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Le rôle que jouent les femmes dans Bel-Ami.


Les femmes sont fort présentes dans Bel-Ami. En effet, Duroy réussit son ascension grâce à elles. Sans elles, il vivrait encore dans la misère. Bel-Ami est beau et a du charme, il s'en servira auprès des femmes. Beaucoup de femmes apparaissent dans ce livre, toutes plus ou moins intéressantes et importantes. Mais les femmes les plus importantes de ce roman sont : Madeleine Forestier, Clothilde de Marelle, Virginie Walter et sa fille Suzanne.
Au début du roman, Duroy est en manque d'amour. Il réussit à en acheter mais il espérait plus et mieux. La première femme dont on entend parler dans le roman est une prostituée, Rachel, rencontrée aux Folies-Bergère. Elle est appelée la "fille à un ou deux louis". C'est une grosse brune qui allume le désir. Malgré son habitude des hommes, Rachel tombe sous le charme de ce jeune homme et se donne à lui, même pour un louis et même pour 10 francs. La première femme décrite dans ce roman est une femme facile, une femme qui n'aidera en rien Duroy. Mais Duroy cède à cet "amour" rapide et facile même s'il cherche un amour différent et une autre sorte de femme.
Les femmes les plus importantes apparaissent au deuxième chapitre lorsque Duroy est invité à dîner chez Forestier. Ce dîner marque le début de son ascension et sa rencontre avec des femmes d'un autre milieu, des femmes du monde, plus belles, mais plus difficiles à séduire. Mais Bel-Ami est beau, il le sait et il se servira de cette beauté pour toutes les séduire et réussir grâce à cela son ascension sociale.
La première femme que Duroy découvre est Madeleine Forestier, l'épouse de son ami. Madeleine Forestier est une "jeune femme blonde très jolie", à la "taille bien souple" avec une "poitrine grasse", "des yeux gris", "un nez mince", "des lèvres fortes", et un "menton un peu charnu". Duroy est impressionné par la jeune femme à "la figure irrégulière et séduisante, pleine de gentillesse et de malice". Madeleine combine à la beauté une grande intelligence. Dès leur première rencontre, elle perce la nature de Duroy, elle se rend tout de suite compte que Duroy est un homme qui ira loin, lorsqu'il parle de son voyage en Afrique. Elle le couve d'un regard "protecteur et souriant", d'un regard de connaisseur qui semble dire "toi, tu y arriveras". Elle sent le talent de journaliste mais aussi le talent de séducteur, elle le pousse à "faire sa cour" à madame Walter, la femme du patron pour qu'il soit bien vu du patron.
Madeleine est une habituée du journalisme car lorsque Duroy entre dans le cabinet, il la voit avec une "grande page de papier demeurée écrite à moitié, interrompue par l'arrivée du jeune homme". On peut donc supposer qu'elle écrivait les articles de son mari. De plus, elle est capable d'écrire un très bon article à succès en très peu de temps avec une facilité déconcertante. On sent que dans le ménage Forestier, c'est Madeleine qui mène et qui décide de tout.
Ce mélange de beauté et d'intelligence attise tout de suite le désir de Duroy et il essayera d'en faire sa conquête.
On retrouve une Madeleine plus froide et plus calculatrice lorsque Duroy lui annonce son amour. Elle reste de marbre face à cette déclaration et réussit à calmer Duroy, qui, déçu de cette défaite, se jurera de la conquérir tôt ou tard.
Madeleine s'intéresse également à la politique. En effet, lors d'une réception, Duroy est étonné de "la voir intime" avec les représentants du pays, avec les hommes influents du pays. Madame de Marelle dira à propos d'elle et de son goût pour la politique : "Elle fait tout. Elle est au courant de tout, elle connaît tout le monde sans avoir l'air de voir personne ; elle obtient ce qu'elle veut, comme elle veut et quand elle veut. Oh ! Elle est fine, adroite et intrigante comme aucune, celle-là. En voilà un trésor pour un homme qui veut parvenir". Plus tard, elle préférera aller à la chambre des députés que d'aller voir un duel. Lorsqu'elle sera mariée à Duroy, c'est elle qui le mettra au courant des nouvelles de la politique extérieure. "J'ai de grandes nouvelles", "l'affaire du Maroc se complique". Elle réussira aussi à se faire des relations en usant de l'influence politique de son mari. La politique est une vraie passion pour cette femme. Ce qui est étonnant, car c'était à cette époque, une activité exclusivement masculine.
Madeleine a aussi, comme toutes les femmes ses faiblesses. En effet, au moment de la mort de son mari on la retrouve triste, fragile et éprouvée par ce décès. Mais dès que Forestier est mort, elle laisse espérer à Duroy qu'elle deviendra sa femme et le laisse attendre avant de se donner à lui et de lui avouer son amour.
Madame Forestier devenue Duroy, comme beaucoup de femmes de son époque et de son milieu, n'était pas très fidèle. En effet elle laisse deviner à Duroy qu'elle avait un amant du temps de Forestier (probablement Vaudrec) et elle trompera son mari avec Lacroche-Mathieu, le ministre des affaires étrangères. Peut-être se donnera-t-elle à lui par amour, mais il est plus probable qu'elle ait fait ça par intérêt. Cet adultère la mènera à divorcer de Duroy, ce qui la force à se retirer. Elle se retrouve donc au point de départ. Mais elle ne se laissera pas abattre et recommencera tout son travail avec un jeune journaliste, Jean le Dol à qui elle écrit aussi ses articles.
Madeleine Forestier peut être définie comme une "rouée, une fine mouche", calculatrice on pourrait presque dire, à cause de son penchant pour la politique et pour l'intrigue, que c'est un homme dans le corps d'une femme.

