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Historique
Né, il y a quelques années,
dans l'esprit de deux des fondateurs de l'asbl, le projet de
créer un écovillage dans notre région a
trouvé une terre d'accueil au lieu dit «
Dieu-le-Garde » à proximité du site de la
Paix-Dieu et de sa remarquable abbaye en restauration.
Après avoir obtenu l'accord du propriétaire du
terrain et trouvé un architecte partageant totalement
la philosophie du projet, la concrétisation pouvait
passer dans sa première phase.
L'asbl « Village convivial de la Paix-Dieu » est
constituée en septembre 1997 afin de donner une
représentation juridique au groupement qui se forme
pour soutenir le projet.
En décembre 1997, le projet de lotissement est
introduit officiellement auprès de l'administration
communale d'Amay.
Le plan d'implantation des constructions ainsi que les
prescriptions urbanistiques, PU, rédigées sur
base du concept de développement durable sont les
deux documents de base utilisés pour l'étude
des incidences sur l'environnement qui est
clôturée en début 1999. Cette
étude réalisée par un bureau
d'étude indépendant et agréé,
est un outil de gestion imposé par la Région
Wallonne pour tous les lotissements d'une certaine taille
(superficie supérieure à 3 ha).
Principales
caractéristiques du projet initial
Par rapport à un lotissement
classique, ce premier projet, basé sur le concept de
développement durable, se distinguait clairement par
:
- l'intégration dans le
lotissement, à côté des zones
d'habitat, d'une zone d'activités
économiques (petits commerces, petites
entreprises), d'une zone de formation et d'une zone
culturelle;
- une volonté de développer dans et autour
du village une vie sociale importante marquée par
la convivialité : l'écovillage est un lieu
ouvert à tous (riverains et autres) ;
- l'importance accordée au respect de
l'environnement-importance des zones vertes, structure et
nature des voiries, nature des matériaux de
construction, etc. avec, en particulier, une gestion
domestique de l'eau très performante. Elle repose
sur l'utilisation importante - mais pas exclusive - de
l'eau de pluie et sur l' épuration individuelle
puis collective des eaux usées sur le site
même.
L'importance accordée à
cette gestion durable de l'eau sur le site provient du fait
que chaque habitant en Wallonie génère
actuellement plus de 100 litres d'eau polluée par
jour . Pour une gestion durable de l'eau, cette eau doit
absolument être épurée avant
d'être réintroduite dans le «cycle naturel
de l'eau » (directement dans des eaux de surface ou
épandage dans le sol). Pour rappel, les
déchets solides pour lesquels des actions politiques
importantes ont été menées ces
dernières années concernent moins de 1 kg/jour
par personne. Les solutions proposées pour la gestion
de l'eau dans le lotissement sont basées sur des
solutions techniques développées et
validées depuis plus de 10 ans au niveau individuel
en Belgique. Au niveau de la réduction de la
pollution des eaux rejetées, la solution retenue dans
ces premières P.U. était l'obligation pour
tous les habitants d'utiliser des toilettes dites «
sèches » où l'eau de nos WC classiques
est remplacée par une litière
végétale ( copeaux de bois, débris de
paille, etc. ) ; cet ensemble litière et
matière fécale pouvant être
composté individuellement ou collectivement.
L'absence d'eaux vannes (eaux issues des WC) permet
d'optimiser les systèmes d'épuration pour les
seules eaux grises restantes. Plusieurs centaines
d'expériences individuelles réussies de ce
type existent aujourd'hui en Belgique.
L'absence d'eaux vannes et l'épuration sur le site
même des eaux grises permet de se passer d'un
égouttage publique, ce qui réduit
significativement l'investissement nécessaire pour la
viabilisation du lotissement. Le tout ayant un impact
positif sur le cycle de l'eau et ce tant au niveau local que
régional.
