Rédigé par Paul De Neyer à partir d'une entrevue avec Vanni, responsable de la communauté, le 28 mars 1996 à Anderlecht (B) et de bulletins de liaison de la communauté.
En 1975, le responsable
local de la communauté d'Emmaüs de Drogenbos étant souffrant, l'Abbé Pierre
fait appel au Père Léon de la Poudrière (non, ce n'est pas un noble, c'est
le fondateur et l'âme de la communauté de la Poudrière jusqu'à son décès
en janvier 1996) pour reprendre la communauté de Drogenbos.
C'est ainsi que la Poudrière devient la Poudrière-Emmaüs et se lance dans
la récupération (filière dans laquelle Emmaüs est très actif).
En 1989, l'Union Chimique
Belge, "pousse" la communauté à lui vendre son site afin d'y installer une
station d'épuration pour ses installations voisines.
a même année, la communauté, chassée de Drogenbos, s'installe dans l'ancienne
brasserie Atlas, récemment acquise. Grâce aux grands entrepôts, l'activité
de récupération pourra s'y développer pleinement. Cette extension compte
20 personnes. Son responsable est né dans la communauté.
Trois implantations
de cette communauté s'occupent principalement de récupération: Anderlecht,
Vilvoorde et Péruwelz. Il n'y a pas de spécialisation, chaque site récupère
tout dans sa zone géographique.
Le site d'Anderlecht, l'ancienne brasserie Atlas, est le plus important.
En plus de la collecte et le tri des biens récupérés, des réparations de
meubles, de matériel électroménager et de matériel informatique déclassé
y sont effectuées.
A la demande de particuliers,
de sociétés et d'institutions, la Poudrière-Emmaüs récolte les meubles,
vêtements, vaisselle, jouets, livres, matériel et mobilier de bureau, outils,
sanitaires, matériaux de construction,... bref presque tout ce qui est en
bon état ou récupérable sauf le papier.
A l'initiative d'Oxfam, un consortium (avec les Petits Riens et l'Armée
du Salut) a été créé pour récupérer le matériel de bureau déclassé offert
par la C.E.E..
La crise aidant, la
filière de la récupération reçoit de moins en moins de choses intéressantes,
les particuliers traitant de monnayer tout ce qui peut l'être.
Ainsi, si le volume des dons ne diminue pas avec les années, le volume des
déchets augmente.
Comme la Région Bruxelloise ne considère pas le service rendu par la Poudrière
et que celle-ci doit payer, comme toute entreprise, 2500 F.B. la tonne de
déchets à incinérer, la communauté se montre plus difficile dans ce qu'elle
accepte comme dons (certains lui proposant des encombrants!) et un premier
tri doit être effectué avant la collecte au domicile du donateur.
Un second tri est effectué dans les entrepôts à la descente du camion. Là
encore, 10 à 15 % (une centaine de tonnes annuellement selon Vanni, responsable
de la communauté) doit être jeté au conteneur et emmené à l'incinérateur.
Ce qui est sélectionné est rangé suivant le département du dépôt.
Les meubles demandant de petites réparations sont arrangés (Bruxelles restaure les meubles anciens), le matériel électroménager vérifié et réparé si possible. A Anderlecht une personne s'occupe du matériel informatique déclassé.
Périodiquement, la communauté ouvre ses entrepôts aux particuliers et aux professionnels de la brocante.
La communauté aide aussi des particuliers et des associations par le don de vêtements et de matériel. Du matériel informatique a été donné à des associations et à des projets éducatifs dans les pays de l'Est. Un projet similaire est en cours avec l'Amérique latine.
horaires d'ouverture : http://poudriereh.blogspot.com/
B-1000 Bruxelles
60, rue de la Poudrière
Tel : +32 2 512 90 22 fax: 32 86
B-1070 Anderlecht
15, rue du Libre Examen
T.: +32 2 523 80 45 fax: 520 68 72B-1800 Vilvoorde
155, Olmstraat
Tel : +32 2 252 39 96 fax: 26B-7600 Péruwelz
80/82, rue Neuve Chaussée
T.: +32 69 77 43 44 fax: 52 79
© Paul De Neyer, mars 2007
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