La Jamaique







Un peu de Géographie

La JAMAIQUE est la troisième plus grande île des Caraïbes, et la plus grande des îles anglophones. 800 km au sud de la Floride et à moins de deux heures d'avion de Miami. Une superficie de 12000 km* abritant quelques 2,5 Millions d'âmes. Elle possède de multiples paysages : barrière de corail , falaises argentées, marais côtiers, plaines, collines, et même montagnes (les cîmes brumeuses de la BLUE MOUNTAIN culminent à 2256 m ). Les principales villes sont Mandeville, May Pen, Montego Bay, Savana la Mar et Spanish Town. La capitale étant Kingstone
 

Climat

Le climat est un climat Tropical maritime : Il y a des pluies de mai à octobre mais la température varie de 20 à 30 degrés Celsius tout au long de l'année. Les alizés, qui soufflent le jour, sont appelés "sea breeze" (brise de mer) ou "doctor breeze" (brise du docteur). Le vent de terre qui souffle le soir est connu sous le nom de "the undertaker" (le croque mort). La température moyenne varie entre 30ºC au niveau de la mer, à 17ºC dans les montagnes. Les précipitations annuelles moyennes oscillent entre 7620 mm pour le versant Est de la Blue Mountain et 5840 mm pour la côte Sud. Durant les mois les plus frais, Décemdre à Mars, l'île subit des influences du Nord : vents très froids et mers très fortes associés à un front froid au Nord.
La pèriode la plus chaude est de Juillet à Septembre. Mai et Octobre sont traditionnellement les mois pluvieux, il y a même eu une époque où l'on réglait sa montre sur l'averse de l'après midi.
 

Géographie administrative

La Jamaïque est découpée en 12 paroisses. Une paroisse, parfois appelée district dans les traductions françaises, est l'unité territoriale et administrative jamaïquaine qui équivaut plus ou moins à notre département ; par le passé, un certain nombre de fonctions administratives étaient assumées, selon la coutume anglaise, par des magistrats (Churchwarden) élus par l'assemblée des notables de la paroisse.
 
 

L' histoire de la Jamaique.







Cette île a été découverte par Christophe Colomb en 1494.

Elle a obtenue son indépendance le 6 août 1962.
Son histoire est dominée par d'importants mouvements de population :
- d'une part un fort exode rural des familles, dans des villes comme Kingston
- d'autre part une émigration qui conduisit un nombre important de Jamaïcains à s'installer aux Etats-Unis ou en Grande Bretagne.

L'esclavage a été aboli en 1834. Cette mesure, liée à l'impérialisme britanique provoque de profonds bouleversements dans la structure économique du pays, et dans la trame du tissu social. Les plantations basées sur la surexploitation des esclaves se heurtent à la généralisation du salariat. Les esclaves vont donc en ville pour travailler. La vieille économie de plantation productrice de sucre entre en crise, crise aggravée par la politique de libre échangisme du gouvernement anglais, dont l'une des conséquences est la suppression des tarifs préférentiels affectés au sucre jamaïcain. Dans les années du milieu du siècle, la Jamaïque va subir une grave crise. Cette crise va donner lieu à la naissance d'un mouvement de renaissance religieuse appelé Great Revival (1860-61).Ce mouvement insiste sur la rédemption en la liant au combat pour la libération et porte en lui un puissant potentiel contestataire. La révolte de Morant Bay en 1865 fait 400 morts dans ce mouvement dont notamment les deux fondateurs. Cette révolte sème la graine d'un mouvement populiste dont la religion n'est jamais totalement absente, d'un mouvement qui renaîtra en Jamaïque avec la crise de 1929. En 1867, la culture du sucre est remplacée par celle de la banane. Dans les années 1860, un flux de travailleurs chinois et indiens permet aux planteurs de résister à la pression des travailleurs Noirs. De 1871 à 1943, il y a un fort exode rural qui va augmenter la population de Kingston de 120.8% et celle de St Andrew de 204.5%. Ces villes voient apparaître des bidonvilles. Les jamaïcains émigrent aussi vers le Panama, le Costa Rica, Cuba, et les Etats-Unis dès 1911. Dans les années 1920-1930, il existe un double mouvement: - une persistance de l'exode rural et l'aggravation de la situation en Jamaïque, - un reflux des émigrants vers leur terre natale. La crise de 1929 et le cyclone qui dévastera l'île en 1930 crée une crise dans l'agriculture. Celle-ci représentait 39% du PIB en 1938, seulement 9% en 1972.Cette crise va donner naissance à des mouvements sociaux sous deux formes: - l'innovation religieuse, - l'agitation politico-sociale. Il y a alors la réapparition de mouvements où l'utilisation de la Bible est plus stricte et où la notion de péché est plus forte. En 1930, Léonard Howell, Joseph N Hibbert et d'autres commencent à prêcher des dogmes inédits dont le trait commun est de relier une prophétie qu'aurait dit Marcus Garvey en 1916, lors de son départ pour les Etats-Unis, au couronnement en 1930 du Ras Tafari Makonnen sous le nom de Haïlé Sélassié 1er, Roi des Rois, empereur d'Ethiopie.(Haïlé Sélassié signifie "Pouvoir de la Trinité"). Howell, Hibbert et d'autres se retrouvent à Kignston où ils fondent vers 1934 les premiers noyaux rastafariens. Ils seront poursuivis pour propos séditieux. A sa sortie de prison, Howell et 500 ou 600 de ses fidèles se retirent dans les collines pour former la communauté Pinnacle. Cette communuaté sera détruite en 1941 car on y cultive du cannabis. Elle sera reconstruite en 1943 puis démantelée en 1954. Les rescapés iront à Kingston où ils recruteront à plus grande échelle. D'un autre côté, la Jamaïque est soulevée par de multiples mouvements sociaux (création des deux principaux partis encore existants aujoud'hui). Devant le chômage et les inégalités qui s'accentuent, l'émigration augmente. De 1943 à 1954, on compte 10 000 émigrants vers les Etats-Unis. En 1952, une loi américaine fixe le nombre d'immigrants antillais aux Etats-Unis à 100 par île et par an. Il y a alors une redirection de l'émigration vers la Grande Bretagne, mais là aussi, en 1962, une loi anglaise stoppe l'immigration. La soupape de sécurité que constituait l'émigration est bloquée. Cela donne naissance aux ghettos