Le Festival International du Film de Venise pourrait ne plus se dérouler dans le Lido, principale île de Venise, suite aux critiques croissantes
concernant les coûts générés par l'organisation de cet évènement.
Franco Bernabe, président de la Biennale de Venise a déclaré jeudi qu'il voulait explorer toutes les possibilités de déménagement du centre de Venise.
Le festival se déroulera du 27 août au 6 septembre l'année prochaine. Ce n'est pas notre tâche de trouver un nouvel emplacement, déclare
Bernabe, mais celle de la ville de Venise qui accorde à la Biennale certains emplacements pour son organisation.
La plainte principale de Bernabe concerne les coûts exhorbitants des hotels du Lido. "Ils exigent des prix exhorbitants que personne ne peut payer, même
pas les compagnies de production, un hotel a ainsi doublé ses prix de 365 à 740$, il y a deux ans", déclare Bernabe. "Nous devons agir avant que le Festival ne meurre".
Nombreux sont ceux qui considèrent que le Lido n'est pas l'emplacement adéquat pour l'organisation de la Biennale. Mais si les directeurs précédents du Festival, Alberto
Barbera et Gian Luigi Rondi, considéraient l'idée de déménager comme "fascinante", ils la déclaraient difficile à concrétiser...
Les pluies diluviennes qui s'abattent depuis cinq jours sur le nord de l'Italie ont entraîné l'évacuation de plus
de 6.500 personnes, tandis qu'un homme a trouvé la mort, emporté par les eaux d'une rivière.
La Lombardie, dont la capitale est Milan, a été particulièrement éprouvée par le mauvais temps qui frappe une partie
de l'Europe et en particulier le sud-est de la France.
Les rivières Lambro, Seveso et Olona sont sorties de leur lit, inondant la périphérie de la capitale économique de
l'Italie et Monza, au nord-est.
Dans cette banlieue, un homme de 41 ans, tombé dans le Lambro en crue dans la nuit de mardi à mercredi,
est porté disparu, a annoncé mercredi la préfecture.
Deux cents personnes ont été évacuées et de nombreux habitants invités à se réfugier dans les étages supérieurs de leur maison.
Pour l'ensemble de la province de Milan, 1.226 personnes ont été évacuées, selon un pointage provisoire de la protection civile.
Des quartiers entiers en périphérie de la capitale économique italienne ont été inondés.
Le trafic des bus et des automobiles devait se faire au pas et une ligne du métro a été arrêtée.
Dans la région de Lodi, à une trentaine de kilomètres à l'est de Milan, plus de 3.000 personnes ont dû être évacuées
en raison de la crue de l'Adda.
La ligne de chemin de fer reliant Milan à la ville de Lecco, plus au nord, a été paralysée par un glissement de terrain.
Le ministre de la Justice, Roberto Castelli, s'est rendu sur place pour se rendre compte de l'organisation des secours.
Il a assuré que "le gouvernement réduirait au minimum la bureaucratie pour venir en aide aux sinistrés".
A l'extrême nord de la Lombardie, en Valtellina, 1.500 personnes ont été contraintes de quitter leur maison dans la province
de Sondrio en raison des glissements de terrain.
De nombreuses routes sont coupées et les écoles fermées jusqu'à nouvel ordre. La protection civile a fait parvenir 400 lits
pour les évacués.
Quelque 14.000 habitants sont par ailleurs isolés dans la région de Bergame, toujours à cause de déplacements de terrain.
Selon les spécialistes en hydrologie, le bassin du Pô est complètement saturé mais une accalmie a été enregistrée mercredi dans
les précipitations.
Dans le Piemont (nord-ouest), les eaux du lac Majeur dépassent de 53 cm la cote d'alerte. De nombreuses routes nationales ou
départementales sont coupées. Dans la région d'Alessandria, les ponts, routes et habitations ont subi d'importants dégâts.
Plus à l'est, en Frioul-Vénétie-Julienne, la situation est toujours préoccupante à Pordenone où 500 mm de pluie sont tombées
au cours des dernières 24 heures.
Le fleuve Noncello est sorti de son lit et la municipalité a fait évacuer 1.200 personnes des quartiers touchés pour les héberger
dans un complexe sportif.
Les archives du Palais de justice ont été inondées, les écoles sont fermées, la circulation est impossible sur deux routes nationales
voisines et la sortie d'autoroute est fermée.
Enfin, les habitants de Venise ont les pieds dans l'eau depuis 12 jours et ils ont ressorti leurs bottes tandis que de
nombreuses passerelles ont été installées.
La Ligurie au nord-ouest, touchée en début de semaine, l'Emilie-Romagne et la Lombardie au nord, ont demandé à bénéficier
de l'état d'urgence pour bénéficier d'aides spéciales. Le Conseil des ministres devrait statuer sur ces demandes vendredi.
Le chef de la protection civile, Guido Bertolaso, s'est rendu à Milan mercredi pour faire le point sur la situation.
La protection civile a mis de nombreux moyens à la disposition des zones sinistrées alors que 1.000 de ses hommes sont déjà
engagés sur le volcan Etna en Sicile ainsi qu'en Molise (centre-est), victime d'un tremblement de terre le 31 octobre dernier.
La digue de Venise va-t-elle finir par être construite ? Destiné à fermer les entrées de la lagune de la cité des Doges
en cas de montée des eaux, cet ouvrage mobile baptisé Moïse vient de décrocher une enveloppe de 450 millions d'euros.
Le gouvernement italien a accordé cette somme pour financer sur une période de 3 ans le démarrage du chantier.
Cette décision requiert encore un ultime feu vert du Comité interministériel de programmation économique (CIPE), vendredi.
Dès son arrivée au gouvernement, le ministre des travaux publics, Pietro Lunardi, avait apporté son soutien au projet et
envisageait d'interdire l'entrée des pétroliers dans la lagune.
