L'histoire de Vérone



Capitale de la province du même nom, située sur l'Adige, Vérone est située stratégiquement entre Venise et Milan, entre l'Italie et l'Europe centrale via le Brenner.
Village étrusque, Vérone devient ville romaine en 89 avant jésus Christ. A l'époque romaine, Vérone fut très florissante: elle avait des temples, des théâtres, des ponts et des édifices célèbres. Quantité d'entre eux ont survécu et témoignent de l'importance et de la rapidité du développement de la ville. Sa position géographique privilégiée fit de Vérone le point de rencontre de trois grandes routes romaines : l'Augusta, la Gallica et la Postumia.
A la chute de l'empire romain, Vérone passera aux mains des barbares germains au Vième siècle.

La ville n'acquerra son indépendance qu'au XIIième siècle où elle devint la Commune libre de Vérone.
La cité se trouva alors engagée dans la lutte acharnée entre la Papauté et l'Empire. Vérone connaît alors des moments de prospérité endeuillés par des luttes internes, des conjurations , des rivalités jusqu'à ce qu'elle tombe en 1226 aux mains d'Ezzelino da Romano. Celui-ci, au nom de l'empereur Frédéric Ier, livre une guerre continuelle contre les villes et les Seigneuries voisines. En 1259, une coalition dirigée par le Pape lui-même y met fin. Les libres institutions communales sont alors rétablies à Vérone. Léonardo della Scala, dit Mastino, est élu podestat, Capitaine du peuple. Avec lui commence la Seigneurie des Scaligeri qui portera la ville au rang de capitale d'état et l'aligne sur les villes italiennes les plus grandes et les plus illustres.
L'oeuvre d'embellissement de Vérone prend son essor.
Conquise par Venise en 1405, elle fait partie de la république de Venise jusqu'en 1797, lorqu'elle est occupée par les troupes françaises de Napoléon.
Au dix-neuvième siècle, Vérone reste sous l'autorité autrichienne jusqu'en 1866 où elle fait partie du royaume d'Italie.


La ville compte quelques chef-d'œuvre architecturaux dont la basilique romane de San Zeno Maggiore (datant des XII et XIIIème siècles), les tombeaux de la famille Scaliger (XIVième siècle), l'église gothique de Sainte Anastasia (achevée au XVième siècle), les palaces du XVIième de Bevilacqua, Canossa et Pompei, le castel vecchio (1354) abritant maintenant un musée d'art. La ville s'enorgueillit de son amphithéâtre romain datant du 1er siècle après Jésus-Christ.



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