Poésie en Ligne
Parallèlement à la revue trimestrielle, An + désire faire vivre la poésie par l'intermédiaire de la Toile. Dès lors, mensuellement, nous publions, ici, vos poèmes. Pas n'importe quoi... un éventail que nous voulons universel et amical. Pas nécessairement inclus dans la revue.
Voici les textes de Septembre 2002 :
Aveu
Nous serons seuls, demain, sur la falaise,
La mer coudra de petits plis gelés,
Il est trop tard, dissipons le malaise,
Les mots font mal de n'être que volés.
La mer coudra de petits plis gelés.
Est-ce mépris ? Ton silence me blesse,
Les mots font mal de n'être que volés,
Un deuil d'aimer qui renaîtrait sans cesse.
Est-ce mépris ? Ton silence me blesse,
D'un croissant d'ombre en tes grands yeux têtus,
Un deuil d'aimer qui renaîtrait sans cesse,
Un hymne mort quand les corps se sont tus.
D'un croissant d'ombre en tes grands yeux têtus,
Je lis l'aveu que tu caches encore,
Un hymne mort quand les corps se sont tus,
Une nuit vide un matin sans aurore.
Je lis l'aveu que tu caches encore :
Des mots en croix aux accents résolus,
Une nuit vide un matin sans aurore,
Tu me diras : "non, je ne t'aime plus".
Des mots en croix aux accents résolus
Noieront mon cri dans la lave et la glaise,
Tu me diras : "non, je ne t'aime plus",
Nous serons seuls, demain, sur la falaise.
Nicole HERAULT - France
(essai de pantoum en décasyllabes)
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Cauchemar
Mains nues
Griffer le blanc
En ce lieu si blessé
Terres rouges de mes instants
Sans nom
Angèle LUX - Canada
Cinquain
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Livre-toi dans les gorges du monde ;
parle de tes désirs aux flancs des montagnes
-- le silex fait le feu, met les mots
à l'avers, à l'envers des sens --
dis tes blessures sur
les pitons les aiguilles et les pics,
que les turbulences les lancent
en écho ;
raconte les voyages dans lesquels
tu as dormi, les ascensions les escalades
qui t'ont fait surplomber le sommeil
et tout autre volcan ; décris-nous
l'Inselberg, la sierra, le Djebel
ainsi qu'ils sont
au plus haut
de tes mots ;
montre-nous les monts
du hasard et de la providence,
que nous les dominions
en nous.
Daniel LEDUC - France
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L'homme Paradoxal
Je suis l'homme paradoxal, celui dans le cour de qui se livre
Bataille le bien et le mal
Un jour tout est blanc,
Le lendemain je broye du noir
Galant, serviable, charmant et présentable
Je deviens en seul instant; vexant , détestable
Irritant à la limite du supportable
Un soir je m'aime
Pour mieux me vomir quand
Arrive le matin suivant
Je suis l'homme brisé
Un jour ying , un jour yang
Je suis le champ de bataille où s'affrontent
Simultanément le bien et le mal
Hier encore je faisais le chien
Aujourd'hui je souris
Malgré le mépris que mon passé
M'a transmis
Je suis l'âme divisée entre la quête
De la perfection et
La réalité de la perversion
Je suis le champ de bataille
Entre le bien et le mal
Et quelques fois,
S'il n'y avait plus l'espoir
Je me laisserais choir
Fatigué de lutter
Christophe DUTEL - Belgique
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Tu suis du regard
le cerf-volant décroché
d'un goéland
Tu entends claquer
tout autour de toi
les ailes du vent
Tu murmures pour toi seul
des paroles inaudibles
C'est haute marée
de mer
de ciel
et de mémoire
La grève est déserte
et tu ne peux dire
pourtant
qu'il n'y a personne.
Alain BOUDET - France
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Noctivagus
Qui cherche
Son âme soeur
Sonde les abîmes
Du coeur.
Mais...
L'obscur labyrinthe
De l'âme
Désarme l'insensé.
Alors d'absinthe
Il s'abreuve
Et s'endort...
Pour ne plus y penser.
Marie DEPRIS - Belgique
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Francs sonnants
Jai encore au fond de ma poche
Un porte-monnaie plein de francs
Les puristes men font reproche
Moi je trouve ça rassurant.
Jai encore au fond de ma poche
Mon porte-monnaie plein de francs
Leurs euros je les trouve moches
Dissonants et mal trébuchants.
Jai toujours au fond de ma poche
Tout un porte-monnaie en francs
Cest mon côté un peu Gavroche
Je suis euro-récalcitrant.