Conçue dès 1984, la digue de Venise se compose en réalité de trois portes métalliques mobiles qui seront plaquées au fond
de l'eau, au niveau des trois passes d'entrée dans la lagune. En cas «d'acqua alta», ces portes seront capables de se redresser
à la verticale de façon à fermer l'accès à la mer Adriatique. Au total, le projet devrait nécessiter un investissement de quelque
3,5 milliards d'euros, ce que contestent les détracteurs du projet. Les défenseurs de l'environnement y voient en effet un risque
majeur pour la faune et la flore, et chiffrent Moïse à 4 à 5 milliards d'euros. Le ministre de l'Environnement, Altero Matteoli,
répond que toutes les garanties ont été obtenues en la matière.
Le projet de digue mobile Moïse destiné à protéger Venise des inondations a été officiellement approuvé vendredi par le gouvernement
italien et doté d'un premier financement de 450 millions d'euros.
Le feu vert a été donné au cours d'un Comité interministériel de programmation économique (CIPE) présidé par le ministre de
l'Economie Guimlio Tremonti.
Le projet Moïse, imaginé en 1984, prévoit de poser des digues mobiles au fond des trois passes de la lagune afin d'éviter les
inondations régulières à Venise.
L'objectif est de trouver une solution à "l'acqua alta", le phénomène des marées hautes à Venise, et les digues devraient
se lever dès que les marées atteignent les 110 cm.
Le projet coûtera à terme environ 3,5 milliards d'euros et les digues devraient être opérationnelles dans huit ans, selon les
promoteurs du projet.
Les détracteurs de ce projet, des associations italienne de défense de l'environnement, estiment pour leur part que le projet
coûtera 4 à 5 milliards d'euros et qu'il faudra plus de 10 ans pour le rendre opérationnel.
Elles proposent à la place de ce projet l'interdiction du trafic des bateaux de croisière, des pétroliers et des cargos
à l'intérieur de la lagune en construisant des quais à l'extérieur, la réduction de la pollution, la protection des zones les
plus basses de la cité et des travaux de régulation de eaux.
Lors du 30ème anniversaire de "Salvare Venezia con la Laguna", une coalition des groupes environnementaux et de citoyens,ce jeudi,
a réclamé lors du congrès du Patrimoine Mondial de l'Unesco, des mesures immédiates pour protéger Venise contre le plan du
gouvernement italien pour empêcher son inondation.
En quelques mois de travail seulement, le nombre d'inondations de la place Saint-Marc pourrait être réduite sensiblement," a déclaré
Stefano Boato de l'EcoIstituto Veneto, un membre de la coalition.
La ville de Venise, ainsi que sa lagune font partie du Patrimoine Mondial de l'UNESCO.
L'Unesco a déjà joué un rôle central en organisant l'aide mondiale pour la ville après l'inondation désastreuse en novembre 1966.
Venise se trouve entre 80 et 200 centimètres (2,6 et 6,6 pieds) au-dessus du niveau de la mer. L'administration de la ville
de Venise soulève maintenant systématiquement les points les plus bas de la ville .
Dans son appel à l'Unesco, Salvare Venezia con la Laguna a averti que les efforts de gouvernement italien de
forcer l'approbation d'un système controversé des digues, généralement appelée le projet MoSE, menace l'écosystème de la lagune.
Le module électromécanique expérimental (MoSE), comporte la construction de 79 portes à trois admissions dans lagune.
Quand l'élévation des eaux dépasse de 1,1 mètres (43 pouces) au-dessus de la normale, de l'air sera injecté dans les portes creuses,
les entraînant à se lever, empêchant l'eau de mer d'entrer dans la lagune et empêchant de ce fait l'immersion de Venise.
"le MoSE a mal évalué les incidences de ce plan sur l'environnement en 1998," a expliqué l'ancien sénateur italien Giorgio Sarto,
porte-parole de Salvare Venezia con la Laguna.
La Commission nationale d'évaluation des incidences sur l'environnement de l'Italie, dont la revue a été exigée en vertu de la loi,
a donné aux digues une évaluation négative. Le projet entier est insoutenable et démodé, a déclaré la Commission. Sa construction
et son entretien auraient des impacts lourds et permanents sur la lagune.
La commission a souligné que le projet des digues de MoSE n'est ni expérimental, ni progressif, ni réversible -
exigences principales en vertu des lois spéciales de l'Italie pour Venise - et ne respecte pas ainsi le principe de précaution.
Le projet de MoSE menace la lagune de Venise, déclare encore Paolo Perlasca du bureau de WWF/Italy's Venise, qui soutient une
campagne plus progressive et plus réversible de protection pour la lagune.
Les climatologues avertissent que le système de digues sera désuet si le réchauffement de la planète entraîne
une élévation significative du niveau de la mer au cours du siècle à venir, a expliqué Sarto.
La ville de Venise et les conseils de province de Venise ont donné une évaluation négative
"aux travaux complémentaires" qui composent la première phase du projet de MoSE.
Salvare Venezia con la Laguna soutient une stratégie alternative pour protéger Venise,
approuvée par le conseil municipal de Venise en septembre, selon Boato, l'expert technique du groupe.
Si cette stratégie est employée il y aurait des interventions progressives et réversibles aux sorties
de la lagune, telles que réduire la profondeur de leurs canaux profonds d'expédition, pour limiter l'inondation de la ville.
En augmentant "la capacité dispersive" de ces sorties, les marées pourraient être réduites de 20 centimètres.
Ces mesures sont compatibles avec le traffic courant, et elles seraient expérimentales, progressives et réversibles.
Les plus bas secteurs de Venise, tels que la place Saint-Marc, qui sont plus exposés aux inondations seraient ainsi protégés.
Le niveau de pollution dans la lagune de Venise serait réduit.
Les bateaux de croisière seraient ammarrés hors de la lagune, à côté de l'île de Lido, selon les exigences de la loi spéciale
de l'Italie 1973 pour Venise, le trafic de pétrolier serait banni de la lagune.
Cette stratégie sauverait Venise immédiatement des inondations, alors que le projet de MoSE aurait besoin d'au moins huit ans
de construction, selon Boato.
Cependant, le gouvernement italien tient à commencer les travaux du projet MoSE dès l'année prochaine.
Dans le budget 2003 proposé, le premier ministre Silvio Berlusconi a promis 600 millions d'Euros
pour la première phase du projet, tout en coupant tous les autres fonds alloués à Venise - restauration architecturale,
protection de l'environnement, et entretien de canal.
