Un mot de
géologie...
Le paysage se rattache à la bordure nord du
synclinal de Namur. La grotte, située le long de la vallée de l¹Orneau orientée
nord-sud, est ouverte au sud-sud ouest. Le site de la grotte est établi sur une série de
massifs calcaires du Viséen et sur des schistes et grès houillers. Ces couches datent de
l'ère primaire: carbonifère inférieur, +/- 300 millions d¹années. La Sambre et
l'Orneau ont entaillé le plateau. Le calcaire a été découpé en falaise par le travail
de dissolution des eaux et l'érosion des schistes tendres a élargi la vallée.
La variété des couches géologiques rend le site remarquable par la diversité des
habitats accordant l'hospitalité à de nombreuses espèces animales et végétales.
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Sur le plateau...
Au départ du parking, les massifs schisteux
accueillent une forêt mixte acidophile. On y trouve une multitude d¹essences parmi
lesquelles : les chênes pédonculé et sessile, le charme, le merisier, l¹érable
sycomore, le bouleau verruqueux, le chèvrefeuille, des plantations de chêne rouge
d'Amérique, de pin sylvestre et de pin noir.
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Le long du chemin conduisant à la grotte, la végétation
dévoile un préférence accrue pour les massifs calcaires caractéristiques de la vallée
de l¹Orneau. L'érable champêtre, le tilleul à grandes feuilles, le fusain d¹Europe,
la clématite des haies, le groseillier épineux, le hêtre et d¹autres essences encore,
cohabitent avec une strate herbacée dominée par la présence de la mercuriale vivace.
Associée à l¹anémone sylvie, à la jonquille, au sceau de Salomon ou à la primevère
officinale, la mercuriale délimite à merveille les sols schisteux et calcaires.
Parmi la faune de ces milieux forestiers, on peut citer la présence de nombreux pics dont
le pic noir. Ces oiseaux trouvent parmi les arbres morts, à la fois le gîte et le
couvert. |
La vallée...
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Elle frappe d'emblée par la diversité des milieux
humides.
Rivière, berges, fonds marécageux, sources multiples, bassin d'eau, étangs, plaine
alluviale, mares permanentes constituent autant d'habitats propices au développement d'une
flore et d'une faune variées. Parmi les seuls batraciens, citons la salamandre tachetée,
l'alyte accoucheur, les tritons alpestres et palmés, la grenouille rousse et le crapaud
commun.
Dans son ouvrage "Pour la Protection de la Nature en Belgique", le précurseur
des inventaires de sites de grand intérêt scientifique en Belgique, le Professeur Jean
Massart écrivait déjà en 1912 : "Le site de la caverne de Spy est un de ceux qu'il
faudrait préserver à tout prix".
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Par une attention de tous les instants, par
une sensibilisation de notre entourage, mettons tout en uvre pour préserver cet
endroit figurant dans le récent inventaire des sites de grand intérêt biologique.
Veillons, entre autre, à emprunter exclusivement les chemins pour protéger le talus de
la grotte de l'érosion et du piétinement, à ne faire aucun prélèvement parmi les
espèces protégées de la flore et de la faune, à ne pas utiliser un véhicule motorisé
sur le site, à ne pas emprunter le petit sentier menant à la grotte avec un vélo ou un
VTT. |
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