Poésie en Ligne
AnPlus désire faire vivre la poésie par l'intermédiaire
de la Toile. Dès lors, régulièrement, nous publions, ici, vos
poèmes.
Pas n'importe lesquels... un éventail que nous voulons
universel et amical.
Voici la sélection du 3ème trimestre 2007 :
Je me présente, Sabrina Délicieux
Je suis mannequin et le porte bien.
Je ne le cache pas, ça ne sert à rien,
Pour le plaisir de vos yeux, messieurs.
A la une de Paris Match ou Voici,
Je me vois partout, vous me regardez,
Aurais-je encore de l'intimité?
J'aimerai tant, je vous en remercie.
Je marche d'un pas assuré mais je doute,
de moi de ces messieurs de vous, de tous.
Sur mes fines jambes je déambule, en route.
Je roule, j'arrête, je redémarre vers autre part,
un autre but dans ma vie m'est parvenu,
une autre passion s'est interposée,
C'est Toi ...
Camille SAUVANET - France - 16 ans
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pollution
Les rives sont désertées,
Dans ce début de l'été;
Seul un pèlerin jaune,
Un chien en allégresse,
Que la vague caresse,
Sous un soleil pauvre.
Près de moi, un chantier:
Accompagnant ma pensée,
Attirant ma vision,
Détruisant l'audition.
Une exécration,
Une malédiction.
Rochers abrupts, austères,
Qui offensent les flots bleus,
Compagnons solitaires,
Des gros goélands ravis,
Dans leurs fientes blanchies.
Construction des hommes,
Continue ton vacarme...
Démolis bien le charme...
Épuise-moi en somme...
Une déprédation,
Une réprobation.
Gaétane LANDRY - Québec
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Ou ça des vacances ?
En traversant Agen, j'ai senti l'eau de vie
vers la gare de tri où traînaient des zozos
je cherchai un resto et l'un d'entre eux m'a dit :
"Si tu viens par ici, tu vas prendre un pruneau"
J'ai filé sur Bordeaux, làbas ce fut plus "graves"
toute au fond d'une cave où j'avais rendez-vous
pris d'une faim de loup, c'était vachement grave
pas un cèpe qui bave et pas de vin du tout
J'ai rejoins Montpellier les nougats ramollis
mais j'étais averti par un grand écriteau
prévenant les marmots que trop de sucreries
refilaient des caries, j'ai filé en auto.
Plus tard je vis Paris, et ses odeurs suaves
j'avais l'air d'un esclave au milieu d'un mois d'août
le ventre au garde à vous et la soif en épave
plus un sou au sicav, c'était pas le Pérou.
Béatrice ALBA - France
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Entre-deux
Entre cils et regard l'espace
d'une âme en sursis
Entre ici et ailleurs le temps
d'un presque fini
Entre chaleur et froid l'haleine
d'une à peine vie
Entre soleil et mer la flamme
d'un soir englouti
Entre page et plume la trace
de mots non écrits
Entre l'aube et le jour le pli
d'un ourlet de nuit
Mais entre toi et moi la grâce
de nos mains unies
Anick BAULARD - France
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Renouveau
Couché de soleil
ton reflet sur la vitre
mon coeur près du tien
des nuages chantant
le bonheur de t'aimer
les arbres se baissant
saluant notre amour
les oiseaux
nous montrant
le chemin
de la vie
prendre la bonne flaque
y sauter à pieds joints
s'amuser
grenouilles de neige
arc-en-ciel
sur terre
Sarah GODFROID - Belgique
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La souillure
Mise à mort, j’étais une femme
Sans nom, mon honneur est bafoué
Insultée par une horde de damnés
Exécutée, souillée je devenais une esclave.
Aimer sans retour, à quoi bon
Un détour ? Ne plus croire
En l’autre, vivre sans joie
Peines et tracas, n’avoir plus espoir.
Mourir à petit feu, sans issue
Je me perds, je me vide,
Je suis blême, je suis nue
Epuisée d’ennui, je me tue.
Mireille OUVRAY - France
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Matin frêle
La clarté laiteuse fait apparaître tes yeux fermés
Comme une âme pieuse, tu sembles prier
Que racontes-tu pendant ton sommeil?
Quand la bouche des anges et les peurs
Se mêlent à ton souffle frêle
Qui visites-tu dans tes rêves?
Quand tu prends le large de mon ciel
La brise légère du matin fait danser
les reflets des rideaux
sur tes écrins et la vague de ton dos
Dehors la rue déverse le cri des chiens
Et des badauds
Le chagrin se cache derrière le son
D'un piano
Ces chagrins qui viennent
Sans qu'on les appelle
Mélange vaporeux
De joie et de peine
Accrochés à nos yeux
Comme des neiges éternelles
Nos sensibilités sont-elles vaines?
Et les larmes coulent comme des perles
Arrachant l'amer et le miel
Au collier du réveil
Juliette MOUQUET - France
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Solitudes
Jadis une forteresse impénétrable,
Mon coeur n’était que
Chagrin et tristesse
De solitude.
Et puis, un jour…
La femme et la mère
Qui sommeillaient en moi
Se sont révélées.
Trahie par
Un regard,
Un sourire,
La tendresse,
Les promesses...
Mon coeur s'est creusé
De l'intérieur.
Toute entière
Je me suis offerte.
Jusqu’à l’ivresse
Il s’est abreuvé.
Evidé de toute substance
Mon coeur sonne creux.
Jadis une forteresse impénétrable,
Mon coeur n’est plus que
Chagrin et tristesse
De solitude.
Marie DEPRIS - Belgique
Chroniqueurs : Elie
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Les poèmes précédents :
3 Trimestre 2000 | 4
Trimestre 2000
1 Trimestre 2001 | 2
Trimestre 2001 | 3 Trimestre 2001 | 4
Trimestre 2001
1 Trimestre 2002 | 2
Trimestre 2002 | 3 Trimestre 2002 | 4
Trimestre 2002
1 Trimestre 2003 | 2
Trimestre 2003 | 3 Trimestre 2003 | 4 Trimestre 2003
3 Trimestre 2005 | 4 Trimestre 2005
1 Trimestre 2006 | 2 Trimestre 2006 | 3 Trimestre 2006 | 4 Trimestre 2006
1 Trimestre 2007 |
2 Trimestre 2007
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