Anthony Zamparutti, porte-parole international pour la campagne contre le projet MoeSE,
il s'agit d'une approche incroyablement chère pour réduire les inondations de Venise,
coûtant plus de 4 milliards d'Euros, et monopolisant ainsi l'argent essentiel à d'autres travaux essentiels à Venise et la lagune."
D'autres actions sont nécessaires pour protéger Venise, a indiqué la coalition : la morphologie de la lagune et son besoin d'hydrodynamique d'être reconstitué,
la pollution de l'eau dans la lagune, et la production et la circulation des marchandises dangereuses dans la lagune qui devraient
être arrêtées.
La Fenice, célèbre opéra de Venise, qui a brûlé en 1996, renaîtra de ses cendres fin de 2003 après de nombreux
reports des délais, selon le maire de la ville.
Le rideau se lèvera à la La Fenice le 14 décembre prochain avec un programme de concerts et un ballet, a déclaré Paolo Costa.
Le premier opéra, qui devra se dérouler au cours de l'automne 2004, sera la "La Traviata" de Giuseppe Verdi.
Beaucoup de critiques restent sceptiques au sujet des délais annoncés, étant donnés les nombreux accrocs qui ont ralenti la restauration.
L'opéra, ouvert au 18ème siècle, avait brûlé en 1836, mais avait été reconstruit selon le même modèle.
Il a été à nouveau détruit par les flammes, dans des circonstances soupçonneuses, en 1996. Deux électriciens ont été accusés d'incendie
criminel et condamnés à sept et six ans en prison respectivement.
Woody Allen a lui-même aidé à la restauration du bâtiment, La Fenice ayant été au commencement programmée pour réouvrir en 1999.
Après de nombreux retards, les fonctionnaires de ville ont décommandé le plan de restauration élaboré par une compagnie allemande
et ont remis le projet à des sociétés italiennes.
Le Kenyan David Makori a remporté la 17e édition du marathon de Venise, disputé dimanche
dans les rues du centre historique de la ville lagunaire.
Makori s'est imposé en 2 heures 08 minutes 50 secondes,
battant dans l'ordre son compatriotes Martin Lel et l'Ethiopien Moges Taye.
Classement:1. David Makori (Ken) 2h 08:50, 2. Martin Lel (Ken) 2h 10:02, 3. Moges Taye (Eth) 2h 10:06,
4. Philipp Tarus (Ken) 2h 10:22, 5. David Kosgei (Ken) 2h 11:19.
L'UNESCO célèbrera le 16 novembre à Venise le 30ème anniversaire de la Convention sur le patrimoine mondial,
culturel et naturel, avec 730 sites dans 125 pays actuellement inscrits.
"Au Congrès international de Venise, quelque 500 spécialistes réunis par l'UNESCO du 14 au 16 novembre
dresseront un bilan de 30 ans d'action pour le patrimoine mondial", selon le communiqué.
A cette occasion, les spécialistes "dégageront des pistes pour optimiser l'efficacité de cette action,
notamment par le développement de partenariats entre les secteurs publics et privés, pour renforcer les
capacités locales et la mise en oeuvre des meilleurs pratiques de prévention et de traitements des menaces
pesant sur les sites.
Cette réunion se tient dans le cadre de l'année des Nations unies pour le patrimoine culturel.
Selon l'UNESCO, "730 sites dans 125 pays sont aujourd'hui inscrits sur la liste du patrimoine mondial"
Venise va lancer sa marque officielle sous forme d'un logo qui sera choisi par un comité d'experts,
dont le designer français Philippe Starck et la créatrice de mode italienne Laura Biagiotti, a annoncé jeudi à Paris,
le maire de la ville, Paolo Costa.
"L'idée est de créer un label officiel de la ville qui permette un retour économique de son image",
a précisé M. Costa lors d'une conférence de presse.
Plus de 30 agences, dont 12 italiennes et 5 américaines, concourent pour réaliser ce logo dont
les royalties seront affectées aux travaux de sauvegarde du patrimoine de la cité des Doges et à sa modernisation.
Le vainqueur sera présenté le 19 décembre à New York.
"60 % de la population mondiale connaît le nom de Venise qui est devenu un outil de communication très utilisé;
148 marques américaines, 70 marques japonaises utilisent le nom de la ville de façon impropre", a souligné le maire.
Il a précisé qu'il n'était pas question d'interdire ou de monnayer Venise mais simplement d'apporter "une réponse innovante"
au besoin de ressources considérable pour un patrimoine "qui appartient à toute l'humanité. Il a cité comme exemple le label
"I love New York" créé il y a 25 ans et qui a contribué à forger une image forte à la métropole américaine.
Il a affirmé que plus de 2000 entreprises utilisaient ce logo et payaient des millions de dollars de royalties
par an réinvestis par l'administration de l'Etat de New York.
Philippe Starck, qui participait à la conférence de presse, a indiqué qu'il habitait par intermittence à Venise,
où il possède trois maisons sur l'île de Burano, dans la lagune.
"J'habite à Venise car c'est le meilleur endroit du monde pour réfléchir" a-t-il affirmé.
Ce dimanche 7 juillet, des centaines de Vénitiens ont bloqué avec leurs embarcations les principaux canaux de la ville,
en signe de protestation contre des mesures qui visent à en interdire l'accès aux habitants.
Sous les regards étonnés des touristes bloqués à bord des vaporetti sur le Grand Canal,
les habitants se sont alignés avec leurs embarcations particulières en travers des canaux,
agitant des pancartes avec l'inscription "La lagune aux Venitiens!".
"95 % de Venise sera fermée aux Venitiens, résume un riverain en colère,
nous ne pouvons même pas emprunter nos voies navigables sans nous faire verbaliser".
Des vents violents et des pluies abondantes ont accentué les effets de la marée, la place Saint Marc se retrouvant sous les eaux, fait inhabituel en plein mois de juin.
Les touristes en ont été quitte pour s'approcher de la célèbre basilique avec de l'eau jusqu'aux genoux.
Les eaux ont atteint un niveau record pour cette période de l'année dans la nuit de jeudi à 1,21 mètre au dessus du niveau de la mer.
