L'atelier Jean-Baptiste CAPRONNIER  -  Création et restauration de vitraux d'art  19e siècle  à Bruxelles.

François CAPRONNIER et son fils Jean-Baptiste furent pour la Belgique les rénovateurs d'un art négligé pendant plus d'un siècle dans toute l'Europe.

En effet, la décadence encore début 19e  fut telle que, dans maints cas de restauration de vitraux d'art, on dut recourir à la peinture à l'huile pour remplacer les parties détériorées ou manquantes des verrières.

Avant 1830, François CAPRONNIER précédemment attaché à la manufacture de Sèvres vint se fixer à Bruxelles-Schaerbeek où il se livra, avec l'aide de son fils Jean-Baptiste, à des recherches fructueuses pour reconstituer dans notre pays l'art de la peinture sur verre et doter ainsi la Belgique d'une branche de travail qui, dans les siècles antérieurs, y avait vibré d'un si vif éclat.

Dès l'année 1828, les résultats de ses efforts furent récompensés par un brevet d'invention pour la peinture sur verre décerné par Guillaume 1er.

A partir de 1840, Jean-Baptiste CAPRONNIER reprit la direction de l'atelier fondé par son père et c'est à partir de là que celui-ci prit un essor considérable en Belgique et dans toute l'Europe. Il exécuta un nombre très important de vitraux destinés à des édifices publics et privés au-delà de nos frontières. Plusieurs cathédrales et églises classées peuvent s'enorgueillir de posséder, encore de nos jours, de belles parures de vitraux peints issus de l'atelier CAPRONNIER. 

Les spécialistes du vitrail du 19e siècle considèrent que Jean-Baptiste CAPRONNIER fut incontestablement le plus grand atelier belge de création et de restauration de vitraux.

CAPRONNIER s'entoura de collaborateurs précieux pour la réalisation des cartons de vitraux. Citons Charles DE GROUX, Constantin MEUNIER, François Joseph NAVEZ et bien d'autres.

La qualité artistique et stylistique des dessins exécutés par leurs soins est remarquable. Jean-Baptiste CAPRONNIER lui-même exécuta une partie des cartons préalablement à l'exécution des vitraux.

En 1891, alors âgé de 77 ans, celui-ci fut arraché aux siens.

Une vente publique de tous ses biens fut organisée et les Musées Royaux d'Art et d'Histoire achetèrent une partie des cartons et dessins exécutés par cet atelier de grande renommée. La partie plus importante restante fut reprise par le fils Jules Adrien CAPRONNIER qui s'associa avec François COMERE. Celui-ci continua l'oeuvre de son père jusqu'en 1910. C'est à cette époque de Les frères WYBO (Camille et Arthur) rachetèrent l'atelier CAPRONNIER qui bénéficiait encore d'une notoriété considérable internationalement.

Par la suite, les archives de l'atelier CAPRONNIER furent achetés par divers peintres-verriers et le dernier fut Roger COPPE et fils en 1970.

Nous trouvons encore aujourd'hui de nombreuses distinctions relatives au travail des CAPRONNIER tant en Belgique qu'à l'étranger.

Bibliographie: Levy-Capronnier, Histoire de la peinture sur verre en Europe et spécialement en Belgique 1860. O'Kelly A, Notice sur la peinture sur verre en Europe, Paris 1859. Benezit E., Dictionnaire des peintres, 1976 Paris. De Seyn E., Dictionnaire biographique, des sciences, des lettres et des arts en Belgique. Brussel, 1935. Catalogue de la collection de cartons de vitraux peints de la succession de J.B. Capronnier à Bruxelles 1892. Vente  J.B. Capronnier, Livres anciens et modernes, vitraux peints, etc., Bruxelles 1892.Ivo Bakelants., De glasschilderkunst in België in de negentiende en twintigste eeuw, deel C., Deurne 1992. Charles DeGroux et le réalisme en Belgique. Crédit communal - Bruxelles 1995.