LES FORMATS A FILMS MULTIPLES
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Cineorama
En 1897, Raoul Grimoin-Sanson brevette le premier procédé
d’écran large de l’histoire du cinéma. Son système
utilise dix projecteurs synchronisés qui sont disposé au
centre d’un grand écran circulaire. Son système est présenté
au public lors de l’exposition universelle de Paris en 1900.
Polyvision
En 1927, pour son film “Napoléon”, Abel Gance met au point le système
Polyvision. Ce système utilise 3 projecteurs synchronisés
qui projettent sur 3 écrans disposés en tryptique. Les trois
appareils projettent un tiers d’une grande image ou trois images différentes
selon la créativité du réalisateur. C’est d’ailleurs
cette recherche artistique dans l’utilisation d’un procédé
qui reste intéressante dans ce film. M-G-M en achète les
droits mais fait tirer les trois négatifs en réduction sur
un seul film de 35 mm pour éviter de convertir les salles à
ce procédé.
Vitarama
En 1939, Fred Walller présente à l’exposition internationnale
de New York un procédé qui utilise 11 projecteurs synchronisés.
Durant la seconde guerre mondiale, il réduit le nombre à
5 et ce procédé est alors utilisé pour l’entraînement
des mitrailleurs anti-aériens auxquels on projettait des images
d’avions ennemis sur un grand dôme hemi-sphérique.
En 1952, le système est à nouveau adapté et prend
un nouveau nom : Cinérama.
Cinérama
Le cinérama est un système qui utilise trois films de 35
mm enregistrés par trois caméras. A la projection, ces trois
films sont projetés sur un écran de 30 mètres sur
8 mètres composé de 1100 bandes verticales réfléchissantes.
Les trois images se recouvrent un peu et un dispositif devant le projecteur
permet de fondre la fin d’une image dans le bord de l’autre afin qu’on
ne voie pas où elle se recouvrent.
La caméra était équipée de trois objectifs
de 27 mm montés à 48° l’un de l’autre. L’angle couvert
par la caméra était donc de 146° en largeur et 55°
en hauteur. Le film utilisé était du 35 mm mais sur six perforations
de hauteur au lieu de 4. La cadence était de 26 images par seconde.
Le son provenait d’une bande perforée 35 mm comportant 6 ou
7 pistes.
Le procédé fit des émules et on vit apparaître
d’autres systèmes à films multiples tels que le Cinemiracle,
Thrillarama et Wonderama (voir ci-après).
En 1952, première présentation le 30 septembre au Broadway
Theatre de New-York. Premier film : “This is Cinerama” puis sept films
furent tournés dont “How the west was won” et en 1962, “The wonderdul
world of brothers Grimm”.
Le système à trois caméras étant difficile
à mettre en oeuvre, il fut abandonné. On put alors continuer
à employer les salles munies de ces écrans spéciaux
en projetant des films en format 70 mm par un seul projecteur avec une
copie ayant subit un traitement optique spécial qui permettait d’obtenir
sur l’écran courbé une image correcte. C’est la raison pour
laquel certains films tels que “2001, l’odyssée de l’espace” et
“Zebra, station polaire” sont dit “en Cinérama” alors qu’il s’agissait
de copies 70 mm corrigées pour projection sur écran Cinérama.
On pouvait aussi utiliser un négatif 65 mm Ultra-Panavision
et le tirer sur trois films 35 mm destinés aux trois projecteurs.
Wonderama ARC-120
Le Wonderama était un système promu par la Walter Reade Organization.
Le procédé utilisait un seul film 35 mm, une caméra
et un projecteur classiques mais dotés d’une optique spéciale
qui splittait l’image en deux sur le film pour la stocker. A la projection,
les deux images étaient à nouveau réunies. Trois films
furent tournés dont le dernier était “Mediterranean Holiday”.
Cinemiracle
Procédé identique au Cinérama. Un seul film tourné
“Windjammer”.
Suite : Les formats
substandards