"Nous n'avons jamais enregistré un phénomène comme celui-là au mois de juin" a indiqué un représentant de l'organisme de surveillance de l'ampleur des marées.
Les eaux devraient à nouveau atteindre ce niveau au plus fort de la marée, dans la nuit de vendredi à samedi.
Construite sur des millions de billes de bois fichées dans la lagune, Venise est fréquemment exposée à des inondations pendant les mois d'hiver. Mais, la ville en est de moins en moins préservée le restant de l'année, alors qu'elle s'enfonce lentement dans la lagune.
En décembre dernier, après des années de tergiversations, les autorités italiennes ont approuvé un projet controversé de construction d'écluses géantes qui permettraient de limiter l'ampleur de la marée et ainsi de protéger la ville.
Des centaines de gondoliers vénitiens ont observé une grève des touristes pour protester contre les immigrants étrangers qui
menaceraient leur ancienne et prospère corporation.
Cent cinquante gondoliers ont croisé leurs godilles pour bloquer
le Grand Canal de la cité lacustre afin de dénoncer le nombre croissant de vendeurs de rue
clandestins qui encombrent les sites pour touristes.
"Les produits de contrebande couvrent les trois quarts de la
place Saint-Marc, le canal est rempli de cartons. L'espace est limité. Quand nous allons sur la
place en quête de clients, nous sommes les uns sur les autres", se plaint Ingo Forster, chef
de l'Union des gondoliers qui regroupe quelque 400 membres.
Un peu plus de 2,6% seulement de la population de la cité des
Doges est d'origine étrangère, mais ce chiffre, un peu supérieur à la moyenne
nationale, est en constante augmentation.
La mutinerie des gondoliers intervient alors que le parlement
italien débat d'une loi controversée sur la limitation de l'immigration et que sont réunis à Rome les ministres de
l'Intérieur des Quinze pour discuter de cette question au niveau européen.
Le réchauffement climatique global a paradoxalement entraîné une diminution des risques
de montée du niveau de la mer et donc d'inondation à Venise, selon une étude britannique dont se fait l'écho la revue New Scientist.
Au cours du XXème siècle, les inondations sont devenues plus fréquentes, avec une aggravation sensible de la situation depuis les
années 60.
Trevor Davies et Isabel Trigo, de l'université d'East Anglia, ont consacré leur étude sur les orages localisés et très intenses
qui précèdent les inondations. Quand ils passent au-dessus de l'Italie du Nord et se dirigent vers l'Adriatique, les basses pressions
atmosphériques qui les accompagnent font monter le niveau de la mer, jusqu'à un mètre parfois. De plus, les vents du sud poussent les
eaux de l'Adriatique vers Venise, contribuant au phénomène.
Les deux chercheurs ont découvert que le changement climatique a dévié l'itinéraire emprunté par ces dépressions au niveau local,
ce qui diminue les risques d'orage sur la Méditerranée.
Venise a fait l'objet d'une autre bonne nouvelle cette semaine, rappelle le New Scientist : il semblerait que le projet controversé
de construction de barrages sur trois canaux reliant la lagune de Venise à la mer n'ait pas les effets néfastes imaginés par ses
détracteurs.
Alors que les travaux sont sur le point de commencer, après le feu vert du gouvernement italien en décembre dernier,
un chercheur italien vient de fournir les premières mesures détaillées du mouvement des eaux à l'entrée de la lagune.
Il a établi que le débit de l'eau à cet endroit est énorme, et que la marée noie la totalité des 550 millions de mètres-cubes
que renferme la lagune. Laisser les vannes du barrage ouvertes pendant seulement quelques heures devrait ainsi rincer
et laver l'eau de toutes les impuretés accumulées, selon Miro Gacic, de l'Institut national d'océanographie et de géophysique
expérimentale de Trieste.
La ville de Venise a approuvé la création d'un
"quartier chaud" où les prostituées pourront
exercer leur commerce sans scandaliser le reste de la population
tout en bénéficiant de soins médicaux et de
distribution de préservatifs et même de ... café chaud.
"Au lieu de harceler ces femmes et d'ordonner des descentes de
police, nous pouvons les convaincre gentiment
d'aller dans des quartiers moins fréquentés", a expliqué à
Reuters Beppe Caccia, maire adjoint de Venise chargé
des affaires sociales.
La prostitution est légale dans la Cité des doges, mais vivre de
ses gains ne l'est pas.
Le président du Conseil Silvio Berlusconi a déclenché ce mois-ci
une nouvelle controverse en déclarant que
l'Italie devrait légaliser les maisons closes pour débarrasser
les rues des prostituées.
Outre cet objectif, la municipalité de Venise espère aussi que
son initiative contribuera à démanteler les réseaux
contrôlant la prostitution et aidera par là les femmes à leur
échapper.
Il reste à déterminer la zone à réserver au plus vieux métier du
monde, les prostituées ne souhaitant pas officier dans des endroits trop
éloignés
de leurs clients potentiels ou présentant pour elles des risques
d'agression.
Le maire de Venise Paolo Costa a annoncé la création d'une carte destinée à réguler le flot
de touristes qui viennent visiter chaque année la cité des Doges.
La "Venice Card" a deux objectifs: augmenter la durée des séjours
des touristes dans la ville et étaler leurs visites
tout au long de l'année pour réduire les périodes où la ville est
surpeuplée.
Elle offre aux touristes de nombreuses réductions dans certains
musées ou dans les transports publics. Par
ailleurs, lorsqu'ils appelleront pour obtenir la carte, les
visiteurs seront informés du nombre de touristes prévus en
ville au même moment.
Cette carte est disponible sur le site http//www.venicecard.it ou
en appelant un numéro spécial, au moins 48 heures avant l'arrivée prévue.
Pour l'instant, pendant une période d'essai, le site internet
n'est consultable qu'en italien, mais les organisateurs prévoient de mettre bientôt en ligne une version anglaise.
La carte la plus chère, la "carte orange", coûte environ 50
euros et permet aux touristes d'entrer dans plusieurs musées,
d'utiliser les transports publics - notamment la navette jusqu'à l'aéroport - et les toilettes publiques.
