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Classement
p
ar acteurs de l'enseignement

Critique patronale de la massification

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CNPF 1993

" L'entreprise a probablement eu tort, après la seconde guerre mondiale, de renoncer à intervenir dans la formation initiale. Elle a commis l'erreur de déléguer à l'école ce qui ne pouvait l'être. Elle s'est ainsi mise en situation de considérer les jeunes issus du système éducatif comme des produits finis dont elle pouvait à loisir critiquer la formation, n'y ayant pas participé () Le budget de l'éducation nationale, premier budget de l'Etat, représente un coût très lourd pour les entreprises qui l'alimentent par l'impôt. Elles sont donc en droit de demander une meilleure efficacité du système éducatif. "

" Si le patronat français s'était montré, depuis quelques années, de plus en plus attentif aux problèmes de la formation des jeunes, s'il s'était mobilisé notamment en faveur de l'apprentissage, de l'alternance, de la formation continue ou de la professionnalisation des diplômes, il l'avait fait le plus souvent au coup par coup et prudemment. Aujourd'hui, c'est une véritable stratégie d'ensemble, tranchante, offensive et revendicative qu'il propose. "
(Le Monde, 1 février 1993.)

FEB 1990

Philippe Delaunois, patron de la Fédération des Entreprises de Belgique en 1990 :
" Les entreprises sont inquiètes. Elles constatent avec angoisse que le système éducatif est loin du défaut zéro, que l'échec scolaire est trop fréquent, que les diplômés sont parfois inutilisables, que le technique perd des élèves au bénéfice du professionnel, que des connaissances de base font défaut au niveau universitaire. L'enseignement est malade, mais ne crions pas haro sur les enseignants. Ils sont eux aussi victimes d'un système coûteux et inefficace, dont pâtissent d'abord les jeunes et, finalement, toute la communauté, dont les entreprises. " (L'Echo 23 octobre 1990.)

Bilan Kredietbank:
" la politique consistant à utiliser l'enseignement pour agir contre les inégalités sociales ne s'avère pas efficace : nulle part les moyens pourtant substantiels affectés aux enfants en situation de retard n'ont donné des résultats mesurables. " Et de conclure : " le processus de démocratisation de l'enseignement a été un échec dans notre pays. Le Type I (l'enseignement secondaire rénové) se caractérise par un nombre élevé de doubleurs et d'élèves qui quittent prématurément l'école; par ailleurs, des tests comparatifs révèlent que les étudiants de dernière année de ce type d'enseignement obtiennent en moyenne des résultats inférieurs à ceux des étudiants de l'enseignement traditionnel" (Kredietbank, op. cit., n°10)