Passer à l€uro cest fastoche
Cest ce que jenseigne aux enfants
Mais je garde au fond de ma poche
Des francs sonnants et trébuchants.
Michel ASTRE - France
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La vie dans le café
Lorsque je hume le velouté du café
Au petit matin
Adorable tel un bébé
Je dis que la vie existe
Cette vie qui m'a désertée
Danse avec une note musicale
De grains moulus
Au-delà du mur qui sépare
Nos deux terrasses
La vie déguste son petit déjeuner
Nos voisins la traite bien
Aussi normalement que l'air qui leur est donné
Lorsque je hume le lait chaud au petit matin
Provenant de leur maison
Je dis la vie est là !
Dans les maisons de briques rouges non-accomplies
Dans les terrasses et les escaliers
Enfin, dans les rues peuplées de mon quartier
Criant à l'aurore son âme violente d'existence simple
Et de corvées
Je dis la vie existe
Et je prie pour qu'elle me revienne
Me sourit et m'imprègne
Radhia KADER - Algérie
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Caresse
Sur ta peau délicate aussi souple que ferme,
J'ai tracé de mes doigts un chemin libertin
Qui, partant de ton cou, s'en va chercher son terme
Dans l'ombre que protège un voile de satin.
Tu n'as pas interdit que ma main se referme
Sur un dôme de chair modelé dans l'airain
Et lutine en passant, érigée comme un germe,
La pointe jaillissante et pourpre de ton sein.
Ma paume a parcouru la courbe de tes hanches
S'évasant à l'orée de ton ventre odorant,
Pour enfin se lover entre tes cuisses blanches.
Et ton corps, demeuré jusqu'alors ignorant
De la main qui caresse et flatte sa cambrure,
S'est tendu comme un arc au bord de la rupture.
Jean CLARIS - France
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Dirigés
Des prés en pente,
Des arbres en croissance
Et un ciel par dessus.
Des êtres vivants sur
Et la mer par dessous.
Des animaux, dont l'homme;
Progrèssent dans cet éphémère.
Des idées invisibles les poussent
Dans tout les sens; en avant.
Sarah GODFROID - Belgique
17 ans
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Les rires silencieux
Silence lourd de sens,
musc noir et essence.
"Chat" tapi qui observe,
protégé, secret de nuit.
Il se lève, se déploie,
les mouvements sont lents.
En sourire jaune et vertical,
et ce baillement carnassier.
Imprégné d'atmosphères,
il flaire le danger autour.
Se rassoit sur son séant,
Animal, en âme solitaire.
Parfois, flatteur il vient
se mêler à l'assistance
Discret, et un rien poseur
il cache bien ses mystères...
Un âme de l'intérieur mais
si sensible aux mouvements
Son regard puissant te
narre un secret séculaire.
Lointain, infidèle et discret
et pourtant son rire silencieux...
Et puis doucement te faire sentir
que les vérités sont à l'intérieur.
Philip FRAYSSE - France
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Géométrie variable
Tour à tour,
Un cour d'ombres hésitantes
Et de lueurs soyeuses.
Tout à tour,
Un rêve mouillé d'images
Et un désir diffus.
Pour un ciel tendu de bleu,
Pour un feu naissant,
Pour une voix,
Pour un chant à la fenêtre,
Le cour s'ouvre ou se ferme.
Une impression va et vient.
Une idée croise une aurore jaunie.
Une pensée s'enrubanne de brouillard.
Le pas n'est plus le même.
L'allure n'est plus pareille.
Le bonheur succombe pour un vase brisé,
Pour une bague reprise.
Le bonheur pâlit pour une odeur de violette,
Pour une mélopée ancienne.
Le bonheur pénètre
Jusque sous la chair
Pour un baiser de la pointe des lèvres.
Micheline BOLAND - Belgique
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Le mur des poèmes
Je m'exploserai ton âme
Je te creverai mes yeux
Je me tuerai de toi pour vivre dans ta mort
Je boirai ton chagrin à m'en rendre malade
Je te viderai de mon sang;
En Palestine en Israel
L'enfant cible à reçu l'éclat de haine
Il en meurt de douleur
et ce n'est pas la peine
Petit, j'ai pas bien vu ton âme
Cétait quoi l'or de tes yeux
J'ai pas compris la mort
J'ai du sang plein les mains,
Le chagrin c'est en vain
Ou j'arrête la terre !
Ou je déchire les nuages !
Je ne veux plus cela !
Pas les enfants pour ça !
Vous adultes, puissants
Bâtissez donc un mur
Pour collez votre haine
Sur le côté restant
Des enfants au coeur pur
Colleront des poemes.
