|
EMBOLIE GAZEUSE
Notions théoriques:
L'introduction d'air dans le système vasculaire, soit
par voie veineuse centrale au cours d'une intervention chirurgicale,
soit par plaie thoracique perforante, soit par surpression pulmonaire
(respiration artificielle ou accident de plongée), peut
entraîner une perte de connaissance brutale, des convulsions
ou atteinte cérébrale majeure, suivies éventuellement
par une récupération neurologique plus ou moins
complète au cours des 30 minutes suivantes. Pourtant, dans
ces cas, il y a quasi toujours une dégradation secondaire
de l'état neurologique à craindre.
Le traitement par l'OHB permet la réduction du volume
des bulles d'air résiduelles, l'oxygénation rapide
des tissus ischémiques et diminue ainsi les phénomènes
d'ischémie-réperfusion (la production de radicaux
libres).
Indication d'une OHB chez:
Lors de toute embolie gazeuse soupçonnée (histoire,
clinique), après stabilisation hémodynamique. Un
traitement par drogues vaso-actives, mannitol en cas d'oedème
cérébral,... doit éventuellement être
associé.
L'OHB se fait sous forme d'une table thérapeutique, qui
dure environ 5 heures. En cas de récupération neurologique
incomplète, des traitements répétés
d'OHB (90 minutes, 2x/jour) peuvent être instaurés.
Il est à noter que ces patients ont souvent un shunt artérioveineux
pulmonaire important lors des premiers jours (SaO2 basse), dû
au passage des bulles d'air.
Remarque: Bien que les résultats les plus spectaculaires
soient obtenus si le patient est traité dans les 6 heures
après l'embolie gazeuse, de bons résultats (récupération
quasi complète) ont été décrits même
après 3 jours de coma profond.
BIBLIOGRAPHIE: EMBOLIE GAZEUSE
|