudre de corail.
Jean-Paul SIBONI - Ile de la Réunion
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Le ventre
Le ventre pour seule terre au monde
doux plein du sang ton Hérault
Le ventre décume blanchâtre
docéan de vagues culminantes
folles crinières débauchées
Le ventre léger palpitant
comme un cierge déglise
Frédéric POUCHOL - France
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Mes orages mes tempêtes
Parfums d'exil
mirages tempêtes
îles fertiles où se cache le surhumain
les oiseaux verts
comme les mers d'automne
les soleils solitaires
comme les dieux nus
les pièges toujours pareils
vient l'heure tant attendue du vil mépris
orages neuronaux
tempêtes fertiles
les terribles solens
plantés comme des crocs
dans les cédraies de l'inconscient
le danseur de corde s'aventure
démarche périlleuse
par-dessus les abîmes inconnus
la nuit dévorée par mille becs incendiés
parfums mirages tempêtes
arômes du réveil
la tasse de café fume
les orages de l'exil sont passés
où les retrouver
pour revivre l'éternel mirage ?
Marcel PELTIER - Belgique
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Actuellement
En rupture de chocs
Pas très à l'aise
Dans mes docs
Actuellement
En rupture d'âme
Pas très à l'aise
Dans mon drame
L'âme a débordé
sur le chemin
Menant de nulle-part
à ici
Et maintenant
Où va la vie
Sur le présent
Sans autre attente
Que la cassure cesse
De rompre le temps
Arlette LEFAVRE - France
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les murs portent tes paroles
comme un don aux passants
la ville habite chacun de tes pas
chacune de tes danses
c'est la fièvre galante qui t'assoiffe
tu croyais dans l'abri du soir
avoir trouvé un coeur
seulement
projeté hors de ton monde
il me fallait nourrir d'autres rêves de sable
juste après la mer
Alain RAIMBAULT - Canada
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Clair de lune
J'écoute Debussy, et je m'envole.
Les notes m'emportent loin d'ici,
Loin de mes soucis.
Comme un clair de lune,
Si paisible,
Que le temps s'est arrêté.
Comme ce Clair de Lune que j'écoute,
Encore et encore,
Je ne peux plus m'arrêter.
Je me demande quelle histoire s'y cache?
J'imagine déjà la scène ...
Où nul ne soufflerait mot,
Où le temps serait suspendu.
5 minutes et 9 secondes d'éternité,
Où l'Univers serait figé,
Les yeux tournés vers le clair de lune.
Chut! Plus un bruit!
Que les notes qui résonnent dans la nuit,
Qui se répètent du fin fond de l'oubli ...
Marie DEPRIS - Belgique
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Entre ma mère
Et ma fille, entre le roc
Et la lumière...
Une source d'eau pure et claire
Une brindille d'herbe verte...
Nicole SENECAL - Canada
Chroniqueurs : Alain - Hélène - Marie-Jeanne - Elie
Les poèmes précédents :
3 Trimestre 2000 | 4
Trimestre 2000
1 Trimestre 2001 | 2
Trimestre 2001 | 4 Trimestre 2001
1 Trimestre 2002 | 2
Trimestre 2002 | 3 Trimestre 2002 | 4
Trimestre 2002
1 Trimestre 2003