
En Thiérache française
Photo : Paul De Neyer 2004
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| Liens | Bibliographie |
Source principale : article
de Yves Robert sur le patrimoine architectural rural en terre en Belgique.
Courtoisie de l'auteur.
("Nouvelles du patrimoine" numéro 68 été 1996)
Torchis : mélange
de terre assez argileuse, de paille, de bourre et de cailloutis ou de tout
autre matériau (brindilles,...) que l'on appose sur un clayonnage de
lattis (ou de fines branches de bois souple), lui-même amarré
à une charpente en bois constituée de poteaux et d' entrecroises.
Cette technique porte également le nom de construction en pans de bois
et en colombage. Il faut néanmoins noter que le remplissage n' est
pas nécessairement réalisé en terre crue. Des briques
cuites ou du ciment peuvent la remplacer. Seule l'ossature joue un rôle
structurel. Le mélange en torchis ne détient pas de fonction
porteuse.
Le torchis a connu son
apogée au Moyen Age et est resté, dans les pays de langue germanique,
un mode de construction très important jusqu'au 18e siècle.
En Europe, le torchis a été remplacé par la technique de la terre-paille qui n'utilise pas de clayonnage.
En Amérique latine,
de nombreuses constructions humbles sont encore construites avec du torchis
sur un clayonnage de bambou ("bahareque" en Colombie).
Malheureusement, sous les tropiques, un insecte qui propage la terrible maladie
de Chagas se développe dans les murs de torchis et condamne toute promotion
de cette technique dans les zones de basse altitude où cet insecte
peut prospérer.
Patrimoine rural:
Extrait d'un article de Yves Robert sur le patrimoine architectural rural
en terre en Belgique. Courtoisie de l'auteur.
("Nouvelles du patrimoine" numéro 68 été 1996)
Cette technique s'observe surtout en Ardenne, des plateaux spadois à
ceux de Couvin. Dans ces régions, la terre crue ne recouvre pas la
charpente elle-même. L'armature en pans de bois reste visible et la
terre demeure confinée au seul clayonnage. Souvent chaulée,
cette architecture séduit par le graphisme de sa charpente sombre
se détachant sur le remplissage plus clair.
Les villages de Stoumont, de La Gleize, de Grande et de Petite Enneille,
de Noiseux, d'Heyd, et de Deux-Rys recèlent encore de très
beaux témoignages érigés selon cette technique.
L'architecture en torchis présente une variante intéressante sur le plateau de Rocroi. Le bâti traditionnel se caractérise par un bardage de planches en bois, recouvrant le torchis et isolant encore davantage l'habitation, dès lors mieux protégée des conditions climatiques particulièrement rudes sur ces sommets exposés.
Une autre variante de la technique du torchis est répandue dans
le nord-est du Brabant, le nord du Hainaut et toute la Flandre.
Traditionnellement, l'architecture en torchis s'y illustre par un procédé
plaquant la terre crue uniformément sur toute la surface du mur,
y compris sur l'ossature en bois qui ne demeure plus visible. Ce type de
construction vernaculaire se distingue d'ailleurs par une armature en bois
fin et souple (saule par exemple) ne présentant guère de différence
de section entre les éléments épais ou minces. Selon
certains auteurs, dans le cas précis de cette typologie (où
l'ossature ressemble d'avantage à un filet de branchages sans élément
de très gros diamètre), la terre et l'armature de bois se
répartissent les efforts de compression et rigidifient l'ensemble.
Non loin de la Hesbaye, mais en Région flamande, le triangle Leuven,
Diest et Tienen est riche de ce type de bâtisse; particulièrement,
dans les villages de Grozen, Geetbets, Budingen, Kortenaken, Waanrode, Rummen.
France
Le torchis est présent en Alsace, Bresse, dans les landes, en Normandie et en Picardie. Il est aussi utilisé ponctuellement sur la totalité de l'hexagone. (d'après "Pisé, terre d'avenir")
Ecomusée d'Alsace
à F-68190 Ungesheim
70 maisons à pans de bois
Tél.: +33 89 74 44 74
... En cours de
réalisation ...
terre-paille
- bioconstruction
... En cours de réalisation ...
©Paul De Neyer,
décembre 1999.