Le Festival International du Film de Venise pourrait ne plus se dérouler dans le Lido, principale île de Venise, suite aux critiques croissantes
concernant les coûts générés par l'organisation de cet évènement.
Franco Bernabe, président de la Biennale de Venise a déclaré jeudi qu'il voulait explorer toutes les possibilités de déménagement du centre de Venise.
Le festival se déroulera du 27 août au 6 septembre l'année prochaine. Ce n'est pas notre tâche de trouver un nouvel emplacement, déclare
Bernabe, mais celle de la ville de Venise qui accorde à la Biennale certains emplacements pour son organisation.
La plainte principale de Bernabe concerne les coûts exhorbitants des hotels du Lido. "Ils exigent des prix exhorbitants que personne ne peut payer, même
pas les compagnies de production, un hotel a ainsi doublé ses prix de 365 à 740$, il y a deux ans", déclare Bernabe. "Nous devons agir avant que le Festival ne meurre".
Nombreux sont ceux qui considèrent que le Lido n'est pas l'emplacement adéquat pour l'organisation de la Biennale. Mais si les directeurs précédents du Festival, Alberto
Barbera et Gian Luigi Rondi, considéraient l'idée de déménager comme "fascinante", ils la déclaraient difficile à concrétiser...
Les pluies diluviennes qui s'abattent depuis cinq jours sur le nord de l'Italie ont entraîné l'évacuation de plus
de 6.500 personnes, tandis qu'un homme a trouvé la mort, emporté par les eaux d'une rivière.
La Lombardie, dont la capitale est Milan, a été particulièrement éprouvée par le mauvais temps qui frappe une partie
de l'Europe et en particulier le sud-est de la France.
Les rivières Lambro, Seveso et Olona sont sorties de leur lit, inondant la périphérie de la capitale économique de
l'Italie et Monza, au nord-est.
Dans cette banlieue, un homme de 41 ans, tombé dans le Lambro en crue dans la nuit de mardi à mercredi,
est porté disparu, a annoncé mercredi la préfecture.
Deux cents personnes ont été évacuées et de nombreux habitants invités à se réfugier dans les étages supérieurs de leur maison.
Pour l'ensemble de la province de Milan, 1.226 personnes ont été évacuées, selon un pointage provisoire de la protection civile.
Des quartiers entiers en périphérie de la capitale économique italienne ont été inondés.
Le trafic des bus et des automobiles devait se faire au pas et une ligne du métro a été arrêtée.
Dans la région de Lodi, à une trentaine de kilomètres à l'est de Milan, plus de 3.000 personnes ont dû être évacuées
en raison de la crue de l'Adda.
La ligne de chemin de fer reliant Milan à la ville de Lecco, plus au nord, a été paralysée par un glissement de terrain.
Le ministre de la Justice, Roberto Castelli, s'est rendu sur place pour se rendre compte de l'organisation des secours.
Il a assuré que "le gouvernement réduirait au minimum la bureaucratie pour venir en aide aux sinistrés".
A l'extrême nord de la Lombardie, en Valtellina, 1.500 personnes ont été contraintes de quitter leur maison dans la province
de Sondrio en raison des glissements de terrain.
De nombreuses routes sont coupées et les écoles fermées jusqu'à nouvel ordre. La protection civile a fait parvenir 400 lits
pour les évacués.
Quelque 14.000 habitants sont par ailleurs isolés dans la région de Bergame, toujours à cause de déplacements de terrain.
Selon les spécialistes en hydrologie, le bassin du Pô est complètement saturé mais une accalmie a été enregistrée mercredi dans
les précipitations.
Dans le Piemont (nord-ouest), les eaux du lac Majeur dépassent de 53 cm la cote d'alerte. De nombreuses routes nationales ou
départementales sont coupées. Dans la région d'Alessandria, les ponts, routes et habitations ont subi d'importants dégâts.
Plus à l'est, en Frioul-Vénétie-Julienne, la situation est toujours préoccupante à Pordenone où 500 mm de pluie sont tombées
au cours des dernières 24 heures.
Le fleuve Noncello est sorti de son lit et la municipalité a fait évacuer 1.200 personnes des quartiers touchés pour les héberger
dans un complexe sportif.
Les archives du Palais de justice ont été inondées, les écoles sont fermées, la circulation est impossible sur deux routes nationales
voisines et la sortie d'autoroute est fermée.
Enfin, les habitants de Venise ont les pieds dans l'eau depuis 12 jours et ils ont ressorti leurs bottes tandis que de
nombreuses passerelles ont été installées.
La Ligurie au nord-ouest, touchée en début de semaine, l'Emilie-Romagne et la Lombardie au nord, ont demandé à bénéficier
de l'état d'urgence pour bénéficier d'aides spéciales. Le Conseil des ministres devrait statuer sur ces demandes vendredi.
Le chef de la protection civile, Guido Bertolaso, s'est rendu à Milan mercredi pour faire le point sur la situation.
La protection civile a mis de nombreux moyens à la disposition des zones sinistrées alors que 1.000 de ses hommes sont déjà
engagés sur le volcan Etna en Sicile ainsi qu'en Molise (centre-est), victime d'un tremblement de terre le 31 octobre dernier.
La digue de Venise va-t-elle finir par être construite ? Destiné à fermer les entrées de la lagune de la cité des Doges
en cas de montée des eaux, cet ouvrage mobile baptisé Moïse vient de décrocher une enveloppe de 450 millions d'euros.
Le gouvernement italien a accordé cette somme pour financer sur une période de 3 ans le démarrage du chantier.
Cette décision requiert encore un ultime feu vert du Comité interministériel de programmation économique (CIPE), vendredi.
Dès son arrivée au gouvernement, le ministre des travaux publics, Pietro Lunardi, avait apporté son soutien au projet et
envisageait d'interdire l'entrée des pétroliers dans la lagune.
