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Des enfants sains ... même sans médecin (Dr R. Mendelsohn) :
Chapitre 17 ASTHME ET ALLERGIES : essayez le régime plutôt que
les médicaments Retour à la table des matières Chapitre précédent Chapitre suivant
Vous ne
trouverez pas le mot allergie dans la littérature du siècle passé (
[XIXème] ). Ce concept médical est relativement nouveau. Il n’est
cependant pas assez nouveau pour que soient excusés les trop nombreux médecins
qui n’accordent pas à l’allergie la place qu’elle mérite dans les
diagnostics. Je déplore que les allergies et l’alimentation – deux sujets
majeurs pour la santé humaine – soient si peu abordées dans les études de médecine
et qu’elles représentent un domaine largement ignoré de la pratique médicale
actuelle. Bien que
nous n’en soyons pas conscients, nous sommes pour la plupart d’entre nous
allergiques à des éléments de la nourriture que nous mangeons et de l’air
que nous respirons. En raison de l’ignorance des médecins, beaucoup de
maladies qui pourraient être traitées en identifiant et évitant les allergènes
responsables sont traitées avec des médicaments dangereux, voire la chirurgie.
Souvent, ce traitement inutile est pire que la maladie qu’il est censé
soigner. Les
allergies les plus fréquentes se manifestent par des rhumes, des éternuements
et de la toux. Lorsque ces symptômes n’apparaissent qu’au printemps, on
parle de rhume des foins. Certaines personnes, cependant, présentent ces
symptômes tout au long de l’année avec des obstructions nasales chroniques
qui peuvent déboucher sur d’autres infections, comme des sinusites :
d’autres allergènes que le pollen sont évidemment en cause. Les
principaux allergènes de l’environnement sont : le pollen et les
moisissures, la pollution de l’air (hydrocarbures domestiques ou automobiles,
fumée de tabac), des petites particules animales (poils, plumes ou fragments de
peau), des poussières de ménage, l’eau potable (chlorée), des fibres
contenues dans les vêtements et les couvertures (particulièrement la laine),
les cosmétiques et savons, les vaporisateurs chimiques, les piqûres
d’insectes. Les
allergènes alimentaires sont nombreux : le lait de vache figure en tête
de liste. D’autres aliments peuvent causer des réactions allergiques chez
certains enfants – produits à base de blé, gluten, œufs, poissons, tomates,
ail, agrumes – ainsi que les additifs chimiques, conservateurs, stabilisants,
colorants, aromatisants contenus dans la plupart des aliments industriels. LES
ALLERGIES SE MANIFESTENT PAR DE NOMBREUX SYMPTOMES CHEZ LES ENFANTS Les
enfants sont particulièrement susceptibles de réactions allergiques et peuvent
présenter divers symptômes : maux de tête, migraines, douleurs
oculaires, troubles de la vision, vertiges, pertes de l’audition, tachycardie
(battement rapide du cœur), nausées, vomissements, brûlures gastriques,
diarrhées, douleurs abdominales, cystite allergiques (sang dans l’urine),
fatigues, faiblesses musculaires, énurésies, troubles de la mémoire. On sait
que les enfants nourris au biberon sont au moins 20 fois plus sensibles aux
allergies que les enfants nourris au sein. Tous les
médecins sont d’accord pour rendre les allergies responsables se l’asthme
et du rhume des foins. La plupart suspectent les allergies lors de problèmes de
peau, mais ne pensent pas à l’allergie lorsque votre enfant présente un des
autres symptômes que j’ai cités plus haut. Dans ces cas, ils ont volontiers
tendance à prescrire des médicaments pour soigner les symptômes plutôt que
d’entreprendre le travail de détective
médical qui permettrait d’identifier une allergie alimentaire ou
environnementale. La méconnaissance
d’une cause allergique peut amener à un faux diagnostic et à un traitement
inapproprié, mais le diagnostic d’allergie peut également être dangereux.
