a.s.b.l. Village convivial de la Paix-Dieu
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Qu'est-ce qu'un écovillage ? Un éco-village est un ensemble
d'habitats de taille humaine, où la priorité
est de placer l'Homme au centre de tous les
intérêts. Différents critères sont considérés pour assurer son développement de manière durable. C'est ainsi que selon notre définition, une attention particulière sera portée : - au niveau écologique : aménagement du territoire, constructions, gestion des énergies renouvelables, agriculture,gestion de l'eau, gestion des déchets; Tous ces choix seront toujours considérés dans la perspective de la durabilité : - quel est l'impact sur l'environnement ? Comme la notion de durabilité est
fondamentale, les habitants prennent les décisions
quotidiennes dans la conscience de leur
nécessité et de leur impact réel sur
eux-mêmes, les autres, la société,
l'environnement et la Terre. Cela nécessite de
relever pas mal de défis Il existe toutes sortes d'écovillages : - des écovillages basés principalement sur l'écologie et l'agriculture; Notre projet se situe dans la dernière catégorie. Chaque écovillage a ses propres caractéristiques. Il dépend du lieu , du climat, des habitants et de leur vision commune, de leurs liens. On trouve des écovillages isolés, d'autres sont des parties de villages pré-existants auxquels ils se sont intégrés, d'autres encore sont des quartiers de grandes villes aménagés de manière spécifique.
Les éco-villages sont de taille humaine Chacun peut connaître ou peut être connu par les autres villageois. Chacun est aussi capable de part ce fait d'influencer l'évolution du village de manière démocratique. L'expérience montre que la taille maximale semble aux alentours de 500 personnes.
Chaque éco-village détermine ses propres choix de gestion Que ce soit au niveau : - des choix écologiques: gestion des déchets, des énergies renouvelables, épuration des eaux; Ce que nous avons choisi peut-il servir non seulement notre présent mais aussi notre avenir et celui de nos enfants ?
Le développement d'une zone d'habitat respectant les objectifs du développement durable, nécessite de relever des défis multiples ; de la mise en place d'une politique environnementale ( gestion de l'eau, de l'énergie, des déchets, etc. ) au développement d'une vision, de valeurs partagées par les habitants en passant par la création d'une activité économique locale. Ces points sont développés ci- dessous.
Les lotissements «dortoir» qui, depuis des dizaines d'années, ont été développés un peu partout dans nos sociétés ont clairement montré leurs limites, leurs défauts. Pour garantir la tranquillité «à tout prix» des habitants, ils conduisent surtout a l'isolement des habitants, les uns par rapport au autres, et ils imposent une mobilité importante; la voiture est nécessaire pour tout ; - pour le moindre achat; Sur base de cette analyse, il est clair qu'il faut revenir du concept de lotissement «dortoir» à celui de lotissement «lieu de vie» qui a toujours été la règle avant l'apparition du «lotissement dortoir». Comme la taille d'un écovillage doit rester à l'échelle humaine, au maximum 400-500 personnes, il est impossible d'intégrer sur le site toutes les fonctions économiques que nos sociétés modernes ont crées. Il faut privilégier celles qui sont le plus génératrices d'emplois locaux, celles qui permettent la meilleure intégration de l'écovillage dans le tissu social et économique local, celles qui favorisent les relations sociales dans la convivialité, celles qui donnent la priorité à la qualité de vie de l'Homme et à la préservation de la Terre. Sur base de ces critères, on devrait privilégier l'implantation dans le lotissement : - des petits commerces offrant les produits de base - épicerie, droguerie - et la vente de produits locaux. Les produits commercialisés devraient répondre au mieux aux critères écologiques et éthiques maintenant largement diffusés. Au total, les fonctions économiques intégrées dans l'écovillage devront, tout en satisfaisant les besoins de leurs clients et de leurs personnels, être également des pôles de rencontre favorisant la vie sociale dans et autour de l'écovillage.
Le respect de l'environnement local et de la Terre en général est au centre des préoccupations dans le développement d'un écovillage. Tous les choix environnementaux individuels et collectifs doivent être examinés à la lumière des conséquences à court, moyen et long termes sur la qualité de vie des habitants, la qualité de l'environnement immédiat et sur la Terre. Il faut avoir le courage de sortir des solutions actuelles qui pour la plupart ne visent qu'à donner localement un confort immédiat sans tenir compte des conséquences sur l'extérieur et encore moins sur l'avenir. Ainsi, les politiques actuelles de gestion des eaux ou des déchets sont presque exclusivement orientées vers la réparation d'une pollution qui est considérée comme normale; la prévention n'est que très peu favorisée car probablement nettement moins intéressante d'un point de vue strictement économique sur le court terme. Nous présentons ci-dessous pour trois importants défis environnementaux : - la gestion des eaux des solutions existantes qui permettent de rencontrer en tout ou partie les objectifs du développement durable. La partie sur la gestion des eaux est nettement plus développée car nous avons beaucoup travaillé sur ce point dans le cadre du lotissement « Dieu-Le-Garde » à Jehay . La gestion durable de l'eau La gestion de l'eau est un véritable défi pour chaque écovillage en raison des volumes importants à gérer. Ainsi, pour un groupe d'une centaine d'habitants, il faut chaque jour prévoir un approvisionnement de plus de 10.000 litres d'eau et autant d'eau usée à traiter et évacuer ; et cela sans parler de l'évacuation des eaux de ruissellement des voiries. Malgré l'énormité de ces chiffres, la gestion durable de l'eau peut être menée à bien dans la plupart des écovillages