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La chapelle des cannibales n’est pas le lieu du culte obscur
d’une secte suspecte, mais la cuisine ainsi baptisée de
l’appartement new-yorkais de Marguerite, jeune Française
s’étant réfugiée en cette “reine des
villes” à cause d’une déception sentimentale.
Peintre faussaire alias Raymond Queneau, du nom du poète
surréaliste français, Colin Stone, après dix
ans de réclusion volontaire par veuvage inconsolable, choisit
ce lieu pour sa première sortie, par le hasard d’une
petite annonce insolite.
On imagine une suite fatale, une suite banale : eh bien, non,
ils ne s’épouseront pas !
Cette rencontre pourtant donnera naissance. Mais pas comme on
le croit par le sexe : par une succession de péripéties
incongrues, rocambolesques jaillissant de l’abandon volontaire
au hasard de personnages inattendus, créatifs et fantasques.
Le récit toutefois n’est pas que le jeu gratuit
de l’imaginaire débridé : il se tresse avec des
ingrédients chers à l’auteur et qui ont nom amitié,
ville, respect de l’autre dans l’anticonformisme débridé;
avec ses repères aussi que sont le cinéma, la peinture,
la sculpture, la photo -l’apparence, le faux du vrai… ou
le vrai du faux- et qui se heurtent forcément aux lois de
la vie -la mort, la trahison, l’amour- et à celles de
la société (l’identité, le fisc, la police, …).
Le roman ainsi porte sens, sens et intention même sans
doute si on compare cette fiction à sa créatrice et à ses
précédentes fictions : les règles, le raisonnable
-l’obéissance- nous procurent-ils l’Attendu et
la Certitude, interroge-t-il implicitement. Parier dès lors
sur la duperie consciente, vivre en porte à faux dans le plus
grand débordement joyeux, c’est s’assurer, par
l’inattendu attendu, de la venue de la bonne heure, sinon du
bonheur, montre le récit.
Redites et constantes traduiraient-elles ainsi par redondance
l’impossibilité d’Hélène Guétary à sortir
de soi, de ses fantasmes, de sa manière propre de voir le
monde et de le vivre -de ne pas accepter, de ne pas tolérer,
de ne pas comprendre en tout cas la manière de vivre conforme
?
New-York, lieu de son récit qui fut aussi le sien durant
dix ans, pourrait être confirmation de cela, puisque cette
ville aux “kilos de ressorts de tous les genres, pour tous
les usages et tous les usagers” permet la liberté et
donc le refus des rênes; or c’est le chemin inverse et
positif qu’on lui voit ici donner : par la fantaisie et l’imprévu,
chaque être du roman va jusqu’au bout de soi, toujours
en attente toujours en quête, toujours en espérance
fût-ce dans le désespoir, le terme étant continument
reporté.
Mieux qu’une variation sur thème, la succession
des créations d’Hélène Guétary
s’assimile donc plutôt à une spirale ascendante, à une
spirale de quête : reprises, retours, rappels (Skin, …,
N-Y, …), (res)sources nouvelles (désespoir du singe, …),
différence des lieux, originalité toujours nouvelle
et surprenante des situations élaborent progressivement par
collages successifs, l’œuvre et l’être intimement
embrassés et s’embrasant dans le refus de l’enlisement
dans les règles du conformisme étriqué et emprisonnant
: le mensonge, la menterie essentiellement -doublé de l’amour-
font à pas aveugles et confiants monter inexorablement l’individu
vers sa vie en infini et hors solitude, hors égoïsme;
la dédicace même l’indique également, “À Fred. À Luca
et Théo”, dédie-t-elle cette fois son roman :
soit au disparu, toujours présent et tonifiant (Frédéric
Dard); soit aux nouveaux venus à chérir en devenir
(ses neveux), tandis que les remerciements de fin disent la généreuse
collaboration, la généreuse participation.
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Didier Thimonier a idéalement rendu le contenu thématique
du roman, qui se trouve d'ailleurs exprimé quasi à mi-récit
dans une parabole non banale du mandril blanc et du désespoir-des-singes.
