Echevin des
finances, des travaux, de l’informatique, du patrimoine maurice.hismans@manage-commune.be
Maurice Hismans

Travaux
1) Voiries et trottoirs
Comme cela avait été annoncé lors des parutions précédentes du
« Souffleur », plusieurs chantiers ont débuté depuis mars de cette année et sont en cours de
finition :
Rue du Noir Cerisier : Aménagement des trottoirs – financement communal sur fonds
propres : 46.585 €

Rue Machines à Feu : Aménagement des trottoirs – financement communal sur fonds
propres : 69.886 €

Rue de Longsart : Aménagement des trottoirs – financement communal sur fonds
propres : 127.657 €

Rue Brigode : Aménagement de la voirie et des trottoirs – financement communal
sur fonds propres : 215.668 €

Rue de Bascoup :
L’ordre de commencer les travaux a été donné le 13 mai.
Pour rappel, il s’agit d’un dossier dont les maîtres d’ouvrage sont d’une part, la Région Wallonne pour ce
qui concerne l’aménagement de la voirie, des trottoirs, des aires de
stationnement et de la piste cyclable, et d’autre part, la commune de Manage
pour ce qui concerne l’installation de l’égouttage.
La durée prévue des travaux est de 120 jours ouvrables. Le coût pour la
commune de Manage est de 272.742 € (dont 60% subsidiés).
En ce qui concerne les raccordements à l’égout des particuliers, il est
à rappeler qu’une prime à la réhabilitation peut être obtenue auprès de la
Région Wallonne. Renseignements au 064 518201.
Rue Théophile Massart et rue de l’Argilière :
Les adjudications ont eu lieu en avril. Les
travaux devraient en conséquence débuter avant la fin de cette année.
Site sportif du
Scailteur :
La commune a reçu dans le courant du mois de
mai la promesse ferme de subside du Ministre de la région Wallonne.
Si les difficultés que nous rencontrons avec
le fonctionnaire délégué de l’urbanisme trouvent une solution, les travaux
pourraient commencer également avant la fin de cette année.
Informatique
Le développement des nouvelles technologies de l’information et de la
communication est un des axes prioritaires définis par le gouvernement wallon
dans le Contrat d’Avenir pour la Wallonie.
C’est dans ce cadre que, comme vous le savez, la commune de Manage
dispose aujourd’hui d’un site internet.
Nous ne sommes certes pas les premiers à offrir ce service à la
population.
Mais, nous ne sommes certainement pas de ceux qui se sont lancés
d’emblée dans cette aventure alors que l’internet n’était qu’un gadget à
l’usage de passionnés, et en conséquence limité à un nombre très restreint de
citoyens.
Nous avons pris le temps, attendu, que les visites sur la toile
dépassent le stade du gadget pour passer au stade de l’outil.
Le résultat a été salué par la presse dans
ses rubriques spécialisées. Je cite la Nouvelle Gazette : « l’attente
en valait la peine car c’est du beau travail. Non seulement il est convivial,
facile d’emploi, mais en outre il est beau ».
N’hésitez pas à le visiter, vous y trouverez toutes les informations
communales.
Patrimoine : un vote
historique lors du conseil communal du 26 février
L’entretien et le fonctionnement des lieux de
cultes constituent une problématique importante, mais qui n’est pas
véritablement bien maîtrisée par la population.
Il faut d’abord savoir que cette matière est
régie par un décret impérial de 1809 (imposé par Napoléon). On ne peut
en conséquence pas déclarer que ces textes sont adaptés et tiennent compte de
la culture de société qui est la nôtre aujourd’hui.
En gros, ces dispositions prévoient que les
frais de fonctionnement des lieux de culte doivent être pris en charge par les
communes, que ces bâtiments lui appartiennent ou non.
A titre d’exemple, en 2002, les frais de
fonctionnement ordinaires des 9 fabriques d’église en charge pour Manage
s’élèveront à +/- 180.000 €. Les travaux de maintenance et de réparation
extraordinaires sont également à la charge de la commune. A titres d’exemple,
le budget prévu pour la réparation du clocher de l’église Sainte-Catherine et
Philomène de Manage est de, minimum, 1.611.300 €.
Il est clair que la commune ne peut supporter
ces dépenses (ou les faire supporter à ses habitants par le biais des taxes)
qu’avec beaucoup de difficultés, d’autant que la Région Wallonne ne met que peu
de moyens financiers à disposition des communes pour la subvention de travaux
sur les lieux de culte.
Pour réagir face à cette situation le collège
échevinal a, il y a plus de dix ans,
pris contact avec l’Evêché, afin de déterminer dans quelles mesures il
serait possible d’arriver à une restructuration du nombre des lieux de culte de
manière à pouvoir utiliser les moyens dont nous disposons plus adéquatement.
Ces contacts n’ont jamais aboutis, l’évêché se retranchant systématiquement
derrière le décret de 1809 qui impose aux communes de prendre en charge les
frais financiers de tous les bâtiments existants.
Il est clair que les sensibilités politiques
différentes au sein du conseil communal se marquent lors des votes relatifs aux
points des fabriques d’église et qu’une absence d’unanimité n’est pas de nature
à influencer les pouvoirs de tutelle et l’Evêché concernant nos intentions.
Le problème a donc été posé à la commission
du patrimoine au sein du conseil qui en a débattu pendant 3 ans. Tous les
groupes politiques démocratiques sont représentés dans cette commission que je
préside, à savoir le PS, le MR, l’ADC et l’UPM. Ils ont su faire preuve de
l’esprit d’ouverture nécessaire pour arriver à un accord. Chacun a mis de côté
ses préjugés et a fait un pas vers l’autre.
Le résultat de ces travaux est une
délibération votée à l’unanimité du conseil communal moins une abstention, qui
précise notamment que, moyennant approbation du projet par les fabriques
d’église concernée et par l’Evêché de Tournai :
Ø Une étude
architecturale et une étude sociologique seront exécutées afin de déterminer
quels lieux de culte doivent être entretenus et restaurés
Ø Compte-tenu des
moyens qui seront mis à disposition par la commune, cette perspective inclut
expressément l’hypothèse d’une rationalisation du nombre des lieux de culte
A ma connaissance, à l’exception de la ville
de Charleroi qui a mis sur pied de telles études mais sans objectif structurel,
aucune autre commune n’a, à ce jour, décidé, à l’unanimité de son conseil
communal, de proposer à ses pouvoirs de tutelle et au clergé de dépasser des dispositions légales datant de près de
deux siècles et de mettre en place des solutions adaptées au contexte
socioculturel de notre époque.
Il n’est pas possible de faire plus au niveau
communal.
Nous attendons maintenant les réactions des
fabriques d’église et du clergé.
Maurice Hismans