LES FORMATS SUBSTANDARDS (< 35
mm)
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17,5 mm
Le 8 juin 1898, Birth Acres prend un brevet pour le premier appareil cinématographique
utilisant un film petit format. L'appareil appelé Birtac utilise
un film de 17,5 mm à perforations latérales. Le film était
livré en boîtes spéciales qui permettaient un chargement
en plein jour. Chaque film permettait 640 vues soit 40 secondes de projection.
Vers 1900, la maison Hughes de Londres fabrique "La Petite" utilisant
un film de 17,5 mm à perforation centrale.
En 1902, la maison W. Wardell produit un appareil pour film de 17,5
mm à perforation centrale dénommé le Vitak. A la fin
de cette même année, la maison Ernemann de Dresde réalisera
le premier appareil de cinéma d'amateur allemand : le Kino I, et
puis dès 1904, le modèle II qui utilisent un film de 17,5
mm à perforation centrale.
En 1912 le Duoscope utilisait un film de 17,5 mm à deux perforations
centrales. Cet appareil était fabriqué par le Duoscope Ltd
à Londres.
En 1914, on utilise le 35 mm en exposant une demi-largeur puis on retourne
le film pour exposer l'autre moitié suivant le principe qui sera
appliqué plus tard pour le double-8.
En 1915, il semble que le Sinémat produit par la Sinémat
Motion Picture Machine soit le premier appareil utilisant du film de sécurité
de 17,5 mm. Un autre appareil, l'Autograph aurait été fabriqué
à la même époque.
En 1917, la Movette Inc. à New York sort son appareil qui utilise
du film de 17,5 mm avec deux perforations de chaque côté.
Il est du type flamme pour le négatif et de sécurité
pour le positif.
En 1920, Linhoff, en Allemagne adopte le format et partage avec d’autres
fabricants un marché confortable.
En 1923, le 17,5 fait une timide apparition aux U.S.A. mais se heurte
de suite de la part de Victor et de Kodak à un sévère
barrage. Ces deux géants de l’industrie du cinéma américain
ont dans leurs cartons une affaire de taille, le lancement du 16 mm qui
mettra un terme définitif à la courte carrière du
17,5 aux U.S.A.
En 1924, Jacques Pathé soumet au service technique de Joinville
l’étude d’un projecteur 17,5 destiné à la petite exploitation
: patronage et salles communales.
En 1927, suite à ces études sort le Pathé-Rural.
En 1927, le Pathé-Rural devient parlant.
En 1935, le 16 mm a pris une avance considérable sur les autres
formats substandards. Chez Pathé, le manque de moyens se fait sentir
et le Pathé-Rural ne peut plus supporter la concurrence. La programmation
se renouvelle mal et malgré la mise sur le marché du projecteur
Super-Rural, la chute est amorcée.
En 1941, le 9 septembre, le Comité d’Organisation de l’Industrie
Cinématographique créé par interdit tous les format
d’amateurs et en particulier le 17,5. Le format 17,5 sera abandonné
en tant que film mais on utilisera toujours du film magnétique ou
optique 17,5 comme son séparé du 35 mm (voir double-bande
dans la partie réservée au cinéma sonore).
Pathé KOK 28 mm
En 1912 Pathé présente son Pathé KOK qui utilise
du film de 28 mm de large. Il s'agit du premier matériel complet,
caméra de prise de vues et projection pour film ininflammable mis
à la disposition de l'amateur. Ces appareils seront commercialisés
en 1913 aux Etats-Unis sous le nom de Pathéscope.
Edison Home Kinetoscope 22 mm
En 1912, Thomas A. Edison met sur le marché son Home Kinetoscope
qui utilise du film sécurité de 22 mm portant 3 images par
largeur. Les amateurs étaient dépendants de la filmothèque
de la maison Edison, une caméra de prise de vues n'ayant pas été
commercialisée.
11 mm
Un film de 11 mm avec 2 perfos rondes de chaque côté sera
commercialisé en 1915-16 pour le "Duplex" de G.J. Bradley.
