MANIFESTE DE LA NAISSANCE LIBRE

Image2.gif (1651 octets)Retour au Menu Carrefour Naissance :"réflexion"

 

Il nous a semblé intéressant de mettre cet article québécois sur notre site, dans le mesure où il exprime une opinion particulière, que l'on entend peu fréquemment.  Il peut porter à réflexion (ce qui est l'objectif poursuivi dans ce chapitre !!) -note de CN-

 

 

(Conçu et préparé par : Mouvement pour la Santé du Peuple.  Marypascal Beauregard et Francis Landry)

Ce Manifeste n'a pas pour but de réclamer mais plutôt d'affirmer des droits fondamentaux, positifs et inaliénables.

Ce Manifeste n'a pas pour but d'accuser mais plutôt de demander des comptes à ces gens au pouvoir qui s'immiscent dans nos vies privées.

Ce Manifeste est écrit à la lumière des conditions désastreuses qui prévalent actuellement en matière de santé périnatale au Québec.

Ce Manifeste a pour but de sensibiliser et d'éveiller la population aux conditions difficiles dans lesquelles les familles voient le jour en l'an 2000.

ATTENDU QUE :

La famille est le pilier fondamental de toute société, donc ce qu'il y a de plus important.

Nous vivons dans une soi-disant démocratie, et que nous avons théoriquement des droits fondamentaux inviolables, sauf en cas de nécessité évidente.

À priori, toute personne est jugée apte, adéquate et capable de gérer sa vie privée dans tout domaine qui s'y rattache.

L'accouchement à domicile est la référence depuis des millénaires, et ce dans tout pays. Les sages-femmes qui assistent 80% des naissances mondiales n'ont rien à envier au système médical dans son ensemble.

Les parents ont le droit absolu de donner naissance à leurs enfants de la manière dont ils l'entendent, dans le lieu de leur choix et accompagnés des personnes de leur choix.

Rien ne démontre la nécessité d'interdire ou de limiter, même temporairement, les enfantements à domicile.

Les sages-femmes sont des interlocutrices valables en matière de périnatalité; leur expérience et leur compétence n'est plus à démontrer, lorsqu'elles pratiquent selon la philosophie originelle.

NOUS CONSTATONS QUE :

Des décisions politiques ont été prises sans tenir compte des principes ci-haut mentionnés et qu'il en résulte une atteinte majeure à la démocratie, à la vie privée, et à notre humanité. (Référence à la loi 28 sur la pratique des sages-femmes)

Ces décisions ont été prises sans consultation valable et auront des répercussions sérieuses sur les principaux intéressés, nous les parents, ainsi que sur nos enfants et toutes les générations futures.

Le gouvernement souverainiste, social-démocrate, qui est actuellement au pouvoir brime la souveraineté individuelle des parents et des enfants de naître où bon leur semble, de la façon dont ils l'entendent, et avec les accompagnants de leur choix.

Sans mouvement social fort, les libertés individuelles et sociales régressent, pour toute cause, partout, et en tout temps.

 

NOUS DEMANDONS CE QUI JUSTIFIE :

D'affirmer implicitement que les parents n'ont pas la capacité de faire des choix sensés en ce qui a trait à leur famille, et en particulier concernant la naissance de leurs enfants.

D'interdire la pratique sage-femme à domicile pour des raisons strictement bureaucratiques et administratives.

De ne pas reconnaître les sages-femmes de type communautaire et traditionnel avec des outils spécifiques à leur pratique.

De confiner l'apprentissage de nos futures sages-femmes dans un cadre exclusivement universitaire, sans égard pour toutes celles qui sont issues de l'apprentissage traditionnel autodidacte et qui sont maintenant en mesure d'enseigner selon cette philosophie.

De priver les femmes enceintes et leur famille de support et d'accompagnement durant leur processus d'enfantement à la maison, si elles le désirent.

De menacer ceux et celles qui répondraient à une demande d'accompagnement de sanctions légales et pénales pour pratique illégale de la sage-femmerie ou de la médecine.

Le manque de transparence et de consultation publique quant à la rédaction, l'adoption et l'application de la loi 28 sur la pratique des sages-femmes.

Des ingérences répétées et violentes dans la vie privée des citoyens.

La remise en question des principes fondamentaux tels que la liberté d'association, la libre disposition de son corps, l'intégrité physique et psychologique, le consentement aux soins, la naissance libre.

La non-observance de directives concernant la pratique sage-femme et la naissance à domicile émanant d'organismes aussi crédibles que L'Organisation Mondiale de la Santé et L'Organisation des Nations Unies.

 

PARCE QUE :

La naissance est un moment intime, privé, personnel.

La décision d'avoir un enfant n'appartient qu'aux parents.

Les conditions et modalités de la naissance ne reviennent donc qu'aux parents.

La vision obstétricale de l'accouchement ne correspond pas nécessairement aux désirs et aux besoins de chacun.

Pour que la femme puisse accéder à la puissance et à la magie de l'enfantement il faut qu'elle puisse se faire confiance et avoir la paix.

La famille doit pouvoir se connaître, se reconnaître et se constituer dans l'intimité et l'amour, sans interférences.

L'humain n'a pas à s'incliner, et encore moins se soumettre à un protocole.

Le corps médical n'a en général aucune âme.

Mettre au monde nos enfants est un geste sacré, qui n'appartient qu'à nous.

Il faut réserver la médecine de spécialité aux cas d'urgence, où elle peut sauver des vies. C'est une question de bon sens, d'économie et de respect.

À force d'abus, le corporatisme médical démontrera son inutilité et sa dangerosité aux yeux de tous. Il en résultera vraisemblablement une chute de son dogme.

Contrairement à nos croyances, ce que nous nommons "science médicale moderne" est loin d'avoir fait ses preuves.

Chaque jour, plus de 80% des femmes au niveau mondial accouchent accompagnées de sages-femmes, et la plupart à leur domicile.

Plusieurs approches de santé sont plus efficaces que la médecine, ou bien elles le sont là où elle échoue.

L'enfantement est un acte d'amour profond, d'ouverture et de don de soi qui s'accomode mal de contraintes, quelles qu'elles soient.

La Vie transcende le corporatisme.

On ne peut régir ni l'amour, ni la Vie.

Le droit de choisir les conditions d'une naissance est un absolu, dans sa beauté et son importance.

Une société qui "gère" la Vie comme une machine court à sa fin.

Nous avons le droit fondamental à la libre disposition de notre corps, et de recevoir les soins que nous jugeons appropriés pour en prendre soin.

Nous avons le droit fondamental d'accoucher en sécurité, entourées de personnes de notre choix.

Nous avons aussi le droit de le faire seules, si tel est notre désir.

Nous avons le droit de demander la continuité de la formation de type traditionnel, car elle est la base et l'inspiration des soins en matière de périnatalité.

Nous avons le droit de mourir en paix chez nous, pourquoi pas d'y naître?

Nous avons le droit d'être considérées comme des femmes humaines, en train d'accomplir un acte physiologique normal.

Nous avons le droit d'avoir l'esprit en paix en ce qui a trait aux personnes qui nous accompagnent. Ces personnes ont aussi droit à la Paix de l'esprit quant aux sanctions légales qui découlent de leur choix de nous accompagner.

Ainsi en va de la Vie, de notre bien-être et de celui de nos enfants.