Pour ce qui est de la construction, la majorité des habitations sont encore construites en al-hor, une pierre calcaire extraite dans le désert à une soixantaine de kilomètres de la ville. Ces pierres de petites dimensions (plus ou moins 15 x 15 x 15 cm) sont appareillées avec un liant spécial qui ne comporte pas de sable.
Une
maison à Tombouctou
L’organisation de la maison ainsi que sa décoration a conservé de nombreux éléments de l’origine berbère de la ville et des invasions marocaines. Le plan est ramassé, la cour intérieure est de petites dimensions et n’est qu’un espace de circulation entre les différentes pièces. La maison, le plus souvent à un seul étage, comporte de petites ouvertures fermées par un grillage en bois et on retrouve, comme à Djenné l’utilisation de ferronneries dans la décoration des boiseries. Tombouctou est une ville de liaison entre l’Afrique blanche et l’Afrique noire et son architecture s’apparente plus au style marocain qu’à la maison soudanaise.
Les mosquées sont construites en banco mais ne reprennent pas les formes de Djenné avec la façade monumentale. Elles sont constituées d’un bâtiment à toiture plate de faible hauteur, la salle de prière, dont émerge le minaret à base carrée et d’allure pyramidale. Cet élément se retrouve dans les mosquées du Niger, à l’est de Tombouctou.
Escalier
menant à la toiture terrasse d'une mosquée de Tombouctou
L’état actuel des mosquées laisse à désirer, et le classement par l’U.N.E.S.C.O. ne semble pas arranger la situation. L’officialisation de l’entretien et les autorisations préalables à toutes transformations semblent avoir bloqué tous travaux de rénovation des enduits. Une mauvaise organisation de l’écoulement des eaux et l’absence de délimitation de la voirie aggravent encore l’état des bâtiments qui furent jadis la gloire de la ville.
Coupe
de principe et problème posé
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La disponibilité des matériaux permet de continuer la construction en blocs de terre crue, mais le passage d’une économie de subsistance à une économie d’échange fait que tout se monnaie. Les entretiens et la rénovation d’enduits qui se faisaient autrefois par tous et pour tous sont de plus en plus souvent réalisés par des spécialistes qu’il faut payer. Les personnes qui peuvent se le permettre préfèrent donc les constructions en blocs de ciment qui sont plus chers que la construction en banco, mais ne demandent plus aucun entretien ultérieur.
De la même manière, la tôle remplace le chaume et la toiture plate en terre, car une fois placée, elle se fait oublier contrairement aux matériaux précédents qui doivent faire l’objet d’un entretien continu et d’une réfection annuelle.
De plus, la tôle et le béton sont un signe extérieur de richesse : c’est le matériau, onéreux, de celui qui a réussi. Perçus comme matériaux des riches, ils sont un moyen de mise en évidence et d’extériorisation d’une certaine aisance financière, donc de réussite sociale.
Les personnes fortunées peuvent se faire construire des maisons " de luxe " : de grosses villas en béton armé dont la structure est toujours la même, mais qui sont souvent agrémentées de décors dans le style soudano-sahélien. Ces maisons, qui accumule la chaleur toute la journée et la transmettent la nuit sont souvent, voire toujours, équipées de climatiseurs dans chaque pièce. C’est ainsi que l’on peut retrouver un certain confort dans des habitations mal conçues pour les contraintes climatiques existantes mais répondant parfaitement à un autre facteur : l’image du propriétaire et l’expression de sa réussite financière et professionnelle. Ce type d’habitation est donc relativement bien adapté aux critères exigés par le client, même s’il est cher à la construction, à l’utilisation et que le type d’espaces que l’on y trouve ne correspond pas aux habitudes de vie d’une famille malienne. Ces maisons ont cependant un certain succès auprès des gens fortunés, qui bien souvent ont l’habitude des voyages et s’inspirent donc des modèles qu’ils rencontrent à l’étranger et notamment en Europe (Remarque : " On essaye d’imiter alors qu’on est ni de même père, ni de même mère " - Propos relevé lors d’un entretien avec Amadou Maïga, architecte travaillant au Ministère de l’Urbanisme, division logement.). Les habitants adoptent donc le mode de vie européen en même temps que l’habitat qui y correspond.
Maison
en construction à Bamako
Les personnes moins fortunées ne peuvent se permettre de construire tout en béton armé (choisi pour sa durabilité) et adoptent le plus souvent le bloc de ciment et la tôle ondulée en toiture. On rencontre parfois un climatiseur, cher à l’usage, mais qui ne servira qu’au moment des plus fortes chaleurs, si les finances le permettent. Les habitations sont donc insupportables, les murs étant peu épais et la toiture emprisonnant les rayonnements solaires dans des pièces d’une faible hauteur mal ventilées. Les gens se font construire une maison " en dur " mais vivent dans la cour à l’ombre de l’arbre central la majeure partie de l’année, la maison étant rendue invivable par les chaleurs écrasantes.
