Poésie en Ligne

 

Parallèlement à la revue trimestrielle, An + désire faire vivre la poésie par l'intermédiaire de la Toile. Dès lors, mensuellement, nous publions, ici, vos poèmes. Pas n'importe quoi... un éventail que nous voulons universel et amical. Pas nécessairement inclus dans la revue.

Voici la sélection du troisième trimestre 2003 :

Au petit jour

Au petit jour
Me suis levée,
Plus matin que l’aurore,

Et j’ai peigné
Mes longs cheveux
Au peigne du dimanche

A celui qui me dit
Qu’il est des jours heureux
Qu’il est des jours de chance,
Parfois

Le miroir, lui aussi,
Longuement, m’a souri
Jour de chance,
Jour de vie
Jour sans pluie

Et lorsque j’ai couru
Sur la route poudreuse,
Le cœur-cadeau,

Haut dans un ciel azur
Brillait l’astre déjà :
Mon soleil,

C'était Toi.

Kathy FERRE - France

Le clair et l'obscur du temps

Quelle lumière sur nos vies
Telle en rêve la voix
L'immortel gémir de l'obscur
Entre les roues du temps

Je passe du clair à l'obscur où le temps va plus vite
En ses terres creuses
D'infatigable voyageur
Phoebus sort d'un village de brume

Je passe d'un monde à l'autre
Dans la transparence de sphère plus vastes
Dans le reflet du songe
Et les variations où balancent les heures

Mon continent inconnu
Telle en rêve la voix
Psyché et Astarté,
Frontières de l'invisible
L'accalmie sur la table d'équivalence du temps
De l'existence mouvementée
L'aube d'un amour heureux

Le monde clair dans la tempête du sublime
Entends lapulsation de l'orbite, le rythme
D'une encre minérale traverse la papier vieilli
Dans la déchirure du feuillet d'origine
Entends vibrer la pulpe du bois.

Nicole BARRIERE - France

Ecueil

Quand la mer bat son plein
A toutes les heures
Du jour et de la nuit
Déferlantes invariables

Je cherche du falun
Une source tarie
Algarades entre la mer
Le vent et le sable

Ile à l'horizon ?

Sarah GODFROID - Belgique

Tamaris


L'ombre des tamaris dont la branche caresse
L'épaule qu'a brûlée un soleil sans pitié,
A taché d'outremer les pierres du sentier
Où je chemine, lente, et le coeur en détresse.

Il n'était pas plus gai le temps de ma jeunesse,
Je le sais bien. Pourtant, j'aimerais réveiller
Dans le soir, sautillant sur le bord de l'étier,
Cette petite fille au regard de faunesse.

Comme il était fleuri l'avenir à cet âge,
Riche, et tout miroitant de si brillants mirages
Que j'en ai aujourd'hui mal à mes souvenirs.

Pauvres enfants floués dont la vie se termine,
Soeur Anne désolée qui n'a rien vu venir,
La route qui poudroie se perd dans la ravine.

Ninon JACQUET - France

Chanson triste

Les chagrins fades
des jours maussades
et sans fin
rongent mon âme
d'un mal sans flamme
et sans rien

En évoquant
mes amours quand
vient minuit,
je me rappelle
des nuits sans belles
et sans bruit

je fais ma ronde
je vagabonde
c'est l'instinct
qui, seul, m'emmène
avec ma peine
au matin

Didier BAECKELANT - Belgique


Les poèmes précédents :

3 Trimestre 2000 | 4 Trimestre 2000
1 Trimestre 2001 | 2 Trimestre 2001 | 3 Trimestre 2001 | 4 Trimestre 2001
1 Trimestre 2002 | 2 Trimestre 2002 | 3 Trimestre 2002 | 4 Trimestre 2002
1 Trimestre 2003 | 2 Trimestre 2003 | 4 Trimestre 2003

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