Comment ça marche ?

Le compostage est "un processus par lequel des matériaux biodégradables sont mis ensemble pour être convertis en un amendement humifère stabilisé, grâce au travail d'organismes biologiques vivants sous conditions contrôlées."

Le compostage est un processus naturel ! Les dizaines d'espèces de micro-organismes et de petits animalcules se développent par millions sur les déchets organiques et se nourrissent de sucres, de protéines, de cellulose et d'autres constituants des matières organiques. Le but des méthodes de compostage est d'optimiser les techniques afin que les différentes vagues de micro-organismes se développent dans des conditions favorables et dans des délais raisonnables.

Les êtres vivants (décomposeurs du compost)

Voyons les organismes les plus actifs. Ils peuvent être classés en deux catégories:

    1. Les bactéries
    2. Les champignons
    3. Les actinomycètes

Les micro-organismes

  1. Les bactéries
  2. Bac(Taille: quelques microns.)

    De tailles et de formes variables (souvent filamenteuses). Elles sont toujours présentes dans la masse des déchets organiques dès le début du processus. Elles restent actives durant tout le compostage et en particulier à haute température. Elles se multiplient très rapidement. Cette multiplication rapide et en grand nombre d'espèces différentes permet l'utilisation de résidus organiques "tout venant".

  3. Les champignons
  4. Champignons du compost(Taille: quelques microns à quelques millimètres.)

    Ils agissent surtout sur les matières qui résistent aux bactéries. Ils ont donc un rôle capital. Les champignons ne résistent pas à des températures supérieures à 50 °C; ce qui explique qu'on les retrouve plus particulièrement en périphérie du compost. On peut voir apparaître à la surface du compost des champignons macroscopiques, mais ceux-ci ne sont que la manifestation externe du mycélium microscopique se trouvant à l'intérieur du compost.
    Les champignons sont également les seuls à encore pouvoir travailler dans un compost plus sec, là ou les autres ont abandonné la partie

  5. Les actinomycètes

Actinomyc败s(Taille: quelques microns.)

Ce sont des sortes de bactéries filamenteuses, ils agissent plus tardivement que ces bactéries et les champignons et se multiplient moins rapidement. Les actinomycètes sont actifs dans les derniers stades du compostage. Ils se sont spécialisés afin de s'attaquer aux structures plus résistantes comme la cellulose, l'hémicellulose et la lignine (constituants du bois notamment).

A côté de ces trois types de micro-organismes, on retrouve également dans le compost, des algues, des virus, des protozoaires,...

Les macro-organismes

Les macro-organismes sont très diversifiés dans le processus du compostage. Les lombrics du compost, par exemple, agissent au début du processus, sur des éléments peu décomposés (après la phase thermophile). Les grands lombrics quant à eux entraînent dans leurs terriers des fragments de feuilles ou même des feuilles entières. Ils intègrent ainsi un mélange de débris organiques et leurs excréments constituent un milieu idéal pour les activités microbiologiques du solqui conduisent à l'élaboration du compost mûr.
Beaucoup d'autres macro-organismes apparaissent, surtout dans la phase de maturation du compost.

Les principaux macro-organismes du compost sont les vers de compost ou de fumier (de plusieurs genres), les insectes, les acariens, les gastéropodes, les myriapodes, les cloportes, etc...

A titre indicatif, voici un tableau reprenant la quantité d'êtres vivants
que l'on peut trouver dans un kilo de compost en activité. (source: DGNRE-1999)
TYPES D'ORGANISMES NOMBRE PAR KILO DE COMPOST
Bactéries 1.000.000.000 à 10.000.000.000
Actinomycètes 1.000.000 à 100.000.000
Champignons 10.000 à 1.000.000
Algues 10.000.000
Virus Indéterminé
Protozoaires Jusque 5.000.000.000
Vers de compost Jusque 1.000
Collemboles 10.000
Autres insectes et larves 2.000
Acariens 10.000
Crustacés (cloportes) Jusque 1.000
Gastéropodes (escargots, limaces)  20

Le processus

Ces différents organismes ne vivent pas dans les mêmes conditions de température et ne se nourrissent pas tous des mêmes substances. En se nourrissant de ces matériaux et en les digérant, les organismes produisent de nouvelles matières (humus) qui sont consommées par d'autres.