Le 16 mm et le film inversible
Figure 5 : cotes du 16 mm
A = 16 mm
B = 12,32 mm
C = 7,62 mm
D = 1,82 mm
Dès 1914, F.W. Barnes de chez Kodak s'intéresse au cinéma
d'amateur et fait des essais avec un appareil expérimental prenant
des vues sur la demi-largeur d'un film de 35 mm (même principe que
le double-8). L'appareil sera confié à
J.G. Capstaff du département des recherches de chez Kodak qui, rapidement,
développera les films directement en positif, utilisant la méthode
recommandée pour l'inversion des plaques autochromes Lumière.
Les bons résultats obtenus persuadèrent Georges Eastman de
commencer un programme de recherches. Le grain des images se révélant
plus fin sur les films développés par inversion que sur ceux
provenant des copies, il fut décidé d'utiliser une largeur
de film inférieure au 35 mm ; le choix d'une largeur de 16 mm fût
dicté afin de prévenir la possibilité de couper un
film "flamme" de 35 mm en deux. Les recherches sur le développement
inversé aboutirent à un contrôle de l'exposition du
film.
En 1919, les recherches arrêtées pendant la guerre reprennent.
En 1920 on fabrique le premier prototype de caméra, le film
est de base acétate avec émulsion orthochromatique. Les bobines
de 50 ou 100 pieds étaient pourvues d'amorce en papier noir permettant
de charger l'appareil en plein jour.
En 1923 a lieu la commercialisation par Kodak avec beaucoup de succès.
En 1924, Bell & Howell fabrique la première caméra
16 mm à ressort.
En 1927, la société Bol qui fabriquait des caméras
35 mm se trouvant concurrencée par les formats 9,5 et 16 mm commercialise
une caméra et un projecteur 16 mm qui porteront tous deux le nom
de Bolex.
Notons que l’espacement des perforations varie comme celui du 35 mm
et qu’on trouve des émulsions en “short pitch” et en “long pitch”.
La forme des perforations ne varie cependant pas suivant qu’il s’agit d’un
négatif ou d’un positif.
Le Super-16
De même que des propositions d’amélioration du 8 mm se multiplièrent
avant d’aboutir au Super-8, il y eut plusieurs formats dit “Super-16” dont
l’un d’eux utilisait les perforations plus petites du Super-8. Le but poursuivi
était de filmer avec des caméras plus légères
et plus silencieuses que des 35 mm mais obtenir une copie 35 mm convenable.
Le Super-16 ne se conçoit en effet que comme support de prise de
vue en vue d’obtenir un 35 mm pour la projection.
En 1970, Rune Ericson, un chef opérateur suédois à
qui ne manquent ni le sens de la prémonition ni l'esprit d'entreprise,
à pensé que c'était une erreur d'associer dans des
dimensions identiques le format de prise de vues (le négatif) et
celui de l'exploitation (le positif). Misant sur les progrès futurs
des émulsions et sur l'amélioration des techniques de gonflage,
il proposa d'agrandir la surface de l'image 16 mm traditionnelle en récupérant
l'espace, inutilisé en négatif, de la piste sonore du positif.
La largeur de l'image négative passant de 10,26 à 12,40 mm
pour une hauteur inchangée de 7,49 mm donne au Super-16 un rapport
homothéthique de 1x1,66, rejoignant le format standard de prise
de vues panoramique du 35 mm. Au gonflage le rapport d'agrandissement passe
de 4,6 à 3,15.
Au cinéma, le Super-16 a ses lettres de noblesse : Peter Greenaway,
Ingmar Bergman, les frères Taviani, Robert Altmann et quelques autres
célébrités l'ont utilisé avec bonheur pour
des longs métrages qui ont eu leur heure de gloire sur le grand
écran, même si ce procédé, excellent en plan
rapproché et en intérieur, avoue ses limites en plan large
face aux grands paysages. Pour donner tout son potentiel, ce format se
fait exigeant : les objectifs les plus "piqués", la caméra
la plus stable, l'émulsion la plus fine, le labo le plus rigoureux.
A ce prix, l'image Super-16 d'aujourd'hui est compatible sans beaucoup
de réserves, avec la TVHD de demain. Reste que le procédé
est qualifié par d'aucuns de "fragile".
