Coins de terre à
Schaerbeek (Bruxelles)
Photographie : Paul De Neyer 2004
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Les coins de terre sont des jardins potagers installés sur des terrains non-valorisés de sociétés comme celle des chemins de fer ou encore des terrains communaux.
Au 17ème
siècle, M. Vincent demanda de généraliser une coutume bretonne, le clos
du pauvre, où l'on mettait à disposition des chefs de famille nécessiteux
un lopin de terre, des outils et des graines.
Au 19ème siècle, les paysans déracinés en ville par la révolution
industrielle font resurgir ce prêt de terre à but philanthropique: en 1837,
dans un cité ouvrière de Leipzig, on compta, pour la première fois, 200
jardins réservés aux locataires des immeubles.
En 1848, le président de la Société Saint-Vincent de Paul, en se référant
à son fondateur (Mr Vincent), préconisa le prêt de terres aux travailleurs
des faubourgs.
En 1896, un député-maire chrétien d'Hazebrouck, l'abbé Auguste Lemire, créa
la "Ligue du coin de terre" et distribua à ses administrés des "jardins
ouvriers".
En 1924, un député socialiste installe des potagers populaires sur les glacis
du fort d'Aubervilliers. A cette époque, 17 pays d'Europe et même New York
et Detroit ont adoptés les jardins ouvriers.
Les deux guerres mondiales provoqueront la mise en potagers de nombreux
parcs et mêmes parcelles historiques. A la fin de la seconde guerre mondiale,
on comptait 250 000 jardins ouvriers en France.
En 1996, on dénombrait,
en France, un millier de groupes gérant 2 500 ha de terres divisées en 100
000 lopins. Dans certains pays comme l'Autriche, la Hongrie et l'Italie,
les jardins ouvriers connaissent une évolution préoccupante
: de nouvelles lois y permettent la construction de résidences permanentes.
C'est ainsi qu'à Vienne des résidences principales de 50 m2
de surface et 5m50 de hauteur maximum sont autorisées depuis 1992
(avant la surface constructible était limitée à 16m2).
Bien souvent, les potagers ont disparu sous les pelouses, piscines et balançoires.
Les coins de terre
les plus connus sont ceux installés le long des lignes de chemins de
fer sur les terrains de la SNCB.
A Bruxelles, une expérience pilote d'intégration d'espaces cultivés
aux parcs publics urbains a lieu au Scheutbos. Dans ce parc régional
de 6 ha. ouvert au public, 25 parcelles ont été aménagées.
Strasbourg:
4 500 jardins familiaux (160 ha) y sont intégrés dans les quartiers
de la ville intra muros.
International
Office international
du Coin de Terre asbl
20, rue de Bragance
L-1255 Luxembourg
Belgique
Ligue
des Coins de Terre (B)
Ligue francophone des coins de terre et amateurs d'horticulture de Bruxelles-Capitale
Avenue Ed. Speeckaert, 104 – 1200 Bruxelles
Mme Rosa Fridman rose.fridman@skynet.be
France
Ligue Française du Coin de Terre et du Foyer ou
Fédération Nationale des Jardins Familiaux (FNJF)
11, rue Desprez
F-75014 Paris
Tél.: +33 (0)1 45 40 40 45 fax:78 90
Community gardens (Cityfarmer)
Le mensuel bruxellois "La ville et l'habitant" a consacré un dossier sur les coins de terre dans son numéro de juillet 1996.
© Paul De
Neyer, mars 2005.
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