Au cours du processus de compostage la composition des produits organiques change dans la matière, de même que les communautés vivantes.

Au début du compostage, seuls les micro-organismes sont actifs. Cette phase, pendant laquelle beaucoup d'oxygène est consommé, et pendant laquelle la température monte, est appelée phase de décomposition. (comprenant les phases mésophile, thermophile, et de refroidissement)

Le processus de digestion commence dès que nous rassemblons les matières organiques. Les micro-organismes entrent en action, ils utilisent des enzymes qui détruisent d'abord les parois cellulaires des tissus tendres. Quand les parois cellulaires sont percées, le contenu de la cellule coule, et il reste une structure molle. C'est ce que l'on peut appeler "pourrir". Dans cette phase, les bactéries sont à l'oeuvre. Les éventuels effets négatifs du pourrissement tels que l'odeur d'acidité sont réduits à néant par la présence de matériaux structurés et par une aération régulière assurée par le brassage des matières.

Une autre conséquence de l'activité des micro-organismes est l'élévation progressive de la température (phase mésophile =A), qui est particulièrement importante au début du processus de compostage. L'énergie présente dans les matières organiques est transformée en chaleur.

Les 4 phases de la température

Dans un grand tas de compost, la température peut atteindre de 50 à 60°C et parfois plus (70 à 80°C dans des tas de plusieurs dizaines de m3) (phase thermophile =B). Lorsqu'on atteint de telles valeurs, la digestion est la plus rapide. Dans la zone chaude les germes de maladies et les graines adventices éventuellement présents dans les déchets de jardin sont neutralisés.

On peut comprendre que la phase de décomposition  est jumelée avec une réduction de volume perceptible. La réduction qui se produit les premiers jours après la mise en tas, ou après le remplissage d'un bac (ou d'un fût) est à imputer au poids propre et à la perte de structure de la matière qu'on a apporté. La transformation de la matière carbonée sous forme de CO2 volatil et l'évaporation de l'eau constituent les autres sources de réduction du volume.

La température redescend progressivement (phase de refroidissement =C) et les champignons colonisent la matière. Sous 30°C, les micro-organismes restent actifs, mais sont dorénavant accompagnés  par des organismes de plus grande taille (phase de maturation =D) : des vers de compost, des acariens, des collemboles, des cloportes, des coléoptères, des mille-pattes, ... ; en fait tous les macro-organismes qui vivent dans la litière, entre les feuilles, sous les arbres et branches, ou sous un morceau de bois vermoulu.

Pendant que les micro-organismes poursuivent la transformation des déchets grâce aux excrétions de leurs propres enzymes, la décomposition par les macro-organismes se passe dans leur tube digestif.

Ils grignotent les bouts de bois devenus tendres ou aspirent la substance des cellules, Le matériau est réduit en petites particules qui continuent leur décomposition dans le tube digestif et ensuite lors de la colonisation des excréments par les micro-organismes.

Le matériau perd donc tout à fait son aspect d'origine. Alors que dans la première étape (avant la phase de maturation), les feuilles étaient brunes et douces et restaient reconnaissables, une fois que les vers (pour les parties tendres) ou les collemboles (pour les parties plus dures) s'y mettent, on ne trouve plus que des "miettes".

Ces particules ont une surface totale mille fois plus développée que la surface originelle de la feuille. Sur cette énorme surface, d'autres micro-organismes se mettent au travail.

La transformation finale de la matière organique en éléments nourriciers, eau et oxygène est appelée "minéralisation". Les substances minérales formées sont les nutriments pour la plante. Au fur et à mesure de la décomposition des matières organiques, l'humus se forme.

Le rapport Carbone/Azote (C/N)

Pour faire un compost, il ne suffit pas de mettre n'importe quelles matières organiques dans un fût ou sur un tas. Il faut faire attention aux quantités de Carbone et d'Azote apporté. Pour que le compostage se fasse dans des conditions optimales, le bon rapport Carbone/Azote doit être de 20-30.

Les chaînes chimiques carbonées sont utilisées par les organismes comme source énergétique, qui donnera du CO2 gazeux et de la chaleur. Pour leur croissance (synthèses protéiniques), ils utiliseront les dérives azotés.

Les matières carbonées (C).