Conçue dès 1984, la digue de Venise se compose en réalité de trois portes métalliques mobiles qui seront plaquées au fond
de l'eau, au niveau des trois passes d'entrée dans la lagune. En cas «d'acqua alta», ces portes seront capables de se redresser
à la verticale de façon à fermer l'accès à la mer Adriatique. Au total, le projet devrait nécessiter un investissement de quelque
3,5 milliards d'euros, ce que contestent les détracteurs du projet. Les défenseurs de l'environnement y voient en effet un risque
majeur pour la faune et la flore, et chiffrent Moïse à 4 à 5 milliards d'euros. Le ministre de l'Environnement, Altero Matteoli,
répond que toutes les garanties ont été obtenues en la matière.
Le projet de digue mobile Moïse destiné à protéger Venise des inondations a été officiellement approuvé vendredi par le gouvernement
italien et doté d'un premier financement de 450 millions d'euros.
Le feu vert a été donné au cours d'un Comité interministériel de programmation économique (CIPE) présidé par le ministre de
l'Economie Guimlio Tremonti.
Le projet Moïse, imaginé en 1984, prévoit de poser des digues mobiles au fond des trois passes de la lagune afin d'éviter les
inondations régulières à Venise.
L'objectif est de trouver une solution à "l'acqua alta", le phénomène des marées hautes à Venise, et les digues devraient
se lever dès que les marées atteignent les 110 cm.
Le projet coûtera à terme environ 3,5 milliards d'euros et les digues devraient être opérationnelles dans huit ans, selon les
promoteurs du projet.
Les détracteurs de ce projet, des associations italienne de défense de l'environnement, estiment pour leur part que le projet
coûtera 4 à 5 milliards d'euros et qu'il faudra plus de 10 ans pour le rendre opérationnel.
Elles proposent à la place de ce projet l'interdiction du trafic des bateaux de croisière, des pétroliers et des cargos
à l'intérieur de la lagune en construisant des quais à l'extérieur, la réduction de la pollution, la protection des zones les
plus basses de la cité et des travaux de régulation de eaux.
Lors du 30ème anniversaire de "Salvare Venezia con la Laguna", une coalition des groupes environnementaux et de citoyens,ce jeudi,
a réclamé lors du congrès du Patrimoine Mondial de l'Unesco, des mesures immédiates pour protéger Venise contre le plan du
gouvernement italien pour empêcher son inondation.
En quelques mois de travail seulement, le nombre d'inondations de la place Saint-Marc pourrait être réduite sensiblement," a déclaré
Stefano Boato de l'EcoIstituto Veneto, un membre de la coalition.
La ville de Venise, ainsi que sa lagune font partie du Patrimoine Mondial de l'UNESCO.
L'Unesco a déjà joué un rôle central en organisant l'aide mondiale pour la ville après l'inondation désastreuse en novembre 1966.
Venise se trouve entre 80 et 200 centimètres (2,6 et 6,6 pieds) au-dessus du niveau de la mer. L'administration de la ville
de Venise soulève maintenant systématiquement les points les plus bas de la ville .
Dans son appel à l'Unesco, Salvare Venezia con la Laguna a averti que les efforts de gouvernement italien de
forcer l'approbation d'un système controversé des digues, généralement appelée le projet MoSE, menace l'écosystème de la lagune.
Le module électromécanique expérimental (MoSE), comporte la construction de 79 portes à trois admissions dans lagune.
Quand l'élévation des eaux dépasse de 1,1 mètres (43 pouces) au-dessus de la normale, de l'air sera injecté dans les portes creuses,
les entraînant à se lever, empêchant l'eau de mer d'entrer dans la lagune et empêchant de ce fait l'immersion de Venise.
"le MoSE a mal évalué les incidences de ce plan sur l'environnement en 1998," a expliqué l'ancien sénateur italien Giorgio Sarto,
porte-parole de Salvare Venezia con la Laguna.
La Commission nationale d'évaluation des incidences sur l'environnement de l'Italie, dont la revue a été exigée en vertu de la loi,
a donné aux digues une évaluation négative. Le projet entier est insoutenable et démodé, a déclaré la Commission. Sa construction
et son entretien auraient des impacts lourds et permanents sur la lagune.
La commission a souligné que le projet des digues de MoSE n'est ni expérimental, ni progressif, ni réversible -
exigences principales en vertu des lois spéciales de l'Italie pour Venise - et ne respecte pas ainsi le principe de précaution.
Le projet de MoSE menace la lagune de Venise, déclare encore Paolo Perlasca du bureau de WWF/Italy's Venise, qui soutient une
campagne plus progressive et plus réversible de protection pour la lagune.
Les climatologues avertissent que le système de digues sera désuet si le réchauffement de la planète entraîne
une élévation significative du niveau de la mer au cours du siècle à venir, a expliqué Sarto.
La ville de Venise et les conseils de province de Venise ont donné une évaluation négative
"aux travaux complémentaires" qui composent la première phase du projet de MoSE.
Salvare Venezia con la Laguna soutient une stratégie alternative pour protéger Venise,
approuvée par le conseil municipal de Venise en septembre, selon Boato, l'expert technique du groupe.
Si cette stratégie est employée il y aurait des interventions progressives et réversibles aux sorties
de la lagune, telles que réduire la profondeur de leurs canaux profonds d'expédition, pour limiter l'inondation de la ville.
En augmentant "la capacité dispersive" de ces sorties, les marées pourraient être réduites de 20 centimètres.
Ces mesures sont compatibles avec le traffic courant, et elles seraient expérimentales, progressives et réversibles.
Les plus bas secteurs de Venise, tels que la place Saint-Marc, qui sont plus exposés aux inondations seraient ainsi protégés.
Le niveau de pollution dans la lagune de Venise serait réduit.
Les bateaux de croisière seraient ammarrés hors de la lagune, à côté de l'île de Lido, selon les exigences de la loi spéciale
de l'Italie 1973 pour Venise, le trafic de pétrolier serait banni de la lagune.
Cette stratégie sauverait Venise immédiatement des inondations, alors que le projet de MoSE aurait besoin d'au moins huit ans
de construction, selon Boato.
Cependant, le gouvernement italien tient à commencer les travaux du projet MoSE dès l'année prochaine.
Dans le budget 2003 proposé, le premier ministre Silvio Berlusconi a promis 600 millions d'Euros
pour la première phase du projet, tout en coupant tous les autres fonds alloués à Venise - restauration architecturale,
protection de l'environnement, et entretien de canal.