Résultats
de l'étude d'incidence et de l'enquête
publique
Comme attendu sur base d'un projet de
lotissement aussi nouveau, innovant, un certain nombre de
critiques, remarques et commentaires techniques ont
été formulés par les divers organismes
officiels ayant examiné ces documents.
Certaines remarques - revêtement
des voiries, stabilisation du sol, etc. - étaient
tout à fait fondées d'un point de vue
technique et nous avons donc réexaminé ces
points, discuté avec des spécialistes pour
proposer des solutions techniquement éprouvées
et bien maîtrisées actuellement.
D'autres remarques visaient directement
la gestion des eaux et ont montré que malgré
tous les avantages liés à l'utilisation
exclusive des toilettes à litière, les temps
n'étaient pas encore venus d'en faire une obligation
; le choix entre toilette à eau (WC) et toilette
à litière devait être laissé
à chacun des habitants avec même la
possibilité de les associer. Comme conséquence
de ce choix, l'égouttage public était rendu
obligatoire. Ces points ont aussi été
intégrés dans nos réflexions
ultérieures afin de proposer des solutions
satisfaisantes d'un point de vue environnemental, quel que
soit le choix des habitants.
L'enquête publique a
été à l'origine de beaucoup de remous.
Un groupe de villageois ont manifesté clairement leur
opposition au projet à travers une lettre collective
puis des lettres individuelles adressées à
l'Administration Communale.
La principale critique formulée concernait la perte
de tranquillité de ce lieu rural suite à
l'arrivée de plusieurs dizaines de famille avec les
conséquences annoncées sur le niveau de bruit,
l'importance de la circulation, la pollution ainsi que sur
la sécurité !
La présence de petites entreprises étant aussi
critiquée pour les mêmes raisons.
Une autre crainte était aussi
présente dans certaines des lettres :
l'écovillage pourrait devenir le siège d'une
secte; et comme arguments, la présence d'un centre de
formation et d'un centre culturel sur le site !
Bien que l'asbl soit complètement
apolitique, sans aucune couleur religieuse ou spirituelle -
voir nos statuts -, qu'aucune de nos actions n'ait jamais
voulu promouvoir autre chose que la réalisation
d'habitats respectueux de l'environnement et de l'homme,
nous n'avons pas pu convaincre ce groupe opposé au
projet de nos vrais objectifs. Plus grave, ces
interprétations fantaisistes semblaient même
avoir semé la confusion chez les acteurs officiels du
projet et ce malgré notre transparence depuis le
début du projet.
Nos
propositions d'évolutions du projet
initial
L'asbl a repensé le projet plus
en accord avec la demande du propriétaire, de la
commune, des autorités et de la
population.
Devant le souci de l'Administration
Communale et du propriétaire de récuser cette
accusation de secte, pourtant non fondée, le projet a
été amputé de tout ce qui pouvait
«de très loin» être pris comme
élément favorable au développement
d'une secte. Ainsi, la zone du lotissement
réservée au centre culturel a
été reconvertie en zone d'habitat; de
même, pour la zone réservée au centre de
formation.
Enfin, toute référence à notre asbl a
été retirée des PU; l'asbl était
présente dans les PU initiales en tant qu'association
avec avis consultatif auprès de la Commune afin de
maintenir la cohérence globale du projet par rapport
aux objectifs de développement durable.
En vue d'éviter au maximum le
risque d'une relance de cette critique de secte, l'asbl a
également, accepté en fin 1999 de fermer son
site internet et de suspendre ses conférences grand
public sur les écovillages.
En parallèle et sur base des
remarques inclues dans l'étude d'incidence et des
autres avis officiels, et suite aux nombreuses discussions
entre l'architecte, le propriétaire, l'asbl et
l'Administration Communale, le Conseil des Echevins de la
Commune d'Amay a fixé en début 2001 les lignes
directrices suivant lesquelles devraient se faire le
développement de ce lotissement.