La deuxième femme que Duroy rencontre à ce dîner, celle qui deviendra par la suite sa maîtresse, se nomme Clothilde de Marelle. Duroy est tout de suite attiré par cette femme "piquante", il se sent proche d'elle et de son caractère dès le départ. C'est une bourgeoise typique du XIXème siècle : riche mais ne se préoccupant pas de l'argent, belle et aimant s'amuser, elle ne s'occupe ni de politique ni des affaires masculines comme Madeleine Forestier.
Clothilde de Marelle est une femme mariée, mais son mari est toujours absent. Elle a aussi une fille prénommée Laurine, la seule enfant évoluant dans ce monde et ce milieu d'adultes.
La maîtresse de Duroy a deux activités qu'elle aime beaucoup : s'amuser et aimer.
En effet, lors de ses premières sorties avec Duroy elle lui avoue son côté bohème, elle veut aller dans "un restaurant où vont les employés", elle veut même s'habiller en "ouvrière", elle avouera avoir des goûts "canailles" et forcera Duroy à l'emmener dans un bastringue. Elle conduira son amant dans "tous les endroits louches où s'amuse le peuple" et aime à s'habiller "d'une robe de toile, la tête couverte d'un bonnet de soubrette […] elle gardait ses bagues, ses bracelets et ses boucles d'oreilles en brillant". Elle aime le danger, c'est d'ailleurs ce qui l'amènera à inviter Duroy à dîner avec son mari.
Madame de Marelle a également besoin de beaucoup d'amour. En effet, son mari étant toujours absent, elle en profite pour prendre des amants. Elle tombe presque tout de suite sous le charme de Duroy, elle se donne à lui juste après leur dîner au restaurant. En la raccompagnant, Duroy l'embrasse, elle lui rend le baiser. Elle tombe par la suite très amoureuse de Duroy. En effet elle n'hésite pas à dépenser pour son amant : elle loue un appartement pour qu'ils puissent s'aimer à l'abri des regards. A plusieurs reprises, lorsque Duroy est dans la misère, elle lui donnera de l'argent pour qu'il puisse continuer à vivre ("louis de 20 francs"). Malgré sa fierté, Duroy les accepte.
Leur relation fut chaotique. Ils se disputèrent souvent, se rencontrèrent de manière épisodique.
Leur première dispute et rupture ont lieu à cause de Rachel, la prostituée des Folies-Bergère. Rachel fait comprendre qu'elle connaît Duroy. Madame de Marelle, déçue, jalouse et irritée de cette révélation, le laisse seul et rompt avec lui. Mais quelques mois plus tard, ils se retrouvent comme si rien ne s'était passé, et Duroy la retrouve dans leur appartement, "frémissante d'amour".
Leur relation évoluera peu à peu et prendra même une "allure conjugale" au début de la deuxième partie du roman.
Leur deuxième rupture aura lieu quelque temps plus tard, lorsque Duroy lui annonce son mariage avec Madeleine Forestier. Elle fondra en larmes, mais restera lucide et saura que, même marié, Bel-Ami lui reviendra. S'ensuivent une période de froid et des retrouvailles encore plus chaudes, cet été-là ayant été un "été idyllique".
Leur troisième rupture a lieu à cause de Madame Walter. En effet celle ci, par amour, a enroulé des cheveux autour des boutons de gilet de son amant. Madame de Marelle découvre donc que Duroy a une maîtresse. Etant très jalouse, elle quitte de nouveau son amour. Après le divorce de celui-ci, ils se retrouvent et recommenceront leur histoire.
Leur quatrième et dernière rupture a lieu à cause du mariage de Bel-Ami avec Suzanne, sa maîtresse par amour et par désespoir. Madame de Marelle salira Suzanne, et Duroy la battra pour cela. Mais les deux amants ne peuvent se séparer bien longtemps. En sortant de l'église le jour de son mariage, Duroy se mit à penser à elle, ce qui laisse supposer une nouvelle réconciliation.
Madame de Marelle représente dans ce roman la joie de vivre, elle est celle qui aime s'amuser et aimer, c'est une femme enfant qui aime profondément Duroy, cette femme est "fantasque et rigolote".

