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La mort et la fête

Un homme est mort et la fête commence.

Falaise de Lemo

Falaise de Lemo

La culture toraja repose sur la croyance à l'esprit des ancêtres. Quand un homme ou une femme meurt, tout doit être mis en oeuvre pour faciliter le voyage de leur âme vers l'au-delà. Cela donne lieu à d'importantes cérémonies de funérailles où affluent des centaines d'invités des villages voisins. Pendant plusieurs jours, la fête pour le mort se déroule selon des rituels bien précis.

Plus tard, le défunt devenu divinité sera enroché, surveillera et protégera les vivants.

Quand, en pleine campagne toraja, on voit affluer des hommes portant des cochons et des femmes en tenue de cérémonie par dizaines , on peut se dire qu'il doit y avoir une cérémonie dans les environs et suivre la foule. Vers la cérémonie
Les invités apportant des cadeaux à la famille du défunt, sont accueillis par les chefs du lignage. Un long chant de deuil commence.

Le moment culminant de la fête est celui des sacrifices. On égorge les porcs et les buffles ( le buffle vénéré est indispensable au transport des âmes) aux 4 coins du village. Immédiatement, la bête est dépecée et les morceaux de viande cuits à l'étouffée dans des bambous sont distribués à chacun selon un ordre de préséance bien précis et les cornes du buffle prendront place sur le mât de la maison. Le nombre de cornes témoigne dès lors de la richesse de la famille.

Cérémonie

Quelques mois après cette cérémonie, une deuxième fête a lieu au cours de laquelle on érige un mannequin de bois  ("tau-tau" ) à l'effigie du défunt. Alors que les ossements sont placés dans un catafalque derrière de petites portes de bois dans la roche, les tau-tau prennent place au balcon et veillent sur les vivants.

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