Maison
à Kati, petite ville au nord de Bamako
Enfin les personnes les plus pauvres doivent quant à elles se contenter de murs en banco et d’une couverture en tôle. On pourrait imaginer que l’inertie thermique de ces murs améliore un peu la situation, mais l’inadéquation avec la toiture fait perdre tous les avantages de la terre. Les propriétaires n’ayant pas les moyens de renouveler l’enduit extérieur, les murs se dégradent, s’effritent, pour finir par s’effondrer lors des pluies les plus violentes. À Bamako, on rencontre beaucoup de ces maisons dans les quartiers spontanés, des parties de la ville envahies par l’afflux de villageois fuyant les famines qui touchent les campagnes sous-équipées. Les infrastructures de ces quartiers sont minimales et l’organisation générale pose de nombreux problèmes : pas d’égouts, pas de ramassage des ordures, eau potable disponible aux quelques rares bornes fontaines, etc.
Enduit
de ciment sur un mur en banco
Vue d’ensemble sur l’entrée d’un quartier spontané : Banconi
Sur cette photo, on peut remarquer (ligne blanche) le niveau de la dernière crue du marigot à l’avant-plan et l’implantation des nombreux bâtiments au-dessous de ce niveau. À la saison des pluies, toutes ces constructions seront emportées par la rivière et plusieurs familles se retrouveront ainsi sans logement.
Le tableau suivant peut résumer la situation des évolutions
techniques actuellement existantes (extrait de la thèse de M. Kone
(Réflexion pour un habitat adapté
aux resources locales, essai d'architecture solaire à Sikasso au
Mali / Kone D.))
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| Fondations | •
pierres jointes au banco
• parfois pas de fondations |
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pierres jointes au mortier de ciment
• béton armé ou non |
| Murs et Cloisons | •
briques de terre crue
• enduits en terre crue, parfois stabilisés à la paille |
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parpaing creux
• enduits en mortier de ciment |
| Couverture | •
terrasse de terre battue sur charpente en bois
• toit en chaume sur charpente en bois ou en bambou • faux-plafond en nattes de Mopti |
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terrasse en dalle de béton armé
• toiture en tôles ondulées galvanisées sur charpente métallique • parfois faux-plafond en contre-plaqué |
| Portes et Fenêtres | •
panneau en planches de bois
• tôle ondulée sur ossature bois |
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persiennes en bois
• persiennes métalliques • tôle ondulée sur ossature bois • vitres • grillages fins |
| Installations Sanitaires | •
WC à fosse fixe
• même espace pour la douche |
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WC à fosse fixe
• parfois WC et douche à eau courante |
| Éclairage | •
lampe à pétrole
• installation électrique sommaire |
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lampe à pétrole
• installation électrique plus élaborée |
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L’habitat " traditionnel " urbain est en principe aménagé autour d’une cour, les constructions venant s’implanter à la limite de la parcelle. Dans cette configuration, la cour est une " pièce " à part entière de la maison. Elle est le lieu de réunion, le point de focalisation de l’habitat. Dans la maison à l’Européenne, la cour n’est plus que l’espace résiduel, la construction occupant l’espace central de la parcelle, ce qui est incompatible avec l’usage habituel de cette cour.
Les changements que l’on peut relever sont d’abord fonctionnels : la construction en blocs de ciment est beaucoup plus solide que la terre crue, une toiture en tôle s’installe rapidement et permet d’être au sec quelle que soit l’intensité des pluies. Les maisons tendent alors à évoluer vers le modèle de référence qui est dans ce cas la villa du haut fonctionnaire, de l’homme d’affaire qui peut ainsi exprimer sa richesse.
Ces villas sont dessinées par des architectes qui ont suivi leur formation en Europe ou en Russie. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, ce ne sont pas les architectes qui imposent ces villas à leur client car ils ont été eux-mêmes sensibilisés à l’architecture traditionnelle de leur pays dans des pays étrangers. Mais les clients ne demandent pas une maison construite en matériaux de pauvres et ils veulent pouvoir habiter une villa qui reflète ce qu’ils pensent être la solution idéale. La terre est donc réservée aux plus pauvres, et personne ne fait ce choix délibérément. Pour qu’un type de construction devienne un modèle de référence pour tous, il faut que celui-ci soit adopté par ceux qui ont le pouvoir de choisir un mode de construction et qui ne sont pas contraints, pour des raisons financières, de construire en terre et en paille.
