"Rappelons-nous
que nous ne devrions pas exercer nos besoins en pure perte.
Cela devrait servir de fumier."
Attribué à Ludwig Van Beethoven
Au centre de vacances Al Andaluz (Manabi, Ecuador).
Photo de Paul De Neyer en août 1995.
Dans une toilette à litière, on ajoute à nos selles quotidiennes un substrat organique riche en carbone (sciure de bois, végétaux broyés) afin d'obtenir un mélange semi-solide (il n'y a aucune utilisation d'eau) facile à composter.
Par Paul De Neyer à partir des publications du professeur Joseph Országh et d'une entrevue avec celui-ci. La relecture et les corrections ont été assurées par Joseph Országh.
Un adulte rejette, annuellement,
460 litres d'un liquide contenant environ 88 kg de matières organiques
dont 5,7 kg d'azote et 0,9 kg de phosphore, c'est à dire un potentiel
de 25 kg de nitrates et 2,8 kg de phosphates.
Avec une toilette traditionnelle, une bonne partie de ces nitrates et de phosphates
se retrouvent dans la nature après épuration secondaire (la
dénénitrification et la déphosphatation n'est assurée
qu'en cas d'épuration tertiaire, mais avec un rendement de 60 % seulement).
En Belgique, 87 % des phosphates présents dans les eaux usées
proviennent des w.c. (50 % en France).
En Wallonie, le contenu
des eaux vannes de la population représente un potentiel fertilisant,
sous forme de compost mûr, suffisant pour fertiliser un cinquième
des terres agricoles à raison de 100 kg d'azote à l'hectare.
Transformé en biométhane, il pourrait théoriquement faire
fonctionner jour et nuit une centrale électrique (turbines gaz- vapeur)
d'environ 107 mégawatts, compte tenu des rendements de toutes les transformations
intermédiaires.
Le compostage des selles
d'une personne donne, annuellement une demi tonne d'engrais, cela sans aucune
pollution et avec une économie quotidienne de 35 litres d'eau (43 litres
selon les statistiques de la Région Wallonne) qui aurait été
utilisée par la toilette à chasse.
On peut signaler aux praticiens
du compost qui auraient peur du quand-dira-t-on que la Région Wallonne
autorise l'épandage des gadoues des fosses septiques sur les champs,
pratique pour le moins nauséabonde et insalubre (en raison du manque
de compostage prémilinaire). Le gouvernement allemand fait encore plus
fort puisqu'il a rendu cet épandage obligatoire!
Etablissements commercialisant la toilette à litière:
Ets. Samain
41, rue du Palais
B-7760 Tottes
Vigneron et partenaires
87, r. du Général de Gaulle
F-67 190 Dinsheim
Tél.: +33 88 50 00 20
Toilette auto-construite par Robert Kohlman (photo de Robert
Kohlman)
On peut voir le bac à litière à droite et le carré
à compost, fait de palettes récupérées, au second
plan.
Cette toilette peut d'ailleurs
être auto-construite par le premier bricoleur venu: il s'agit, grossièrement,
de faire un caisson, avec une lunette amovible, afin de pouvoir retirer périodiquement
le seau contenant les déjections mélangées à la
litière.
Pierre Lehmann
SEDE SA
33 rue du Midi
CH-1800 Vevey
ou Sonzier
CH-1822 Chernex
(021) 963.35.02
Joseph Orszagh
informations générales et expertises
11, Clos des Tuileries
B-7000 MONS
joseph.orszagh@skynet.be
composts
- valorisation intégrale de l'eau de pluie
the
composting of the human manure - composting
toilet (Cityfarmer)
"Introduction à
la gestion écologique de l'eau dans la maison"
Joseph Országh et Pascal Lor
Université de Mons-Hainaut.
450 FB. Tél.: +32 65 37 33 71
"Manuel d'auto-construction"
François Tanguay
Editions de la Montagne (Québec)
Les "Amis de la Terre" organisent régulièrement des visites chez Joseph Országh à Mons. Joseph Országh est présent annuellement à la foire "Valériane" à Namur.
© Paul De
Neyer, mai 2005.