Anthony Zamparutti, porte-parole international pour la campagne contre le projet MoeSE,
il s'agit d'une approche incroyablement chère pour réduire les inondations de Venise,
coûtant plus de 4 milliards d'Euros, et monopolisant ainsi l'argent essentiel à d'autres travaux essentiels à Venise et la lagune."
D'autres actions sont nécessaires pour protéger Venise, a indiqué la coalition : la morphologie de la lagune et son besoin d'hydrodynamique d'être reconstitué,
la pollution de l'eau dans la lagune, et la production et la circulation des marchandises dangereuses dans la lagune qui devraient
être arrêtées.
La Fenice, célèbre opéra de Venise, qui a brûlé en 1996, renaîtra de ses cendres fin de 2003 après de nombreux
reports des délais, selon le maire de la ville.
Le rideau se lèvera à la La Fenice le 14 décembre prochain avec un programme de concerts et un ballet, a déclaré Paolo Costa.
Le premier opéra, qui devra se dérouler au cours de l'automne 2004, sera la "La Traviata" de Giuseppe Verdi.
Beaucoup de critiques restent sceptiques au sujet des délais annoncés, étant donnés les nombreux accrocs qui ont ralenti la restauration.
L'opéra, ouvert au 18ème siècle, avait brûlé en 1836, mais avait été reconstruit selon le même modèle.
Il a été à nouveau détruit par les flammes, dans des circonstances soupçonneuses, en 1996. Deux électriciens ont été accusés d'incendie
criminel et condamnés à sept et six ans en prison respectivement.
Woody Allen a lui-même aidé à la restauration du bâtiment, La Fenice ayant été au commencement programmée pour réouvrir en 1999.
Après de nombreux retards, les fonctionnaires de ville ont décommandé le plan de restauration élaboré par une compagnie allemande
et ont remis le projet à des sociétés italiennes.
Le Kenyan David Makori a remporté la 17e édition du marathon de Venise, disputé dimanche
dans les rues du centre historique de la ville lagunaire.
Makori s'est imposé en 2 heures 08 minutes 50 secondes,
battant dans l'ordre son compatriotes Martin Lel et l'Ethiopien Moges Taye.
Classement:1. David Makori (Ken) 2h 08:50, 2. Martin Lel (Ken) 2h 10:02, 3. Moges Taye (Eth) 2h 10:06,
4. Philipp Tarus (Ken) 2h 10:22, 5. David Kosgei (Ken) 2h 11:19.
L'UNESCO célèbrera le 16 novembre à Venise le 30ème anniversaire de la Convention sur le patrimoine mondial,
culturel et naturel, avec 730 sites dans 125 pays actuellement inscrits.
"Au Congrès international de Venise, quelque 500 spécialistes réunis par l'UNESCO du 14 au 16 novembre
dresseront un bilan de 30 ans d'action pour le patrimoine mondial", selon le communiqué.
A cette occasion, les spécialistes "dégageront des pistes pour optimiser l'efficacité de cette action,
notamment par le développement de partenariats entre les secteurs publics et privés, pour renforcer les
capacités locales et la mise en oeuvre des meilleurs pratiques de prévention et de traitements des menaces
pesant sur les sites.
Cette réunion se tient dans le cadre de l'année des Nations unies pour le patrimoine culturel.
Selon l'UNESCO, "730 sites dans 125 pays sont aujourd'hui inscrits sur la liste du patrimoine mondial"
Venise va lancer sa marque officielle sous forme d'un logo qui sera choisi par un comité d'experts,
dont le designer français Philippe Starck et la créatrice de mode italienne Laura Biagiotti, a annoncé jeudi à Paris,
le maire de la ville, Paolo Costa.
"L'idée est de créer un label officiel de la ville qui permette un retour économique de son image",
a précisé M. Costa lors d'une conférence de presse.
Plus de 30 agences, dont 12 italiennes et 5 américaines, concourent pour réaliser ce logo dont
les royalties seront affectées aux travaux de sauvegarde du patrimoine de la cité des Doges et à sa modernisation.
Le vainqueur sera présenté le 19 décembre à New York.
"60 % de la population mondiale connaît le nom de Venise qui est devenu un outil de communication très utilisé;
148 marques américaines, 70 marques japonaises utilisent le nom de la ville de façon impropre", a souligné le maire.
Il a précisé qu'il n'était pas question d'interdire ou de monnayer Venise mais simplement d'apporter "une réponse innovante"
au besoin de ressources considérable pour un patrimoine "qui appartient à toute l'humanité. Il a cité comme exemple le label
"I love New York" créé il y a 25 ans et qui a contribué à forger une image forte à la métropole américaine.
Il a affirmé que plus de 2000 entreprises utilisaient ce logo et payaient des millions de dollars de royalties
par an réinvestis par l'administration de l'Etat de New York.
Philippe Starck, qui participait à la conférence de presse, a indiqué qu'il habitait par intermittence à Venise,
où il possède trois maisons sur l'île de Burano, dans la lagune.
"J'habite à Venise car c'est le meilleur endroit du monde pour réfléchir" a-t-il affirmé.
Ce dimanche 7 juillet, des centaines de Vénitiens ont bloqué avec leurs embarcations les principaux canaux de la ville,
en signe de protestation contre des mesures qui visent à en interdire l'accès aux habitants.
Sous les regards étonnés des touristes bloqués à bord des vaporetti sur le Grand Canal,
les habitants se sont alignés avec leurs embarcations particulières en travers des canaux,
agitant des pancartes avec l'inscription "La lagune aux Venitiens!".
"95 % de Venise sera fermée aux Venitiens, résume un riverain en colère,
nous ne pouvons même pas emprunter nos voies navigables sans nous faire verbaliser".
Des vents violents et des pluies abondantes ont accentué les effets de la marée, la place Saint Marc se retrouvant sous les eaux, fait inhabituel en plein mois de juin.
Les touristes en ont été quitte pour s'approcher de la célèbre basilique avec de l'eau jusqu'aux genoux.
Les eaux ont atteint un niveau record pour cette période de l'année dans la nuit de jeudi à 1,21 mètre au dessus du niveau de la mer.
