Bac
Si 80% d'enfants de cadres supérieurs et professions libérales (84 % en ce qui concerne les enfants d'enseignants) parviennent en terminale, c'est le cas seulement de 30% d'ouvriers quaIifiés et de 24 % d'enfants d'OS.) (Annette et J ean Gallot, Réussir l'école, Messidor, 1991 )
1993: 19% des enfants d'ouvriers sont bacheliers, contre 72% des fils ou filles de cadres. (INSEE Première, N° 455 - MAI 1996)
À la rentrée scolaire 1996, 63,6 % d'une génération accédait au niveau du baccalauréat. Cette proportion, stable par rapport à 1995, avait connu une forte progression à partir de 1985, pour culminer à 67,1 % lors de la rentrée 1994 et diminuer les deux années suivantes. Deux facteurs expliquent cette évolution : le premier, d'ordre conjoncturel, est lié à une baisse exceptionnelle des redoublements en classe de première à la fin de l'année scolaire 1993-1994, ce qui a accru les flux d'entrée en classe terminale ; le second, plus structurel, tient au succès croissant des filières professionnelles qui conduisent moins souvent au baccalauréat. Au total, la part d'une génération qui obtient le baccalauréat a légèrement diminué, la hausse des taux de réussite ne compensant pas la baisse de l'accès au baccalauréat. (communiqué de presse INSEE)
La prolongation de la scolarité s'est traduite par un accès
croissant aux formations élevées. Actuellement, plus de 60
% d'une génération obtient le baccalauréat ( graphique
1). La progression de l'accès au baccalauréat a été
modérée jusqu'en 1966 : à cette date, un jeune sur
dix obtenait ce diplôme. La création du baccalauréat
technologique en 1965 a permis ensuite une progression plus importante
jusqu'au milieu des années quatre-vingt, alors que l'accès
au baccalauréat général stagnait. Depuis lors, et
jusqu'en 1995, l'accès au baccalauréat s'est développé
beau-coup plus rapidement : de 20 %, il est passé à 37 %
pour le baccalauréat gé-néral, alors que le baccalauréat
technologique continuait à se développer (18 % en 1995).
Le baccalauréat pro-fessionnel, créé en 1987, a pris
de l'ampleur jusqu'à concerner 8 % d'une génération
en 1995. L'évolution semble s'inverser en 1996 ; seul le baccalauréat
professionnel progresse, alors que le taux d'obtention du baccalauréat
général régresse de 3 points.
Enseignement supérieur
Robert Ballion fait remarquer que s'il y avait vraiment égaüté de réussite entre les enfants de cadres et les enfants d'ouvriers, il y aurait dans une promotion de polytechniciens 122 enfants d'ouvriers, alors qu'on en compte actuellement bon an mal an 3 ou 4. (Annette et J ean Gallot, Réussir l'école, Messidor, 1991, p 29 )
Taux de poursuite d'études entre 22 et 24 ans, avec niveau bac+2
(évolution 1982 - 1990): Enfants de cadres : 35% => 50%. Enfants
d'ouvriers: 20% => 27% (INSEE Première, N° 469 - JUILLET 1996)
Reproduction sociale
Parmi les personnes de 25 à 39 ans, 56 % ont un diplôme
de l'enseignement supérieur si leur père est titulaire d'un
diplôme supérieur ou égal au baccalauréat, alors
que 8 % ont atteint ce niveau si leur père n'a aucun diplôme
( tableau 2). A l'inverse, 8 % seulement sont sortis sans diplôme
si le père est bachelier et 40 % si le père n'a lui-même
aucun diplôme. (INSEE PRemière, N° 400 - SEPTEMBRE 1995).
Massification
Le niveau de formation des Français s'est considérablement élevé depuis un demi-siècle. En 1993, 34 % des Français de 25 à 39 ans sont bacheliers contre 20 % des 50- 59 ans ( tableau 1). Ils sont aussi sortis moins souvent du système scolaire sans diplôme ou avec le seul certificat d'études, que leurs aînés : 25 % contre 52 %. En raison de la hausse générale du niveau de formation, cette ouverture des études longues à des milieux qui en étaient auparavant exclus, n'a pas modifié les hiérarchies. Ainsi, pour les 50- 59 ans, un enfant de cadre a huit chances sur dix d'avoir un diplôme plus élevé qu'un enfant d'ouvrier. Pour les 25-39 ans, cette probabilité est sensiblement la même : 7,5 chances sur dix. La démocratisation du sys-tème scolaire n'a pas réduit les in-égalités de formation initiale. (INSEE PRemière, N° 400 - SEPTEMBRE 1995)
La prolongation de la scolarité s'est traduite par un accès croissant aux formations élevées. Actuellement, plus de 60 % d'une généra-tion obtient le baccalauréat ( graphique 1). La progression de l'accès au baccalauréat a été modérée jusqu'en 1966 : à cette date, un jeune sur dix obtenait ce diplôme. La créa-tion du baccalauréat technologique en 1965 a permis ensuite une progression plus importante jusqu'au milieu des années quatre-vingt, alors que l'accès au baccalauréat général stagnait. Depuis lors, et jusqu'en 1995, l'accès au baccalauréat s'est développé beau-coup plus rapidement : de 20 %, il est passé à 37 % pour le baccalauréat gé-néral, alors que le baccalauréat tech-nologique continuait à se développer (18 % en 1995). Le baccalauréat pro-fessionnel, créé en 1987, a pris de l'ampleur jusqu'à concerner 8 % d'une génération en 1995. L'évolution semble s'inverser en 1996 ; seul le baccalauréat professionnel progresse, alors que le taux d'obtention du baccalauréat général régresse de 3 points. (INSEE Première, N° 488 - SEPTEMBRE 1996)