Si au début le Super-16 était destiné uniquement
au gonflage, il existe une dizaine de salles à Paris qui utilisent
des projecteurs 16 modifiés et synchronisés à un lecteur
de son magnétique 16 mm. On a pu voir à la Photokina le prototype
d'un projecteur Super-16 synchronisé par time code, à une
cassette stéréo DAT. Le laboratoire, dans la même opération
que le tirage image, imprime sur une piste de 0,5 mm un time code SMPTE
opticonumérique. Un des avantages est que la même copie sert
pour différentes versions, il n'y a que la cassette DAT à
changer et le son est de qualité CD.
9,5 mm
L'histoire du format 9,5 mm est étroitement liée à
la maison Pathé, qui dès 1912 voit le marché potentiel
du cinéma amateur. L'idée est de créer un équipement
facile à utiliser, pas trop coûteux, sans danger pour l'utilisateur
et lui permettant de projeter chez lui des films commerciaux. Le projecteur
KOK répond à ce besoin, mais le prix du 28 mm n'est guère
meilleur marché que le 35 mm.
Figure 6 : projecteur Pathé-Baby
Alors Pathé et son entourage -dont Continsouza, patron de l'atelier
de fabrication des caméras et projecteurs- cherchent la solution.
Il s'agit de trouver un système pratique, léger, peu onéreux
et utilisant, si possible, les installations existantes. Et c'est la trouvaille
du 9,5 mm, créé à l'origine pour vendre des éditions
filmées à bas prix, donc en grande quantité. Une tireuse
spéciale est construite permettant de projeter chaque image d'un
original en 35 mm en trois petites images placées côte à
côte sur un film de copie 35 mm. On obtient ainsi le 35 mm dit "Baby".
Après développement, il n'y a plus qu'a découper les
trois bandes et les perforer en leur milieu. Les avantages qui en découlent
sont nombreux : développement du 35 mm Baby sur les machines 35
mm standards, pertes réduites de pellicule au découpage,
utilisation maximale de la surface de la pellicule grâce à
la perforation centrale.
Pour la Noël 1922, Pathé sort le Pathé Baby en 9,5
mm avec des films en cassettes de 8,5 mètres de long.
En 1924 apparaissent les bobines de 20 mètres, en 1928 les bobines
de 120 mètres,
En 1936, le 9,5 devient sonore avec le Pathé Vox.
Le format 9,5 mm sera bien sûr adopté par d'autres fabricants
européens, par contre, aux U.S.A. aucun fabricant ne semble vouloir
utiliser un format qui ne jouit pas de la bénédiction de
Kodak.
Aujourd’hui le film 9,5 mm est toujours fabriqué en France.
Super 9,5 mm
Le Super-9,5 est un format 9,5 modernisé par Jean-Pierre Bauviala
de la firme Aaton. Ce format est né de 3 constatations sur l'état
du 9,5 :
1. Le film 9,5 est obtenu par découpage du 35 mm avec une certaine
perte, tant qu'à découper du 35 mm, pourquoi ne pas le faire
en trois parties égales de 11,65 de large ?
2. Sur un film de 11,65 de large, il est possible d'enregistrer un
image au format HDTV.
3. La largeur du film Super-9,5 étant supérieure à
celle de la fenêtre du standard 16 mm, il est aisé de convertir
en Super-9,5 tous les modèles de caméras 16 mm.
8 mm
L'histoire du 8 mm est étroitement liée à Kodak qui
crée ce nouveau format et le lance en 1932. En effet, après
la crise économique de 1929, les amateurs américains abandonnèrent
le cinéma d'amateur devenu trop onéreux. Le but recherché
par Kodak est toujours le même : réduire le prix de la minute
de projection, rendre l'utilisation de l'appareillage plus facile, ceci
afin de mettre le cinéma amateur à la portée de tout
le monde et d'accéder à un marché potentiel énorme.
Kodak évite le format 9,5 mm qui pourtant donne à prix égal
de film une qualité supérieure, cette firme donnant comme
toujours la priorité aux solutions susceptibles d'un meilleur rendement
commercial. Le problème des stations de développement joue
en effet un rôle important. A cette époque, chaque machine
automatique de développement Kodak pouvait être estimée
à 15.000 dollars. Et il y en avait des dizaines dans le monde entier.
