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Des enfants sains ... même sans médecin (Dr R. Mendelsohn) :
Chapitre 3
COMMENT LES MÉDECINS PEUVENT RENDRE MALADES DES ENFANTS BIEN PORTANTS ?
Chapitre précédent Chapitre suivant Quand vous menez votre enfant chez le pédiatre, il pratique un examen physique, plus souvent hâtif que consciencieux; il envisage des
examens et des radiographies, fait son diagnostic, décide d'un traitement, souvent à base de médicaments et, parfois, l'envoie à l’hôpital. Il vous donne le minimum d'explications,
ne vous demande pas votre avis, ne vous parle habituellement pas des risques du traitement et ne vous dit pas ce qu’il va coûter. Quand tout est terminé, il attend que vous
payiez la facture, même si le diagnostic était faux et si votre enfant est encore malade. En bref, les médecins n'ont pratiquement pas de comptes à rendre. On leur a appris à réprimer leurs émotions en face de la souffrance humaine, aussi ne prêtent-ils assez d'attention à douleur qu'ils
infligent et aux dommages que peuvent causer leurs traitements. Parmi les médecins, je pense que le pédiatre est le plus dangereux, justement parce qu'il semble l'être le moins.
L’image du pédiatre est souvent celle d'un homme souriant, distribuant des ballons et des sucettes à vos enfants en même temps que ses prescriptions.
Il échappe sans raison à la mauvaise réputation réservée souvent aux obstétriciens et aux chirurgiens qui risquent plus facilement d’être jugés insensibles et
avides d'argent. POURQUOI LES PÉDIATRES SONT-ILS DANGEREUX ? D'après mon expérience, la confiance inspirée par les pédiatres n’est pas méritée. En
voici les principales raisons :
UNE CLEF POUR LA SANTÉ : ÉVITEZ LES MÉDECINS ! La meilleure manière de préserver la santé de votre enfant est de ne pas le laisser s'approcher des médecins, sauf pour le traitement
urgent d'un accident ou d'une maladie qui, d'emblée, paraît grave. Si votre enfant a l’air malade, observez-le attentivement, mais ne consultez pas de médecin avant d'avoir
la certitude qu'il est sérieusement malade. La plupart des médecins ignorent le fait que le corps humain est une machine extraordinaire avec une étonnante capacité de guérison
spontanée, qu'ils ne respectent que très rarement. Évitez également de consulter les médecins lorsque votre enfant est en bonne santé (Visites de routine), car les médecins
sont formés pendant leurs études à découvrir des maladies là où il n'y en a pas. Si votre pédiatre souhaite voir votre bébé pour des visites de routine mensuelles bimensuelles ou autres demandez-lui pourquoi il le juge
nécessaire. Demandez-lui s’il connaît des études objectives indiquant le bien-fondé de ces visites. Je n'en ai jamais vues et, à mon avis, il n’en connaît pas non plus.
Les rares études existantes sont loin d’être concluantes. En l'absence de preuves de l'utilité de ces visites, je vous suggère de les éviter, Vous économiserez par la même occasion du temps et
de l'argent. Durant toutes mes années de pratique, je ne me souviens pas d'avoir jamais découvert au cours d'un examen de routine une maladie qui n'aurait pas été découverte
à temps soit par un bon interrogatoire à la première visite de l'enfant, soit par le développement de symptômes faciles à observer, J'en parlerai en détail plus loin.
Les visites de routine n'ont pas de valeur parce qu' elles sont essentiellement superficielles, et elles sont superficielles parce que
le médecin sait, en son for intérieur, qu'elles constituent une perte de temps. Une étude faite dans la ville de Pittsburgh révèle que les pédiatres consacrent à chaque
visite de routine environ 10 minutes, puis donnent des conseils sur le développement et divers problèmes pendant une moyenne de 52 secondes. Des chiffres semblables ont été cités
à New York, Baltimore, Seattle, Los Angeles et Rochester (État de New York).
Lorsque votre enfant entre dans le cabinet du pédiatre, il est presque toujours pesé et mesuré (d'habitude par une aide ou une infirmière).
C'est une partie du rituel développé par la médecine moderne pour vous donner l'impression d'en avoir pour votre argent. Les parents d'un premier enfant attendent anxieusement
pendant que l'infirmière pose leur bébé hurlant sur la balance ou leur demande d'étendre la jambe du bébé pour pouvoir mesurer sa taille. Ils soupirent de soulagement lorsque
le pédiatre arrive enfin, place les mensurations obtenues sur des courbes et annonce que leur enfant se développe « normalement ». Ils sont, au contraire, fort inquiets si on
leur dit que leur bébé prend trop ou trop peu de poids. Ce que le médecin ne leur dit pas, c'est que ce rituel n'a aucune signification médicale. On ne leur dit pas que la courbe de poids utilisée
par le médecin lui a été fournie gratuitement par l'industrie du lait en poudre. Pourquoi l'industrie a t-elle tant d'intérêt à ce que le médecin pèse votre enfant? Parce
que le gain de poids des enfants nourris au sein peut être inférieur aux courbes standard. Ils espèrent que le pédiatre, au lieu de rassurer la mère, lui dira de ne plus
allaiter son enfant et de remplacer son lait par le produit industriel dont il a chaque jour le nom sous les yeux. Il le fait trop souvent, retirant ainsi à l'enfant les avantages
énormes du lait maternel. Depuis un demi-siècle, les médecins utilisent des courbes standard de poids et de taille pour mesurer la santé des patients de tous âges.
