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Des enfants sains ... même sans médecin (Dr R. Mendelsohn) :
Chapitre 1
L'ENFANT MALADE LA NUIT VA PRESQUE TOUJOURS MIEUX LE LENDEMAIN MATIN
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Les pédiatres ont un grand avantage sur les autres spécialistes: ils peuvent exploiter la tendance des parents à accorder plus d'importance à la santé de leurs enfants qu'à leur propre santé. Imaginez que vous vous réveillez la nuit avec un terrible mal de tête. Que faites-vous? Comme la plupart des adultes, vous vous levez et, probablement, vous prenez une aspirine, puis vous vous recouchez. Il y a bien des chances pour que vous vous rendormiez et que vous soyez en forme le lendemain matin. Comment réagissez-vous quand votre enfant s'éveille au milieu de la nuit avec le même symptôme? Votre première réaction sera probablement de téléphoner à votre pédiatre. Si vous parvenez à l'atteindre, vous pouvez facilement deviner sa réponse: « Avez-vous pris sa température ? » , puis: « Écoutez, je ne pense pas que ce soit bien grave. Donnez-lui une aspirine et amenez-le moi demain matin. » Vous raccrochez, pas très fier, puis vous donnez l'aspirine à l'enfant qui se rendort... et vous aussi. Le lendemain, l'enfant se réveille normalement et réclame son petit déjeuner; il est aussi vif que d'habitude. Vous vous demandez alors s'il est bien utile de l'amener chez le médecin... La scène se déroule en général ainsi, autant l'éviter. Quand il ne s'agit que d'un mal de tête, ne réveillez pas votre médecin et ne lui amenez pas votre
enfant le Si vous avez lu d'autres livres sur la santé des enfants, vous constatez déjà que mes idées sont inhabituelles. La plupart de ces livres sont écrits par des médecins. Même ceux qui reconnaissent honnêtement la bénignité de la plupart des maladies d'enfance vous conseillent - quel que soit le symptôme ou la maladie - de « consulter votre médecin ». Mon conseil aux parents, fondé sur une longue observation de la pratique des autres médecins et sur ma propre expérience avec des milliers d'enfants, se résume en ces mots: « Évitez votre médecin dans la mesure du possible. » Il faut savoir que:
Cette ambivalence met les parents à la merci de leur pédiatre, qui, pour les rassurer, est poussé à traiter leur enfant, même s'il n'est pas gravement
malade. Cette attitude n'est pas conforme à mon éthique, mais le pédiatre qui agit ainsi reçoit une double gratification: financière et psychologique. Dans certaines régions, le problème financier est grave, car il y a de moins en moins de patients et de plus en plus de pédiatres. Ce problème risque
d'empirer dans les années à venir. Psychologiquement, le pédiatre a besoin de se sentir utile, ce qui n'est pas facile dans la mesure où la majorité de ses patients ne requiert pas vraiment ses
soins. Des enquêtes ont montré le mécontentement de nombreux pédiatres. Pour un tiers, ils songent à changer d'orientation. D'autres cèdent à la tentation d'étaler
leur pouvoir, même si les traitements qu'ils préconisent sont superflus et éventuellement dangereux. Ce comportement médical indéfendable constitue une réelle menace pour votre Les réactions de défense du corps suffisent à enrayer la plus grande partie des
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