Ce sont en général les déchets Bruns, Durs et Secs, comme par exemple les branches, feuilles mortes, papier, carton. Ils contiennent beaucoup plus de carbone que d'azote.

Les chaînes carbonées (glucose, cellulose, lignine,...) constituent la source d'énergie des décomposeurs et sont pour la plupart transformées en chaleur et en dioxyde de carbone
(ex: Glucose: C6H12O6 + 6xO2 -> 6xCO2 + 6xH2O + 694Kcal par môle).

On pourrait croire que, comme ils sont riches en énergie, ils vont être vite transformés. Mais comme ces matériaux ne contiennent pas beaucoup d'azote, les décomposeurs n'y trouvent pas les éléments nécessaires à leur croissance ainsi qu'une humidité suffisante. Leur décomposition sera donc assez lente. C'est la raison pour laquelle ils seront mélangés avec des matériaux azotés.

Les matières azotées (N).

Ce sont en général les déchets Verts, Mous et Mouillés, comme les épluchures de fruits, les restes de légumes et tonte de gazon.

Ils sont facilement digérable, les micro-organismes y trouvent des sucres et protéines en abondance pour se nourrir, se développer et se reproduire. Ils sont suffisamment humides (avec parfois un taux d'humidité supérieur à 80%). Ils posent de ce fait un problème important: étant donné qu'ils sont sans structure, ils ne laissent pas circuler l'air et n'assurent pas bien l'élimination de l'eau excédentaire. Si on travaille uniquement avec des matières azotées, on risque d'obtenir une substance visqueuse et la formation d'odeur désagréable (processus anaérobiques). Elles seront donc mélangées avec des matières carbonées.

Notons qu'il est possible de n'utiliser que des déchets azotés et sans les fâcheuses odeurs grâce au lombricompostage.

Il faut donc mélanger judicieusement ces deux types de matériaux pour avoir un bon rapport Carbone/Azote; ce rapport doit être théoriquement entre 20 et 30. Cela ne veut pas dire qu'il faille 20 à 30 fois plus de matières carbonées que de matières azotées !.. Il faut que la quantité de carbone (C) soit 20 à 30 fois plus importante que la quantité d'azote (N) en fonction de leur composition chimique [voir Tableau].
Rem: Pour voir les matières compostables allez voir: [Quoi Composter?]

Voir aussi: Exemple de calcul du rapport C/N d'un mélange.

L'humidité

Elle doit si situer aux alentours des 50-60%. L'eau est nécessaire au développement des micro-organismes. Elle sera apportée principalement par les composés azotés (et l'arrosage).
Un manque d'eau va ralentir la décomposition mais un surplus va également ralentir le compostage et peut provoquer un processus anaérobique qui favorisera les mauvaises odeurs.

Il faut là aussi faire attention à mélanger des matériaux humides et secs.

L'élévation de la température dans un tas va provoquer un phénomène d'évaporation, il faudra y faire attention et rectifier si nécessaire par un arrosage.

Le test de la poignée

Vérification de l'humidité sur un compost en formation.
Prenez une poignée de compost dans la main et pressez-la.

    • Si quelques gouttes perlent entre les doigts et que le matériau ne se disperse pas quand vous ouvrez la main, le compost à une bonne humidité.
    • Si un fin filet d'eau s'en échappe, il est trop mouillé.
    • Si rien ne coule et que le paquet se défait, il est trop sec.
Le test de la tige métallique

Vérification de l'humidité sur un compost jeune. Après 2 ou 3 jours, enfoncer une tige ou un tuyau en métal dans le compost (jusqu'au cœur si possible). Après 10-15 minutes retirez l'objet:

    • S'il est chaud et humide, le compostage se passe bien et a une bonne humidité.
    • S'il est froid et humide, il est probablement trop mouillé.
    • S'il est chaud et sec, il n'y a probablement pas assez d'eau.

L'aération

Comme pour nous, l'oxygène est indispensable à la vie des organismes. Une bonne aération engendrera une bonne décomposition des matières organiques (si les autres paramètres sont présents). Par contre, une mauvaise aération déclenchera des processus anaérobiques qui produiront de mauvaises odeurs !

L'aération sera assurée principalement par des matériaux structurant. C'est le second rôle des matières carbonées qui sont plus sèches et plus dures que les azotées. La présence de lignine plus dure dans leur composition fait qu'ils gardent une certaine granulométrie, importante surtout en début et milieu de processus. En fin de processus, quand les éléments seront déstructurés, les vers de compost se chargeront de l'aération interne.