car : - on dispose d'un approvisionnement local, pratiquement gratuit et renouvelable, grâce à l'eau de pluie ; Comme la gestion durable de l'eau dans un écovillage est un objectif tout à fait réaliste pour un coût raisonnable, nous présentons à la page GESTION DURABLE DE L'EAU DANS UN ECOVILLAGE différentes solutions techniques performantes ; celles-ci ont, toutes, déjà fait leur preuve et leur bonne intégration au niveau d'une petite collectivité doit permettre d'atteindre l'objectif fixé. Les bons choix techniques au niveau individuel et collectif sont importants pour relever ce défi mais ils ne seront pas suffisants à eux seuls ; la responsabilisation de chaque habitant est indispensable. Après une présentation générale des défis majeurs liés à la gestion durable de l'eau et des solutions que nous avons retenues, l'utilisation rationnelle de l'eau de pluie ainsi que l'épuration des eaux usées sont examinées; l'attention est attirée sur l'importance du type de toilette choisi : toilette classique à eau (WC) ou toilette sèche (TLB). Après ces questions relevant principalement des décisions de chacun des habitants, les questions concernant l'ensemble du site d'habitation, comme l'égouttage, l'épuration collective, la gestion des eaux de ruissellement et la protection globale de la qualité des eaux, sont également discutées. L'analyse de la problématique de la gestion domestique de l'eau développée ci-dessous repose essentiellement sur les travaux du prof. J. Országh de l'université de Mons. Ces travaux l'ont conduit à proposer et valider deux systèmes : PLUVALOR, concernant la valorisation de l'eau de pluie et TRAISELECT, concernant le traitement sélectif des eaux usées avec l'utilisation des toilettes à litière biomaîtrisée, TLB. PLUVALOR et TRAISELECT sont deux concepts qui peuvent être réalisés, de manière pratique, avec des éléments techniques classiques, commercialisés par de très nombreuses sociétés actives dans le marché de l'eau. Ces solutions ont été reprises par des associations actives dans la protection de l'environnement comme « Les Amis de la Terre » qui en font actuellement une large promotion.
La gestion durable de l'énergie Confort et énergie Le confort de nos habitations repose sur la disponibilité permanente de différentes sources d'énergie pour : - le chauffage de la maison ; La question de base est la suivante :
« comment réduire le plus possible l'impact
négatif sur l'environnement de ces sources
d'énergie que nous jugeons indispensables à
notre confort ? » ou encore « quels sont les
meilleurs choix individuels pour puiser au minimum dans les
ressources non renouvelables de la Terre et limiter la
pollution rejetée dans l'atmosphère ou
à l'extérieur du village ? » Notre analyse est la suivante ; les sources d'énergie vraiment performantes au niveau environnemental - énergie solaire et éolienne - sont encore marginales et le seront probablement encore pour un temps certain. Dès lors, la meilleure énergie restera encore pour longtemps celle qui n'est pas consommée. Nos habitudes de vie doivent être imprégnées de cette conclusion et notre habitat adapté - voir le chapitre traitant des constructions. C'est également là que l'utilisation de technologies et concepts innovants sont importants. Quelques pistes pour le chauffage des maisons Suivant la proximité ou non des
maisons, un système de chauffage collectif pourra ou
ne pourra pas être envisagé. - l'utilisation de bois sous ces différentes présentations (bûches, granulés, copeaux) dans des chaudières / poêles à haut rendement. Pour les chaudières, des systèmes d'alimentation automatique fiables sont maintenant disponibles ; leur prix encore trop élevé les réservent pour des chauffages collectifs (au moins 3 - 4 maisons). - l'utilisation
d'électricité pour le fonctionnement de pompes
à chaleur. Les pompes à chaleur modernes
permettent d'atteindre des rendements remarquables pour des
systèmes de chauffage à basse
température comme le chauffage par le sol ou par les
murs. Les calories peuvent être puisées dans
l'eau - la meilleure solution si elle est réalisable
- dans l'air ou dans le sol. Même si, actuellement,
l'électricité est presque exclusivement
produite à partir de ressources non renouvelables
(matière radioactive, pétrole, gaz, charbon),
l'espoir de voir se développer rapidement les sources
renouvelables est réel. La meilleure solution serait
de mettre en place localement une éolienne capable de
générer l'électricité
nécessaire mais cela n'est envisageable que sur
certains sites. Pour le chauffage de l'eau sanitaire : les panneaux solaires L'utilisation de panneaux solaires thermiques en appui à une source plus classique - généralement l'électricité - est de loin la meilleure technique actuellement disponible. Elle est de plus fortement soutenue par nos politiques et des primes intéressantes sont actuellement proposées. Quelques réflexions sur l'approvisionnement en électricité Comme indiqué ci-dessus,
l'électricité de distribution en Belgique est
tout sauf d'origine compatible avec le concept de
développement durable. Les constructions Notre conseil est simple : privilégier les constructions bioclimatiques, avec leurs matériaux sains, isolants mais aussi respirants et la place privilégiée donnée à l'énergie du soleil ( chaleur et lumière). Pour toutes les informations techniques concernant ce type de construction, nous vous renvoyons vers des associations qui sont spécialisées dans ce secteur comme « Nature et progrès Belgique ». Quelques points méritent d'être soulignés : - pour la toiture, nous soulignons l'importance du choix des matériaux compatibles avec la récolte d'eau de pluie; les couvertures en revêtement bitumeux sont à exclure et les tôles métalliques peintes sont à déconseiller. Les toits végétaux sont aussi incompatibles avec la récolte d'eau de pluie. LE GEN ou Global Ecovillage Network est une association
qui regroupe en réseau différents
écovillages de par le monde. |