"Nous n'avons jamais enregistré un phénomène comme celui-là au mois de juin" a indiqué un représentant de l'organisme de surveillance de l'ampleur des marées.
Les eaux devraient à nouveau atteindre ce niveau au plus fort de la marée, dans la nuit de vendredi à samedi.
Construite sur des millions de billes de bois fichées dans la lagune, Venise est fréquemment exposée à des inondations pendant les mois d'hiver. Mais, la ville en est de moins en moins préservée le restant de l'année, alors qu'elle s'enfonce lentement dans la lagune.
En décembre dernier, après des années de tergiversations, les autorités italiennes ont approuvé un projet controversé de construction d'écluses géantes qui permettraient de limiter l'ampleur de la marée et ainsi de protéger la ville.
Des centaines de gondoliers vénitiens ont observé une grève des touristes pour protester contre les immigrants étrangers qui
menaceraient leur ancienne et prospère corporation.
Cent cinquante gondoliers ont croisé leurs godilles pour bloquer
le Grand Canal de la cité lacustre afin de dénoncer le nombre croissant de vendeurs de rue
clandestins qui encombrent les sites pour touristes.
"Les produits de contrebande couvrent les trois quarts de la
place Saint-Marc, le canal est rempli de cartons. L'espace est limité. Quand nous allons sur la
place en quête de clients, nous sommes les uns sur les autres", se plaint Ingo Forster, chef
de l'Union des gondoliers qui regroupe quelque 400 membres.
Un peu plus de 2,6% seulement de la population de la cité des
Doges est d'origine étrangère, mais ce chiffre, un peu supérieur à la moyenne
nationale, est en constante augmentation.
La mutinerie des gondoliers intervient alors que le parlement
italien débat d'une loi controversée sur la limitation de l'immigration et que sont réunis à Rome les ministres de
l'Intérieur des Quinze pour discuter de cette question au niveau européen.
Le réchauffement climatique global a paradoxalement entraîné une diminution des risques
de montée du niveau de la mer et donc d'inondation à Venise, selon une étude britannique dont se fait l'écho la revue New Scientist.
Au cours du XXème siècle, les inondations sont devenues plus fréquentes, avec une aggravation sensible de la situation depuis les
années 60.
Trevor Davies et Isabel Trigo, de l'université d'East Anglia, ont consacré leur étude sur les orages localisés et très intenses
qui précèdent les inondations. Quand ils passent au-dessus de l'Italie du Nord et se dirigent vers l'Adriatique, les basses pressions
atmosphériques qui les accompagnent font monter le niveau de la mer, jusqu'à un mètre parfois. De plus, les vents du sud poussent les
eaux de l'Adriatique vers Venise, contribuant au phénomène.
Les deux chercheurs ont découvert que le changement climatique a dévié l'itinéraire emprunté par ces dépressions au niveau local,
ce qui diminue les risques d'orage sur la Méditerranée.
Venise a fait l'objet d'une autre bonne nouvelle cette semaine, rappelle le New Scientist : il semblerait que le projet controversé
de construction de barrages sur trois canaux reliant la lagune de Venise à la mer n'ait pas les effets néfastes imaginés par ses
détracteurs.
Alors que les travaux sont sur le point de commencer, après le feu vert du gouvernement italien en décembre dernier,
un chercheur italien vient de fournir les premières mesures détaillées du mouvement des eaux à l'entrée de la lagune.
Il a établi que le débit de l'eau à cet endroit est énorme, et que la marée noie la totalité des 550 millions de mètres-cubes
que renferme la lagune. Laisser les vannes du barrage ouvertes pendant seulement quelques heures devrait ainsi rincer
et laver l'eau de toutes les impuretés accumulées, selon Miro Gacic, de l'Institut national d'océanographie et de géophysique
expérimentale de Trieste.
La ville de Venise a approuvé la création d'un
"quartier chaud" où les prostituées pourront
exercer leur commerce sans scandaliser le reste de la population
tout en bénéficiant de soins médicaux et de
distribution de préservatifs et même de ... café chaud.
"Au lieu de harceler ces femmes et d'ordonner des descentes de
police, nous pouvons les convaincre gentiment
d'aller dans des quartiers moins fréquentés", a expliqué à
Reuters Beppe Caccia, maire adjoint de Venise chargé
des affaires sociales.
La prostitution est légale dans la Cité des doges, mais vivre de
ses gains ne l'est pas.
Le président du Conseil Silvio Berlusconi a déclenché ce mois-ci
une nouvelle controverse en déclarant que
l'Italie devrait légaliser les maisons closes pour débarrasser
les rues des prostituées.
Outre cet objectif, la municipalité de Venise espère aussi que
son initiative contribuera à démanteler les réseaux
contrôlant la prostitution et aidera par là les femmes à leur
échapper.
Il reste à déterminer la zone à réserver au plus vieux métier du
monde, les prostituées ne souhaitant pas officier dans des endroits trop
éloignés
de leurs clients potentiels ou présentant pour elles des risques
d'agression.
Le maire de Venise Paolo Costa a annoncé la création d'une carte destinée à réguler le flot
de touristes qui viennent visiter chaque année la cité des Doges.
La "Venice Card" a deux objectifs: augmenter la durée des séjours
des touristes dans la ville et étaler leurs visites
tout au long de l'année pour réduire les périodes où la ville est
surpeuplée.
Elle offre aux touristes de nombreuses réductions dans certains
musées ou dans les transports publics. Par
ailleurs, lorsqu'ils appelleront pour obtenir la carte, les
visiteurs seront informés du nombre de touristes prévus en
ville au même moment.
Cette carte est disponible sur le site http//www.venicecard.it ou
en appelant un numéro spécial, au moins 48 heures avant l'arrivée prévue.
Pour l'instant, pendant une période d'essai, le site internet
n'est consultable qu'en italien, mais les organisateurs prévoient de mettre bientôt en ligne une version anglaise.
La carte la plus chère, la "carte orange", coûte environ 50
euros et permet aux touristes d'entrer dans plusieurs musées,
d'utiliser les transports publics - notamment la navette jusqu'à l'aéroport - et les toilettes publiques.