Le brassage relance le processus

Pour garder une bonne oxygénation, les retournements sont importants. Ils permettront de mélanger les matériaux (pour qu'ils soient tous bien "attaqués") et d'entretenir l'aération (qui diminue à cause du tassement). Le retournement redonne un coup de feu au compost, le processus biologique redémarrera et la température va de nouveau augmenter. Les relevés de température dans un tas l'illustrent bien (graphique ci-contre).

Dans un fût, l'aération se fera à l'aide de la tige aératrice. Dans un lombricompost, le brassage des vers suffira à assurer l'aération.

Quoi composter ?

Nous avons vu les déchets compostables selon leur composition, humidité et structure.
Vous trouverez ci-dessous des listes (non exhaustives) des matières compostables et non-compostables.

Les matieres compostables

Les matieres non-compostables

matières compostables

matières non-compostables

Le compost, pour quoi faire ?

Le compost, une fois terminé, sera utilisé comme amendement de sol. Sur votre potager bien sûr, mais également sur vos parterres de fleurs, sous vos arbres fruitiers, ou encore dans vos jardinières et plantes d'intérieur.

Les propriétés formidables du compost sont principalement dues à la formation des complexes colloïdaux argilo-humiques. L'utilisation du compost est intéressante à plusieurs points de vue:

Effet sur la structure du sol:

    1. amélioration de la structure du sol par augmentation des agrégats (pénétration des racines facilitée et exploitation du sol favorisée);
    2. meilleur perméabilité à l'air et à l'eau;
    3. meilleur rétention d'eau (effet éponge);
    4. réduction importante de l'effet du gel, de l'érosion (de l'eau et du vent) et diminution de la dessiccation par ventilation;
    5. le compost de couleur foncée, augmente l'absorption des rayons solaires (réchauffement).

Effets sur les caractéristiques physico-chimiques du sol:

    1. en se minéralisant, le compost fournit des substances nutritives progressivement assimilables par les plantes;
    2. le compost bien mûr évite une acidification du sol ou corrige l'acidité d'un sol par effet tampon.

Effets sur la biologie:

    1. la présence de micro-organismes divers dans le compost, augmente l'activité biologique du sol qui fixe par exemple l'azote de l'air ou rend assimilable par les plantes du soufre, du phosphore, des oligo-éléments,... contenu dans les roches;
      (Cette activité biologique favorisée, répercute elle-même ces effets sur la structure du sol et ces capacités physiques et chimiques)
    2. l'activité microbienne limite le développement d'organismes pathogènes (directement dans le sol ou dans les plantes par absorption par celle-ci de substances actives, d'hormones ou d'antibiotiques);
    3. meilleur développement racinaire (mycorhizes plus actifs).
Le complexe argilo-humique.

Les complexes argilo-humiques sont des grumeaux, chacun étant un ensemble de grains de sables et limons liés en agrégat par de l'argile floculée (colloïde).
L'absence de ces complexes donne certaines structures de sol défavorables au développement des plantes:

Les sols sableux sans aucunes liaisons:
    • ils sont filtrants, ne retiennent pas l'eau qui s'écoule en profondeur si le sable est grossier;
    • ils se tassent et forment une croûte si le sable est très fin.
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Les sols argileux sans aération:
    • ils sont asphyxiants, imperméables à l'air et à l'eau;
    • ils offrent une grande résistance à la pénétration des racines;
    • ils sont difficiles à travailler.
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Par contre, les sols grumeleux avec de bons complexes argilo-humiques sont les plus avantageux:
    • ils laissent s'écouler l'excès d'eau mais en retiennent assez dans un réseau capilarisé;
    • ils assurent une bonne aération;
    • ils facilitent la pénétration des racines;
    • ils jouent un rôle important dans les propriétés physico-chimiques du sol.
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Pour le potager

L'utilisation du compost sur le potager ne doit pas être raisonnée comme l'application d'un fertilisant qui doit être apporté à de justes doses. Le compost est une matière organique végétale de grande qualité. Son épandage doit être envisagé comme un facteur général d'amélioration de la structure et de la fertilité du sol. La quantité épandue ne doit donc pas être calculée au kilo près !