Ces modèles pourraient donc venir des bâtiments publics, montrant ainsi la confiance de l’état dans la technique choisie, mais aussi sa volonté de mise en œuvre d’une politique déterminée. Le problème est que l’État n’est peut-être pas lui-même convaincu de l’utilité de la conservation de l’architecture traditionnelle et de la promotion des matériaux locaux. De plus, se séparer des entrepreneurs avec qui on a toujours travaillé n’est pas chose facile, surtout s’il y a des contreparties financières pour le fonctionnaire responsable du projet...
Une autre source pourrait être les habitations des plus riches, mais que penserait-on d’une personne qui, ayant " réussi ", construirait comme un villageois ?
Le but semble donc difficile à atteindre par ces deux filières. On pourrait alors s’orienter vers les organismes de coopération qui peuvent se permettre d’investir dans des bâtiments publics et qui, pour des raisons philosophiques, ont comme priorité l’utilisation des ressources locales et la promotion des cultures régionales. Un exemple intéressant est celui de la construction de bibliothèques ne contenant que des ouvrages en langue locale (dogon, bambara...) et réalisées selon les techniques de construction locales. L’association de différentes formes de cultures relève donc d’une réelle volonté de développement régional appliquée à tous les niveaux.
L’intervention de ces organismes de coopération pose alors un nouveau problème : dans la conscience populaire (réminiscence de l’époque coloniale ?) le blanc, responsable des " projets " divers mis en œuvre sur le terrain, est celui qui sait... c’est du moins ce que nous on laissé entendre certains maliens que nous avons rencontrés. Heureusement, cet a priori semble vouloir disparaître ! Il est donc le responsable de la construction et doit en garantir la perfection. Toute tentative de construction alternative qui n’est pas un succès total est obligatoirement un échec total et il n’y a aucune analyse des raisons de cet échec et des améliorations à apporter pour y remédier.
Cette voie d’intervention n’est probablement pas la meilleure non plus. En effet, les constructions réalisées par des étrangers ou pour des étrangers restent des projets dont la population ne s’inspirera pas... une affaire de blancs ou une construction de l’état. Le changement de comportement doit venir de l’amélioration directe des habitations. Les exemples qu’il est possible de produire restent généralement des bâtiments publics qui n’ont pas d’implications dans l’habitat.
Un architecte malien, construisant essentiellement en béton, disait, peut-être avec raison, que les architectes locaux n’ont en fait aucun intérêt à changer de technique : pour concevoir une maison, on utilise toujours le même principe : une structure poutre-colonne déjà dimensionnée à laquelle on ajoute quelques éléments décoratifs rappelant le style soudanais (Remarque : Un architecte reçoit en moyenne 250.000 CFA pour faire les plans d’une maison, et en demande 25.000 pour signer des plans qu’il n’a pas conçus...). Ces maisons peuvent donc être conçues par les dessinateurs, l’architecte n’ayant plus qu’à signer les plans. Des constructions en matériaux et techniques moins conventionnelles demandent plus de travail et de réflexion : il est plus difficile de concevoir une coupole en brique de terre cuite qu’une colonne en béton armé !
Ceci amène naturellement aux problèmes de mise en œuvre : même si un architecte conçoit un bâtiment recouvert par des voûtes nubiennes, encore faudra-t-il trouver la main d’œuvre capable de les réaliser. Les entrepreneurs spécialisés dans ce domaine sont assez rares et les bâtiments en terre crue ou en terre stabilisée comportant voûtes et coupoles demandent une réalisation soignée et une plus grande précision dans l’exécution des détails que les bâtiments en béton : dans ces bâtiments, l’étanchéité et la résistance aux précipitations n’est pas un problème puisque le matériau de masse offre déjà ces qualités, ce qui n’est pas le cas des bâtiments en banco qui requièrent une couche de protection plus importante dont une mauvaise mise en œuvre peut avoir des conséquences néfastes sur la structure même du bâtiment.
Le béton armé a été importé avec sa technologie et les problèmes que l’on rencontre lors de son utilisation on a déjà une solution éprouvée, importée en même temps que le matériau.
On voit donc que la survivance d’une architecture traditionnelle vernaculaire n’est pas due à une volonté philosophique mais à une nécessité financière. Si les mentalités n’évoluent pas, dans la population et auprès des architectes, l’augmentation du niveau de vie aura donc pour conséquence la disparition d’un témoignage important de la vie passée et d’une architecture d’une qualité indéniable. Il est donc important de parler ici de la conservation du patrimoine architectural dans un contexte passablement différent du nôtre.