Le pédiatre enverra sans doute votre enfant chez un allergologue qui n’aura
peut-être pas non plus la réaction souhaitable. La plupart des allergologues
abusent des tests cutanés, en pratiquant au hasard des douzaines qui sont
douloureux, chers et potentiellement dangereux. Ils n’ont aucune utilité,
surtout dans le domaine des allergies alimentaires et sont totalement inappropriés
quand ils recherchent, ce qui est souvent le cas, des substances auxquelles
votre enfant n’est même pas exposé. Ces tests sont utiles pour confirmer des
allergies soupçonnées et identifiées par d’autres moyens, mais il ne faut
pas les pratiquer de manière systématique. Ils ne
représentent de toute façon qu’une partie du problème. Les traitements qui
en découlent peuvent être pires que les troubles qu’ils sont censés
soulager. Si des tests cutanés révèlent une allergie à la poussière
domestique, il est évident qu’il sera nécessaire de protéger au mieux votre
enfant de cette poussière. Il est également logique d’éliminer les aliments
suspects dans le cadre d’un régime d’élimination destiné à valider ou
invalider des résultats de tests. En revanche, il est ridicule d’éliminer
certains aliments de valeur de façon permanente sans vérifier la réaction de
votre enfant, sur la seule foi d’un test. Utiliser d’emblée la technique de
l’élimination des aliments permettrait à votre enfant d’échapper au test
cutané. Le vrai
danger est que l’allergologue prescrive à votre enfant des cures de désensibilisation
par injection ou un traitement avec des antihistaminiques, des corticostéroïdes
ou des dérivés de la xanthine comme la théophylline. Les
traitements de désensibilisation sont très controversés et leurs conséquences
à long terme inconnues. Les rares études confirmées existantes sont, au
mieux, contradictoires. Elles semblent cependant suggérer que ces injections
sont parfois utiles en cas de rhume des foins, mais probablement pas en cas
d’allergies alimentaires. La question importante – non résolue actuellement
– est celle des conséquences futures possibles d’un tel traitement. Les spécialistes
ne se sont, semble-t-il, pas penchés sérieusement sur la question, bien que
ces traitements existent depuis des décennies. Des
antihistaminiques, corticoïdes ou dérivés de xanthine se trouvent dans un
certain nombre de spécialités. Certaines sont administrées par voie orale et
d’autres en inhalation. Tous ces médicaments ont des effets secondaires qui
peuvent être simplement gênants, mais qui sont parfois dangereux. Par exemple,
le traitement des enfants asthmatiques avec des stéroïdes retarde la
maturation des poumons et la croissance osseuse, et augmente le risque de
cataracte. Je
recommande aux parents de ne pas accepter les traitements de désensibilisation
et de ne donner aucun médicament à leurs enfants, sauf si la vie de ceux-ci
est en danger ou que toutes les autres alternatives ont été essayées. Si vous
suspectez une allergie, recherchez-en soigneusement l’origine. Vous n’avez
pas besoin d’un médecin pour cela. Examinez d’abord les causes possibles
dans l’environnement de l’enfant, éliminez-les une par une et voyez si les
symptômes s’atténuent ou disparaissent. Commencez un régime d’élimination
dans lequel les aliments suspects sont éliminés un par un afin de voir si un
ou plusieurs aliments sont responsables. En agissant ainsi, il est fort probable
que vous puissiez résoudre le problème. L’ASTHME
SEVERE NECESSITE UNE AIDE MEDICALE Bien que
je sois convaincu que la plupart des allergies ne requièrent aucun traitement médical,
je ne veux pas minimiser la gravité de l’asthme sévère pour lequel une
action médicale immédiate peut être indispensable. L’asthme sévère peut
menacer la vie : c’est ainsi qu’il faut le considérer et le traiter. Le rhume
des foins s’attaque principalement au nez, mais l’asthme attaque les
bronches. L’agent allergisant produit un œdème des petites bronches qui sécrètent
un mucus épais, si bien que l’air circule difficilement et que la respiration
devient très difficile. Dans les crises asthmatiques sévères, le patient éternue,
tousse et cherche son souffle ; la vie de l’enfant peut être en danger
s’il n’est pas traité immédiatement. Si cela arrive à votre enfant, précipitez-vous
chez le médecin ou, mieux, au service d’urgence d’un hôpital avant que les
voies respiratoires ne soient obstruées au point d’empêcher l’oxygénation
. Une injection d’adrénaline dégage les voies respiratoires et on a
l’impression d’un traitement miraculeux, bien qu’il ne soit que
temporaire. L’adrénaline utilisée dans ce cas est un excellent médicament,
pratiquement sans danger. Bien que
l’asthme soit, en général, d’origine allergique, il est plus difficile à
traiter que les autres allergies parce qu’il débute insidieusement et,
parfois, sans relation avec des allergènes spécifiques de l’alimentation ou
de l’environnement. Des crises d’asthme peuvent être provoquées par des
rhumes et par d’autres infections, par l’anxiété, les problèmes émotionnels
et d’autres facteurs psychologiques. Beaucoup de parents sont désemparés
parce que leur enfant apprend à déclencher des crises lorsqu’il est contrarié
ou émotionnellement déstabilisé. La fréquence des crises peut aussi être en
relation avec l’exercice, le climat et même la saison. En
contact permanent avec votre enfant, vous connaissez parfaitement ce qu’il
mange et les conditions de son environnement, et vous êtes sensibles à ses
humeurs. En conséquence, avant de consulter un médecin pour une allergie,
faites vous-même un effort afin d’en identifier la cause. C’est seulement
si vos efforts sont vains et que la maladie persiste ou devient inquiétante,
que vous avez besoin de consulter un médecin.
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