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Crise de 1975-...

En Belgique...

En Belgique, le taux annuel moyen des dépenses d'investissement avait atteint le niveau très élevé de 22,2% entre 1960 et 1973. Tant que durait la forte croissance, ces investissements pouvaient être rentabilisés. Mais qu'un grain de sable vienne freiner quelque peu la machine et on risquait de se retrouver, du jour au lendemain, avec d'immenses capacités de production excédentaires. Ce grain de sable ne manqua évidemment pas de se produire : ce fut le choc pétrolier de 1973. Suite à la brusque montée des prix (7,3% d'inflation en 1973, 12,6% en 1975), les marchés s'effondrèrent et la production chuta brusquement. En 1975 la Belgique connut, pour la première fois depuis longtemps, une croissance économique négative : le PNB diminua de 1,4% en volume. (Dorchy, p. 407-409).


De 1975 à 1980, les subsides aux entreprises grimpèrent de 73 à 138 milliards de francs belges; les investissements publics passèrent de 88 à 158 milliards; les octrois de crédits et participations, de 29 à 40 milliards. (BNB, Rapport de la Banque nationale de Belgique, 1981, p. 177) A titre d'exemple, le Plan Claes, qui fit supporter par l'Etat toute la restructuration de la sidérurgie, coûta 110 milliards entre 1978 et 1983 . (La Politique gouvernementale de Martens-Gol-Declercq, éd. PTB, Bruxelles, février 1982.)