L'écriture ainsi d'Hélène Guétary
flatte l'analyste : références artistiques et symboles
multiples et divers redisent, multiplient le sens narratif. Or, ces
formes de redites n'irritent le lecteur, ni ne lui laissent une sensation
de prétentieuse vanité; au contraire : dans un phrasé clair
et précis typé maintes fois par des images surprenantes
et amusantes, elles se perçoivent à la fois comme justification
de sa propre perception, reconnaissance à ses maîtres
davantage qu'appels -nullement négligeables d'ailleurs- à s'ouvrir
soi-même, sachant ne pas négliger l'humour dans le tragique
même.
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Pearl,
dans ses dix ans, avait durant son sommeil été conduite à Hypnopompia,
dans lequel un court métrage nous avait en 1996 immergés.
Le
roman la fait -du moins peut-on supposer que c'est elle encore- y retourner
en ses quelque vingt ans parce qu'elle suit un garçon étrange
et fascinant -Cosmo- qui la fuit après que des sentiments tendres
et partagés les ont intensément rapprochés.
Pendant
ce temps-là sur terre d'ailleurs -pendant ce temps-là chez
les humains de l'hémisphère Nord tempéré plus
précisément-, l'inquiétude croît, nourrie par
les médias qui se repaissent de l'invasion en pleine canicule des
essaims de plus en plus fréquents de mouches jusqu'alors inconnues.
| Dans le site | cf. | Vers ailleurs |
|---|---|---|
| Ici et là évoquée : demander par recherche interne |
Hélène Guétary |
Petite sélection non exhaustive : Photographe : • Helene Guetary creates an astonishing representation of energy in herdrawings and lithographics. • Contemporary European Photography from the Polaroïd Collection Cinéaste : • Les films des tournelles SOMNIA • Les voyageurs du temps 1999 : •Prix SCAM des Œuvres Electroniques et Informatiques, Prix Video de Création 2000. Hélène Guétary • Haut et Court accompagne aussi l’écriture de deux nouveauxprojets : le 1er long d’Hélène Guétary • (…) des cinéastes comme Hélène Guetary,(…) • "Findus", dirigé par Hélène Guétary • "Findus" in D'ART - D'ART Romancière : • Mazarine, Le petit Homme bleu |
| François Guétary, feu follet insaisissable. | (1) son frère, François Guétary (re) | Voir par page le concernant |
| Jo Moutet, compositeur, accompagnateur, ami-frère | (2)Jo Moutet et DIS, PAPA ? (re) |
Voir par page le concernant |
| Mars 2002, hommage | ||
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• Long box 0/4 (ensemble) • Long box 1/4 (incontournables) • Long box 2/4 ("Avec joie") • Long box 3/4 (opérette) • Long box 4/4 (cinéma) • Best of • coffret du Reader's Digest |
(3)vidéo-hommage Long Box coffret pour le Reader's Digest (re) |
Toujours disponible à la FNAC, Avec joie, le "Best of" |
| (4) Le petit homme bleu (re) |
Mazarine/Fayard, Paris France-Loisirs Toujours en vente à la FNAC |
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Mars 2000, scène 2 |
(5) éclairage par mars (re) | |
| (6) Magazine STUDIO , n° 147, juillet-août 1999 (re) |
4 rue de Berri, F-75008 Paris; ph : + 33 01 56 88 88 88; fx : + 33 01 56 88 88 99) |
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| (7) Cassette vidéo K 7437 59,00 FF + 29 FF de port (re) |
ARTE boutique, BP 71717, F-21096 DIJON CEDEX 9, ou, pour la France uniquement, par téléphone au 0825 877 777) |
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| nov. 2002 | (8) La Chapelle des Cannibales (re) | Paris, Mazarine-Fayard 2000 Toujours en vente à la FNAC |
| Chronos l'annonce le 10/06/2004 | (9) Le Monde de Cosmo (re) | • Présentation par son éditeur, Albin Michel, avec Fiche technique proposant trois liens vers, le livre (contenu succinct); l'auteur (brève identification); un extrait très large en format pdf. • Inventaires : - Bibliothèque Ronde Couture - Nouveautés littérature adulte, juin 2004 - Bibliothèque de Varces - Le Figaro, 12 juin en revue de presse : sous le 2e titre, "Adolescents : Et pourtant, ils lisent !", mais on ne négligera pas le 1er titre qui vient fort à propos : "Un enfant sur cinq souffre de surpoids en CM2" • Prix, achat, commentaire, … - FNAC - ALAPAGE - Librairie AUCHANDIRECT - Shopping PERENOEL • Synoptique à l'occasion de ce roman : "Une artiste aux talents multiples". |