Bernard BEZIAT - France
Chroniqueurs : Angèle - Hélène - Philip - Elie
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Voici les textes de Juillet et Août 2002 :
Les mots se tordent
Les Mots se tordent sur les lignes de ma main,
Illisible douleur que le poème éprouve
Jusqu'aux lèvres de l'encre, un peu comme un chemin
Qu'accidentent les pas quand le silence approuve
Le silence qui part
Le poème est à vif
Sur la page, blessé, qu'un plissement de l'âme
Déshabille pareil à la feuillée des ifs
Quand la nuit dans sa chair enfonce le calame
Des heures devenues brèves
Les mots se tordent
Jusqu'à la mort du temps. L'écriture lacère
Entre les lignes les sentiments que l'on borde
De rimes pour aimer les songes qui l'enserrent
Fleur après fleur.
Thierry SAJAT - France
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Couper les liens
Il disait :
Je ne veux plus être attaché
A personne
Jamais
Il prit une paire de ciseaux
Il trancha dans le vif
Son sang se mit à couler
Il coupa tous les liens qui le retenait
Il coupa les mains
Les sourires
Les bras ouverts
Il coupa les reproches
Les grimaces
Les rires moqueurs
Il coupa les images
Les chansons
Les poèmes
Il voyait rouge
Mais il souffrait toujours
Il devint fou de rage et de douleur
Et il coupa le dernier fil, le plus gros,
Il coupa l'amour
Puis comme plus rien ne le retenait,
Il se mit à rouler,
Comme une pierre
Jusqu'au fond
du caniveau.
Sandrine BETTINELLI - Suisse
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Un essaim de miracles au levant du jour
La voie lactée embrasse une nouvelle étoile
Telle la prunelle diaphane de l'oeil
Elle scintille, voilée de mystère, au seuil
De la vie; pluie de perles d'or formant la toile...
Le chant de la lune propose un rêve en spirale
Un songe éphémère comme le lit du ruisseau,
Se mouvant, fluide : le trésor du roseau.
Simple Beauté se trouvant au coeur d'une opale..
Qu'est-ce que le temps sinon un sablier céleste ?
Une goutte de miel, plus ou moins répandue
Dans les espaces... tel un charme dans la nue.
L'homme poursuit son rêve de bambou, empreint
Des bourgeons fleurissant des paumes de chacun...
Un jour la vie, plume de cristal, merveilleuse
S'étiolera, -poussière de nébuleuse-...
Lisse OTTO - France - 17 ans
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Laissez nos rêves tranquilles
Que de souhaits !
Coincés dans l'embrasure de la porte
Voulant sortir
Voulant courir
Voulant s'accrocher à un nuage fuyant
Que d'espoirs foutus
Suspendus à des portemanteaux, rigides et hébétés
Et combien de désirs inassouvis
Avortés avant que l'aurore ne leur baise le front!
As-tu des rêves ?
Combien sont-ils inachevés ? combien sont-ils perdus ?
Combien ? Dis-moi combien ?
Que Dieu bénisse nos rêves quels qu'ils soient !
Radhia KADER - Algérie
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Ouvrir le
Ventre des images
Pour qu'en sortent les abeilles
Pour sentir à nouveau
L'herbe de ce champ
Où naquit un jour
Ce je ne sais quoi
De rosée de poussière
De soleil levant
Cet être d'herbe
De chair
Et de vent
Jean-Michel MAYOT - France
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Lumière, flash, photo.
C'est une peinture-
Tableau
Avec un soleil.
Agenouillés, têtes baissées
Avec des yeux rivières de
larmes;
Sont et ont ses sujets.
Il étend ses rayons,
Perches sorties de terre,
Bras levés suppliants
De grand gourou.
Engrais de croissance,
Soleil brûlant la peau.
Sarah GODFROID - Belgique
17 ans
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L'atoll aux oiseaux
appartient manifestement
au monde d'en haut
nuage de sable et d'arbres
hissé par la vague
vers une multitude d'ailes
(et de cris pour qui les entend)
quand l'avion survole
l'inextricable sommet
et d'un trait lumineux
coupe un amas de brume
personne ne peut plus dire
de quelle terre
l'océan est le ciel
Philippe QUINTA - France
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Transat
Je me suis tenue près de l'existence
Comme un transat à la frontière souple
Du sable et des eaux et des mots noués
Silence si dense au creux vif des songes
Gestes de pluie, nuits de soif encore
En ce lieu blessé où je ne vais pas
En ces longues enjambées tatouées
Au revers de mon désir de toi, tu.