Pour les adultes et les grands enfants, les courbes les plus utilisées ont été développées par une compagnie d'assurances et la dernière adaptation date de 1959. Le pédiatre
compare les mensurations de votre enfant aux courbes moyennes. Si ce dernier est à l'un ou l'autre extrême, il sera considéré comme anormal ». Le médecin trompe les parents dès
qu'il évalue un seul de ses patients sur la base d'une norme statistique théorique. POURQUOI LES COURBES DE POIDS SONT-ELLES FAUSSES ? Cette évaluation est trompeuse parce que les courbes sont basées sur des groupes d'individus qui peuvent ne pas être comparables à votre
enfant (différences raciales, génétiques ou d'environnement). Le médecin affirme que si votre enfant n’est pas proche de la moyenne, il est trop gras trop maigre, trop grand
ou trop petit. Si les résultats s'éloignent vraiment trop de la moyenne, le médecin risque même de mettre en œuvre un traitement ... Cette pratique indéfendable me rappelle la définition que j'ai une fois entendue du rôle de l'avocat, dont la fonction, disait-on, était
« de créer des problèmes dans l'esprit de ses clients pour prendre ensuite largement le temps de les résoudre, en en tirant le plus grand profit.»
C'est ce qui arrive quand un pédiatre prend prétexte d'écarts par rapport au poids et à la taille « normaux » pour traiter votre enfant. Comparer un enfant à des courbes de poids et de taille est non scientifique, d'autant plus si ces courbes ne sont pas valables. En ce
moment même, plusieurs médecins remettent en cause les normes de courbes fournies par l'assurance Metropolitan Life, qu'ils considèrent comme trop basses.
L'assurance se prépare à modifier ses courbes, mais d'autres médecins contestent cette modification ! Quel que soit le résultat, une chose est certaine : les médecins
vont ignorer cette péripétie et continuer à comparer votre enfant à toute courbe en vigueur comme si elle avait été fournie par une Puissance Supérieure et gravée dans la
pierre. Selon certaines études, les courbes de poids et taille utilisées pour les enfants sont encore moins que celle des adultes. Elles sont, par
exemple, complètement inutiles pour l'étude du développement des enfants noirs, dont la croissance est différente de celle des enfants blancs. Les courbes ne prennent pas non
plus en considération les facteurs héréditaires, comme si un enfant dont les parents sont tous les deux petits devait avoir la même taille que celui dont les parents sont
grands. Une autre raison pour laquelle je n'aime pas les courbes de poids est qu'aucune norme n'a été établie pour les enfants nourris au sein,
dont le poids est inférieur à celui des bébés nourris au biberon (ce qui est tout à fait normal, et même bénéfique), et on n'a pas encore réussi à prouver que Dieu s'est
trompé en créant des seins qui ne produisent pas les laits proposés dans le commerce. Cela n'est malheureusement pas clair pour tous les pédiatres et si votre enfant ne gagne
pas assez de poids à leurs yeux, ils risquent bien de vous conseiller l'adjonction de lait en poudre, ce qui est mauvais pour vous et encore pire pour votre enfant. Je crois
fermement que l'allaitement maternel est un élément vital dans la santé des enfants, non seulement dans premières années de vie, mais également pour plus tard. L'utilisation de courbes standards est un exemple d'une chose bonne en soi qui devient ridicule quand on en abuse. Ces normes sont basées
sur de petits groupes d'enfants, elles ont été établies il y a longtemps, elles comparent souvent des pommes et des oranges et ne font pas de différences entre bébés nourris
au sein et ceux qui sont nourris au biberon. Je me répète : votre pédiatre ne connaît absolument pas le développement normal des bébés nourri au sein et il se trompe s'il vous
affirme que votre enfant nourrit au sein ne grandit pas assez. Si votre bébé est en santé, n'écoutez pas votre pédiatre penché sur ses tablettes ! Je ne suis pas le seul à penser que ces courbes font plus de mal que de bien : ma position est partagée par beaucoup d'autres médecins. Si un pédiatre peut traiter un enfant sur la base d'informations venant de courbes non valables, il n'est pas difficile d'imaginer son comportement lorsqu'il a
en face de lui un enfant présentant de réels symptômes ... Dans la plupart des cas, les problèmes causés par les courbes de poids se limitent à une perte de temps et d’argent et à la création
d'angoisse chez les parents. Cependant, ces dernières années, elles ont amené à un abus majeur : l'utilisation d'œstrogènes et d'autres hormones pour tenter de modifier la
croissance d'enfants censés devenir trop grands ou trop petits. On ne sait pratiquement rien des conséquences de tels traitements. Ces dernières années, les journaux médicaux ont publié beaucoup d'articles sur l'utilisation des œstrogènes pour freiner la croissance
des filles. Un de ces articles affirme que ces traitements sont «sûrs» et il faut lire en détail le texte pour trouver la liste des effets secondaires: nausées matinales,
crampes nocturnes, thrombophlébites, urticaire, obésité, hypertension, troubles des règles, suppression des hormones hypophysaires, migraines, aggravation d'un diabète,
lithiase vésiculaire, artériosclérose, cancer du sein ou des organes génitaux et stérilité. L'article note également que« nous n'avons pas le recul nécessaire en nombre d'années
pour juger de la formation éventuelle de néoplasies (cancers). » Combien de médecins qui recommandent ce traitement parlent à leurs patients de ces effets secondaires ? Les risques auxquels on s'expose lors des examens médicaux de routine sont réels, aussi devriez-vous vous occuper le plus possible vous-même
de la santé de vos enfants.
Du chapitre : les références de l'auteur
Les problèmes posés par les visites de routine des nouveau-nés sont étudiés dans un article de Robert A. Hoekelman, médecin au Département de pédiatrie de l'université de
Rochester (Pediatries, décembre 1980). Retour à la table des
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