La 3ème femme que Duroy rencontre dans ce roman, est Virginie Walter, la femme de son patron. Ce sera la 2ème maîtresse de Duroy.
Madame Walter est décrite au début du roman comme une femme un peu "trop grasse, belle encore, à l'âge dangereux où la débâcle est proche".
C'est une femme qui découvre le plaisir sur le tard. Mais elle est maladroite et ne sait pas se comporter avec les hommes. Elle est étouffante.
Avant de rencontrer Duroy, c'était "une de ces femmes dont on n'a jamais rien murmuré" et qui est "inattaquable sous tous les rapports". C'est une honnête femme, une femme très religieuse. Elle est "la patronnesse de toutes les bonnes œuvres de la Madeleine" et a une "allure de maman tranquille".
Madame Walter est timide et respectueuse des conventions. Elle n'ose pas appeler Duroy "Bel-Ami". Mais elle n'est pas insensible à son charme. En effet, lorsque celui-ci lui déclare son amour, elle résiste, mais on sent qu'elle est prête à craquer. Elle a beaucoup de mal à le rejeter. De plus, lorsque Bel-Ami lui fait une deuxième déclaration, elle se contient difficilement, et lui donne rendez-vous à l'église de la Trinité. Lors de leur rencontre, elle lui avouera qu'elle l'aime en secret depuis plus d'un an. Après cette déclaration, elle demande du temps pour rassembler ses esprits. Elle essayera de prier, mais pendant cette prière, elle se rendra compte qu'elle ne réussira plus à cacher et ignorer son amour. Se sentant coupable, elle se confessera. En ressortant, elle réussira (avec difficulté) à repousser Duroy mais ne tiendra pas et lui donnera rendez-vous.
Ce sera lors de ce rendez-vous qu'elle lui cédera, mais, torturée par ses actes, elle repoussera son amant et l'accablera de reproches.
A partir de ce moment là, madame Walter va énormément changer avec Duroy. Elle est folle amoureuse de lui. Mais lui se lasse vite à cause de sa maladresse et de son comportement. En effet, celle-ci se comporte comme une jeune fille. Elle fait plein de gamineries et ne sait pas allumer le désir de Duroy comme Madame de Marelle. Même quand Duroy la repousse, elle s'accroche à lui, elle "l'emprisonne dans une passion effrénée" et le "persécute de tendresse". Jalouse et triste du comportement de son amant, elle se vengera et enroulera un de ses cheveux autour de chaque bouton du gilet de Duroy. Pour elle, c'est un "lien par lequel elle l'attachait", mais cet acte provoquera leur rupture. Madame Walter reste malgré tout amoureuse de Duroy et elle prendra très mal son mariage avec sa fille. Ce mariage la détruira physiquement et moralement.
La dernière femme de qui Duroy se fera aimer dans ce roman est Suzanne Walter, qui n'est autre que la fille de son patron et de sa maîtresse.
Suzanne est une "frêle poupée blonde, trop petite mais fine, avec la taille mince, des hanches et de la poitrine, une figure de miniature, des yeux d'émail d'un bleu gris […] et des cheveux ébouriffés, frisés, une broussaille savante". Suzanne marie la beauté et l'intelligence, elle égaie Duroy par ses "drôleries". Il dira même que "dans son corps de poupée s'agitait un esprit agile et malin, imprévu et sournois". Elle et Duroy s'entendent très bien. Ils aiment parler ensemble et se moquer des autres. Entre eux naît une "intimité fraternelle" et elle accepte de faire tout ce qu'il lui demande. Elle lui promet d'attendre avant de se marier et de lui présenter tous ses soupirants. Elle est amoureuse de lui mais refuse de lui avouer, à cause de sa femme. Lorsque celui-ci aura divorcé, elle bravera père et mère pour se marier avec son ami. Elle se laissera même enlever par lui.
Elle représente la jeunesse et l'innocence dans ce monde corrompu. Elle se donne à Duroy, mais ne se doute pas que celui-ci l'a sûrement épousée à cause de sa dot de 10 millions de francs qui lui permettront de monter encore socialement.

Dans ce roman toutes les femmes représentent quelque chose :
Rachel est la femme pour les autres,
Madame de Marelle est la femme pour elle-même,
Madame Forestier est la femme pour les hommes,
Madame Walter est la femme de trop,
Suzanne est la femme à choisir.


Ce dossier a été réalisé par :

Titia


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