Fallait-il ralentir leur activité et créer de nouvelles installations
semblables mais pour un format plus petit ? Il était certainement
plus simple de trouver un film plus petit, plus économique, ayant
à l'origine les mêmes dimensions que le film 16 mm.
Le projet est réalisé de main de maître, un nouveau
film panchromatique à grain fin permettant de très forts
grossissements a été mis au point par le service de recherche.
Le cinéma en 8 mm connaît aux U.S.A. un succès rapide
alors qu'en Europe la partie est moins facile, le 9,5 mm étant un
concurrent redoutable. Tous les pays qui avaient adopté le 9,5 mm
firent à l'origine un accueil plutôt froid au 8 mm ; mais
d'autres, tels que l'Allemagne, où le cinéma d'amateur n'avait
pu s'implanter par suite du relèvement très lent du niveau
de vie après 1918, et la Hollande qui ne possédait pas un
grand nombre d'amateurs cinéastes à ce moment, connurent
un enthousiasme spontané et formidable pour le cinéma d'amateur
en 8 mm.
Format M
En 1961, l’ingénieur new-yorkais John A. Maurer (d’où le
nom ‘Format M’) met au point le format M : une variante du 8 mm avec des
perforations plus petites, une image plus grande et une piste sonore plus
large placée du côté opposé aux perforations.
Le format décline vite après l’introduction du Super-8.
En 1969, le format resurgit en Italie où il sert à l’exploitation
de films commerciaux avec son optique. 200 titres sont alors disponibles.
Fuméo et Microtechnica fabriquent les projecteurs sur base de projecteurs
16 mm. Cette adaptation est d’ailleurs rendue facile par la distance identique
entre la fenêtre de prise de vue et la tête de lecture optique
ou magnétique, ceci pour les formats 16 mm ou “M”. En effet ce décalage
est de 52 images en optique et 56 images en magnétique pour le “M”
ce qui correspond aux mêmes longueur de film pour les 26 images et
28 images du 16 mm. Ces projecteurs acceptaient également le 8 mm
classique.
Super-8
Dans les années 60, on trouve dans nombre de revues de cinéastes
amateurs, diverses propositions de nouveaux formats améliorant le
rendement de surface utile du format 8 mm. Un de ces formats est le 8 mm
“expansé” qui consiste à l’utilisation d’un film 16 mm coupé
en deux mais gardant le pas du 16 mm. Chaque image d’une surface de 35
mm² est logée entre deux perforations du 16 mm et occupe toute
la largeur du film. Le film défile à la même vitesse
que le 16 mm ce qui est bénéfique pour le rendu de la piste
sonore .
En mai 1965, Kodak reprend l'idée de l'appareil de photo Instamatic
pour l'appliquer au cinéma et lance un nouveau format : le Super-8.
Comme en 1932, un nouveau film, le Kodachrome II est commercialisé
en même temps avec l'appareil. Les nouvelles caméras Instamatic
utilisent exclusivement le film Super-8 Kodachrome II, chargé
dans des cassettes spéciales à presseur intégré
et bobines coaxiales. Le chargeur Super-8 a été conçu
pour éliminer les 5 à 6% de "gâchis" dus au double-8
: bourrage, voilage, oubli de retourner la bobine après la première
exposition ou au contraire, surimpression. Le chargeur porte sur le bord
droit de sa face antérieure trois encoches et une rainure de chargement.
La première encoche sert à régler automatiquement
la cellule en fonction de la rapidité du film. La rainure assure
au chargeur un positionnement exact lors du chargement, en évitant
la mise en place à l'envers. Une seconde encoche placée sous
la rainure sert à l'identification du type d'émulsion. Enfin,
la dernière encoche, située tout en bas, met en place automatiquement
lors de l'introduction du chargeur un filtre (type 85) pour prise de vues
en lumière du jour avec un film lumière artificielle.