Ce document communal officiel nous a
servi de base de travail à partir duquel nous avons,
en appui à l'architecte du lotissement,
recherché de nouvelles solutions techniques
intégrant les décisions de l'Administration
Communale tout en permettant d'atteindre au mieux les
objectifs de développement durable.
Ces derniers
mois...
Hélas, récemment, à
l'occasion de la publication sur Internet d'un article
consacré à ce projet, le spectre de secte est
encore revenu sur la scène et de nouveau il a
provoqué un ralentissement du processus. Cet article
contenait quelques énormités sur deux des
personnes et sur des actions de l'asbl. Les acteurs
officiels du projet ont de nouveau réagi en mettant
l'asbl à l'écart, malgré les
énormités qui étaient évidentes.
Nous considérons cette réaction comme le signe
évident d'un manque de confiance à notre
égard, ce que nous pouvons difficilement accepter
après tout le travail réalisé ensemble
: "Qu'adviendra-t-il de la cohérence du projet ? ".
Signalons aussi que le démenti aux
informations fausses reprises dans cet article a
été suivi du retrait immédiat de cette
publication du site internet.
Devant cette situation, nous avons
décidé de réouvrir notre site internet
pour :
- jouer la transparence totale
par rapport à nos objectifs et ainsi éviter
que d'autres informations non fondées ne circulent
sur le projet;
- remettre à disposition de toutes les
associations et individus intéressés par le
concept d'écovillage, les informations utiles.
Le
projet à Jehay : La situation en décembre
2001
Aujourd'hui, après tout un travail
de recherches et d'information pour promouvoir le concept de
développement durable en général et
plus particulièrement pour le projet de lotissement
« Dieu-le-Garde », l'ASBL n'a plus aucun avis
consultatif, ni auprès de la commune d'Amay, ni
auprès du propriétaire du terrain.
Les décisions sont aux mains des autorités et
nous ne pouvons qu'espérer que notre long travail
d'information aura porté ses fruits et que des
décisions cohérentes seront prises pour aller
vers un lotissement qui intègre des choix
environnementaux et sociaux adaptés non seulement
pour le présent, mais également pour le
futur.
Nous mettons les connaissances acquises au cours de nos
recherches et contacts, ainsi que notre liste d'adresse
d'experts dans diverses technologies et aménagements
à la disposition des futurs habitants et de leurs
architectes, du lotisseur et de la commune pour
réaliser de manière professionnelle les
aménagements que ce type de lotissement
nécessite.
Mais pour que cela démarre, enfin, les autorisations
officielles doivent encore être
accordées
Nos
actions présentes et futures
Nous reprenons nos actions de diffusion
d'informations concernant le développement durable et
plus particulièrement son intégration dans des
zones d'habitats plus ou moins importantes.
Notre première action a
été la réouverture de notre site
internet ; celui-ci s'étoffera progressivement pour
offrir aux personnes / associations
intéressées des informations visant le
développement d'écovillages en Europe. Nos
connaissances générales et techniques, nos
contacts avec d'autres écovillages ainsi que
l'expérience acquise tout au long de ces
dernières années lors de l'étude du
projet de lotissement du site «Dieu-le-Garde »
pourront aider toutes les personnes / associations
intéressées par le développement d'un
lieu de vie où l'environnement, l'Homme et les
générations futures sont
prioritaires.
Suivant les demandes, nous reprendrons
nos conférences générales sur les
écovillages ou d'autres plus spécifiques.
Celles-ci permettent d'aller au-delà des documents
publiés par un partage des expériences de
tous.
Suivant les demandes également,
nous remettrons en place un ou des groupes de
réflexion rassemblant des personnes ou groupe de
personnes qui envisagent de développer et de vivre
dans ce type d'habitat. Notre expérience indique que
cette transition passe par une analyse individuelle des
motivations personnelles profondes ; le partage en groupe de
nos aspirations et de nos doutes est un remarquable outil de
développement et de réalisation de projets
réussis.
Nous mettons ces outils de communication
à la disposition de ceux qui le
désirent.
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