Colloque pour gros investisseurs


 

Organisé le 5 juillet 2002 à Ottignies, dans la « ferme » Douaire, près du centre commercial, se tenait l'après-midi un colloque qui a réuni quelque 150 personnes, parmi lesquels devaient se trouver quelques gros investisseurs.

Sur la scène, se trouvaient des représentants de la Région wallonne. Contrairement à leurs affirmations tenues le 25 janvier 2001 (*) au Moulin de Beez (Namur), où la superposition des cartes définissant les zones non aedificandi était édifiante, maintenant, il y a de la place ! … Les investisseurs sont, dès lors, chaudement invités à ouvrir leurs bourses. Une facilitatrice a été engagée.

Avec 13 jours d'avance (!), ce colloque avait également pour but de présenter ce que le gouvernement wallon allait approuver. (Quand on sait que ce gouvernement est issu d'un parlement qui ne publie pas ses résultats électoraux, son avis ne peut être que de pure forme)

Suivit le bla-bla habituel dans ce genre de réunion : conditions d'octroi du permis (les écrits étant abscons, les investisseurs ont besoin d'être rassurés par de bonnes paroles ... ), rejet de ceux qui ont « acheté la vue » (NIMBY), couleur du mât pour une meilleure intégration au paysage, nombre d'oiseaux décédés (un demi par an et par éolienne), ... et, nouveauté, la présentation de la facilitatrice (qui serait probablement plus convaincante à bord d'un yacht).

La meilleure intervention revient, selon moi, à une autre femme : l'échevine de Perwez. Située entre les « directives » de la Région et les dossiers de demande de permis, entre le marteau et l'enclume, elle sait de quoi elle parle !

Bernard LEDRU


(*) Quelques mois plus tôt, les mêmes soutenaient qu'il n'y avait pas assez de vent en Wallonie (cfr la carte des vents de la Région wallonne, jamais publiée sur Internet)


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