Voici un tableau qui peut vous aider à estimer la quantité de compost à étaler sur votre jardin:

Quantité de compost au potager à l'Are

Type de sol / de plante Exemple de plante Quantité (KG) Quantité (M3) Épaisseur (Cm)
Sol pauvre ou
Plantes exigeantes
Pomme de terre, choux, tomate, potiron, concombre,... 1.000 - 1.250 2 - 2,5 2 - 2,5
Plantes moyennement exigeantes Laitue, épinard, oignon, carotte,,... 750 1,5 1,5
Sol pauvre ou
Plantes peu exigeantes
Haricot, petits pois, radis, fraisier,... 250 - 500 0,5 - 1 0,5 - 1
Sol riche et
Plantes  exigeantes
Pomme de terre, choux, tomate, potiron, concombre,... 250 0,5 0,5
Sol riche et
Plantes  moyennement exigeantes
Laitue, épinard, oignon, carotte,... 500 1 1

Remarquons que la densité du compost peut varier de 500 à 800 Kg/M3.

Le compost est étalé sur le sol et est incorporé par griffage/binage dans les 5-10 premiers centimètres du sol. Il peut être appliqué mi-mûr en début d'hiver, il continuera alors lentement sa maturation, ou mûr au début de printemps. Par son apport, la "vie du sol" va être réactivée et entretenue, il ne sera même plus nécessaire de bêcher le potager...

Le compost peut aussi être réparti en paillis de +/- 2 cm d'épaisseur au pied des légumes à fruit (tomates, concombres, potirons, fraisiers,...).

Voici 2 "recettes" de terreaux qui peuvent vous être utiles au jardin:

Recettes de terreau

Produit Semis (Litres ou Gr) Rempotage (Litres ou Gr)
Terre 3 L 4 L
Compost 3 L 4 L
Sable 3 L 2 L
Chaux dolomique 30 Gr 30 Gr
Os moulus 25 Gr 35 Gr
Farine de plume ou de sang - 45 Gr

Pour le jardin d'agrément

Le compost sera ici aussi incorporé dans les premiers centimètres du sol.

Quantité de compost au jardin d'agrément à l'Are

Type de sol / de plante Quantité (KG) Quantité (M3) Épaisseur (Cm)
Sol pauvre ou
Plantes exigeantes
800 - 1.000 1,6 - 2 1,5 - 2
Plantes moyennement exigeantes 600 - 800 1,2 - 1,6 1 - 1,5
Sol pauvre ou
Plantes peu exigeantes
400 - 600 0,8 - 1,2 0,5 - 1

Autres utilisations du compost:

Pour semer une pelouse ou des plantes d'ornement: 8 - 10 Kg / m2 et mélanger jusqu'à 10-15 cm.
Pour planter arbres ou arbustes: mélanger 20% de compost avec la terre dans le puits de plantation.
Pour protéger le sol, en couche de paillis: répartir une couche de 3-5 cm en surface sans mélanger.

Le compost peut aussi être réparti en paillis de +/- 2 cm d'épaisseur au pied des plantations.

Pour les jardinières

Le compost est mélangé dans les proportions suivantes:
- Pour de nouvelles jardinières, mélanger 40% avec de la terre ordinaire.
- Pour remplir d'anciennes jardinières: mélanger 20 à 30% de compost avec l'ancien terreau.

Valoriser un vieux terrain en friche

Vous avez un vieux terrain en friche, un jardin inexploité depuis des années, une prairie,... que vous désirez récupérer afin d'y faire un potager ou un parterre (ou encore une belle pelouse).

Le compost va vous aider:

  1. Fauchez à ras ou tondez le terrain (de préférence à l'automne);
  2. Si le sol est trop sec, mouillez-le ;
  3. Couvrez la surface à traiter de cartons blancs ou bruns non colorés et mouillez-les si nécessaire;
  4. Recouvrez-le tout de 5-10 cm de compost mûr.

L'année suivante, le carton aura été décomposé et la plupart des "mauvaises herbes" auront disparu (le carton et la couche de compost les auront empêché de pousser). Vous pouvez utiliser ce terrain ainsi récupéré...
Entretenez cette surface en ajoutant 2-3 cm de compost par an (ou plus selon l'usage).