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L’argent du tourisme va actuellement directement dans les poches des heureux propriétaires d’hôtels et auberges, mais surtout dans celles des guides, qui constituent ainsi une tranche particulière de la population : pas de formation, un travail facile et peu exigent et des revenus incroyablement élevés par rapport au reste de la population. Les retombées économiques n’atteignent ainsi qu’une mince partie de la population et la situation ne pourra changer sans l’intervention de l’État, avec les problèmes qui peuvent alors naître : l’argent reviendra-t-il aux habitants ? Sous quelle forme (aide à l’entretien, à la construction...) ? Et dans quelle proportion ? Tout ceci sans parler de l’augmentation des prix des aliments et des objets artisanaux due à la richesse relative mais colossale des touristes qui font grimper les prix en flèches !
Il y a cependant une piste qui pourrait être mieux exploitée : dans les quatre sites classés, à savoir le Fort de Médine, la ville de Tombouctou, la ville de Djenné et les falaises de Bandiagara (dont les trois derniers sont reconnus patrimoine mondial par l’U.N.E.S.C.O.), l’État a implanté des missions culturelles : ce sont en fait des décentralisations du Ministère de la Culture et du Tourisme (notons au passage que l’association de ces ministères révèle clairement la position de l’état malien quant à l’utilisation des sites classés : utiliser le patrimoine culturel comme ressource à part entière) destinées à gérer les monuments à protéger. La proximité géographique de ces organes de gestion permet une meilleure organisation des travaux de restauration. Dans un développement futur, chaque mission culturelle pourrait être couplée à un office du tourisme local présentant les réalisations en cours et informant les touristes des travaux effectués. Ils géreraient l’accès aux sites et récolteraient directement les donations éventuelles.
Tout ceci ne résout cependant pas le problème de la conservation du patrimoine dans les pays en développement : la conservation d’un " témoignage du passé " n’est-elle pas une forme de snobisme qu’il est difficile de justifier dans un pays où l’activité principale de la majeure partie de la population est de trouver de quoi nourrir sa famille et où penser au lendemain est déjà un projet à long terme ?
La situation est évidement résumée de manière caricaturale, mais c’est bien là que le problème se pose. Pourquoi accorder tant de valeur au passé et vouloir à tout prix le conserver ? C’est certainement encore une des nombreuses questions auxquelles il n’existe pas de réponse mais qui mérite quand même une réflexion et une prise de position. Si on s’appuie sur la situation rencontrée en Belgique, on peut remarquer aujourd’hui un phénomène de retour au passé. De nombreuses personnes ne rêvent que d’une chose : acheter une vieille ferme, une vieille grange, peu importe la destination initiale du bâtiment pour autant que ce soit vieux et qu’on puisse le " retaper ". Pourquoi vouloir du vieux ? Certains diront qu’en cette fin de siècle les angoisses se traduisent par un repli sur soi et un retour aux valeurs traditionnelles (d’où le développement de tous le produits " du terroir ", rappelant une époque aujourd’hui révolue). La qualité de vie est maintenant associée aux valeurs passées, aux produits régionaux... Seraient-ce des valeurs refuges pour se protéger d’un avenir incertain ? Quelles que soient les raisons réelles, certains paramètres ressortent de ces vieux bâtiments : implantation prenant réellement en compte les caractéristiques du terrain, orientation du soleil, choix " logique " des matériaux, adaptation au climat... mais un attrait bien plus important est l’histoire (que l’on a évidement pas vécu mais qu’il est commode de s’approprier) du bâtiment qui lui donne une épaisseur, un vécu, une âme. À ces valeurs on ajoute le confort et les privilèges de notre époque moderne : chauffage central, électricité, eau courante, isolation... Pourquoi alors refuser aux habitants de Djenné le confort moderne sous prétexte qu’ils risquent de perdre une partie de leur histoire qu’ils auront bien du mal à retrouver et que nous regrettons tant ? Il paraît cependant compréhensible que les Européens veuillent faire part de l’expérience, heureuse ou malheureuse, qu’ils ont connue, non pas que le Mali vive notre passé et que son futur soit notre présent, mais qu’il s’appuie sur nos erreurs pour en tirer des leçons.
Et ce sera peut-être par une autre façon de percevoir l’architecture et la restauration que nous pourrons avoir un regard plus cohérent sur notre propre situation.
Une solution pour l’évolution de la restauration des maisons de Djenné, et de la restauration en général serait d’interpréter les demandes des habitants et de traduire ces desiderata dans le vocabulaire existant, ce qui doit être une des contraintes principales de ce projet. En d’autres termes, revenir à la source des demandes, comprendre pourquoi on désire telle ou telle pièce et revenir à la fonction même pour y répondre avec des techniques et des matériaux imposés dès le départ, en en connaissant les limites et les possibilités.
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