Angèle LUX - Canada
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Vous les poètes
Vous, qui le long des siècles
prétendez être les curs uniques,
vous qui, comme les autres, attendez
le moment singulièrement unique,
Vous, qui en dehors du mouvement saccadé
de vos mains, quand vous faites
courir la plume sur le papier,
ne brandissez pas vos glaives,
tandis que le monde sécroule.
Vous qui criez dans vos vers
répondant aux cris de dehors,
vous vous croyez quoi ?
Des âmes en peine ?
Des retenues de larmes non versées ?
Non. Vous nêtes que des cobayes
dun destin inconnu.
Des pépites fulgurantes, et brèves,
dans la noirceur des temps.
Des libellules aimantes
qui réclament des droits sur le vide.
Simplement des êtres
qui, parfois, le remplissent
de paix, damour,
avec la beauté de vos mots.
Vous nappartenez pas
à ce bas monde.
Comme moi,
Poète à mes heures.
Joseph VASQUES - France
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C'est connu
L'acacia est à l'oeuf
l'harmonica est au boeuf
ce que la neige est au chapeau melon
le beige au cornichon
ce que l'orage est au verre d'eau
la rage au vermisseau
c'est connu
L'oeuf joue avec le mot acacia
le boeuf joue de l'harmonica
le verre recueille les eaux de l'orage
même que le vermisseau est tout en nage
d'avoir essayé de comprendre
le pourquoi le comment
c'est connu
Ne vous tracassez pas
tout comme le dessin de Magritte
n'est pas une pipe
ceci n'est pas non plus
un poème
c'est archi
connu
Marcel PELTIER - Belgique
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Petites scènes de rupture
Je m'en retourne à mes oignons
Que je pleure quand bon me semble
O mes muses mes compagnons
Nous ne blanchirons pas ensemble
Je m'en retourne en mon jardin
Enclos de murs et de murmures
J'aurai mes dés et mes dédains
Sous les ramages des ramures
Je m'en retourne à mon moulin
Je n'intéresse plus personne
Je reprendrai l'habit de lin
J'attendrai que la Mort me sonne
Je m'en retoune dans ma tour
Pour libérer ma sentinelle
Dans la tourmente du retour
Je tourne une âpre ritournelle
Je m'en retourne à mes déserts
Gardez vos parfums et vos gazes
Par les champs les songes les airs
J'enfourche mon fougueux Pégase
Je m'en retourne au bon bercail
Sur la campagne la nuit tombe
Tantôt j'y goûterai l'aiguail
Tantôt j'y fleurirai des tombes
Robert VITTON - France
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Revenir
Chaises esseulées`
À la merci du grand vent
Bâteaux en rade
Sable marche et ondule
Balcons déserts et vides
La mer frappe fort
Une plage en colère
Vagues en furie
Les rochers se lamentent
Les mouettes protestent
Gros nuages noirs
Crèvent et pleurent de douleur
Durant des heures
L'arc-en-ciel invite
Le soleil à revenir
Gaétane LANDRY - Québec
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Un si doux sommeil
Il se place à coté de son lit
aux abords entr'ouverts d'une bouche
on le cotoie sans le voir
on y sent la présence diffuse
rebus des courbatures
huiles essentielles
l'heure tourne à l'imminence
au dessus de l'armoire
glisse un drap
il le place en dehors de son chant
c'est la vision du néophite
elle larme le bavoir
sur la commode en stuc
il frole cette épaule en toile
comme ombre en contrebas
il ferme à double tour
la rue persienne et s'en part dériver
dans les couloirs d'attente
elle ne termine plus
qu'un instant de fatigue
il s'endort aux aguets de ce tout petit rien
qui bouge en un courant d'air frais
il repose le livre à la meme page
qu'hier
BUKO - France
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Paradoxes
Ombres et lumières
grands espaces.
une présence...
Labsence.
Creux imprimé en moi,
morsure douloureuse
conscience, de l'autre.
être soi, être l'autre.
Trouver l'autre, se retrouver soi,
Fuite éperdue,
au moment de l'abandon.
Avoir le sentiment
d'avoir trouvé son image.
son inverse, son autre soi
sa part féminine...
Fort.
Philip FRAYSSE - France
Chroniqueurs : Angel - Angèle - Hélène - Jean-Pierre - Philip - Elie
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Les poèmes précédents :
3 Trimestre 2000 | 4
Trimestre 2000
1 Trimestre 2001 | 2
Trimestre 2001 | 3 Trimestre 2001 | 4
Trimestre 2001
1 Trimestre 2002 | 2
Trimestre 2002 | 4 Trimestre 2002
1 Trimestre 2003