Figure 7 : cotes du Super-8
Mais la caractéristique majeure de cette refonte totale consiste
en un accroissement de 50 % de la surface de l'image par rapport au film
8 mm classique. La largeur effective de l'image est de 5,8 mm et permet
une utilisation de 63 % de la surface du film, au lieu de 47 % dans le
film 8 mm standard. Cette augmentation de la surface de l'image a été
obtenue notamment en diminuant la surface des perforations et en les plaçant
plus près du bord du film. Dans le Super-8, les perforations ont
moins de 1 mm de large et sont situées à 0,5 mm du bord du
film. Par contre, le pas des perforations a été allongé,
par rapport au 8 mm standard d'environ 4 mm. (?) Enfin, la nouvelle position
des perforations à mi-hauteur d'image et non plus à l'intersection
de deux images, assure au film une plus grand résistance, les collures
n'étant plus placées à l'endroit des perforations.
La piste son, d'une largeur de 0,7 mm a été reportée
sur le côté opposé aux perforations. Cette nouvelle
position lui assure une meilleure planéité lors de son passage
sur la tête de lecture et permet une meilleure reproduction sonore.
Mais cette dernière amélioration a été surtout
obtenue grâce à l'augmentation de la vitesse de défilement
du film. D'autre part, le décalage son-image de 56 images du 8 mm
a été ramené à un intervalle de 18 images qui
assure au Super-8 une meilleure synchronisation et un montage plus facile.
En 1971, Kodak lance des caméras Super-8 XL (eXisting Light)
destinées à la prise de vue par mauvaise condition de lumière
conjointement avec le nouveau film Ektachrome 160 de 160 asa, donc 4 fois
plus sensible que le Kodachrome 40. Les caméras XL laissaient passer
plus de lumière par l’utilisation d’un objectif plus lumineux (1.2)
et un obturateur plus ouvert (230°). Certaines caméras XL revenaient
aussi à un viseur non-réflex et à une cellule non-TTL
pour éviter les déperditions de lumière qui se produisent
dans un système à prisme ou lame semi-réfléchissante.
Ensuite sera lancée la caméra super-8 sonore, le film
sera pourvu d'une piste magnétique et la cassette sera plus grande.
Les caméras sonores pourront accueillir cependant les cassettes
muettes mais non l'inverse.
Kodak commercialisera aussi du film PS prépisté, permettant
après prise de vues muettes, d'ajouter du son sans devoir coller
de piste sonore. L’utilisation du son à la prise de vues nécessita
bientôt le tournage de plans de plus de deux minutes.
En janvier 1974, un nouveau chargeur pouvant acceuillir 60 mètres
de super-8 sonore est mis sur le marché, les caméras se chargeaient
par le dessus et le chargeur dépassait de la caméra.
Single-8
Figure 8 : chargeur
Single-8
Le Super-8 utilise des cassettes qui ne permettent pas la marche arrière
intégrale, Fuji lance des caméras dites "Single-8" acceptant
des cassettes différentes dont les bobines sont coplanaires et qui
permettent la marche arrière intégrale. Une autre différence
réside aussi dans l'absence de presseur intégré dans
la cassette comme c'est le cas chez Kodak, le presseur chez Fuji fait partie
de la caméra ce qui procure une meilleure stabilité de l'image.
Fuji commercialise deux émulsions Fujichrome : la RT25 pour lumière
du jour (25 ASA) et la RT200 pour lumière artificielle (200 ASA).
Elles existent en muet et en pré-pisté. Une cassette légèrement
plus grande sera aussi commercialisée pour les caméras sonores.
Le support du film Fuji en polyester est plus mince et ne permet pas les
collures à la colle. Mais le film une fois développé
est identique au Super-8 de Kodak.
Double Super-8
Une autre variation de ce format est le double super-8. Il s'agit d'un
film 16 mm perforé comme le Super-8 et en bobines de 30 mètres.
Le film est exposé sur la moitié, puis la bobine est retournée
et exposée sur l'autre moitié comme dans le double-8. Les
caméras double super-8 étaient des variantes de caméras
16 mm comme la Pathé Webo DS8 et la Canon Scoopic DS8, Elmo avait
aussi sorti un modèle, la C300. La Bolex H-8 pouvait être
modifiée pour le double super-8.