Manifeste 2000 pour la culture de la paix et de la non-violence

 

 

« Les Nations Unies ont proclamé, l’An 2000 – Année internationale de la culture de la paix (AICP) dont l’objectif est la mobilisation de l’opinion publique pour accélérer la transition d’une culture de guerre et de violence à une culture de paix et de non-violence. Plus de cent pays s’y sont associés.

L’UNESCO est à l’origine du concept de culture de paix qui est né, en 1989, à Yamoussoukro (Côte d’Ivoire), à l’occasion du congrès international « La Paix dans l’esprit des hommes ». Dix ans après les Prix Nobel de la paix ont explicité ce concept en 6 points et avec des mots de la vie quotidienne, dans le Manifeste 2000 : respecter toutes les vies, rejeter la violence, libérer sa générosité , écouter pour se comprendre, préserver la planète, réinventer la solidarité.

 L’adhésion individuelle au Manifeste 2000 n’est qu’une première étape. Elle peut se traduire en action en participant aux initiatives des organisations qui travaillent déjà dans le vaste domaine de la culture de la paix dans divers aspects (droits de l’homme, démocratie, non-violence, solidarité, égalité des femmes, développement durable,…). Il s’agit d’une oeuvre de longue haleine qui se réalisera tout au long de la décennie 2001-2010, déclarée par les Nations-Unis « Décennie internationale de la promotion d’une culture de la paix et de la non-violence au profit des enfants du monde. »[1]

 Avec le support de partenaires, l’UNESCO a pour objectif de présenter le Manifeste avec 100 millions de signatures aux Nations Unies en Septembre 2000.

Pour signer le Manifeste, vous pouvez vous rendre à : www.unesco.org/iycptec.

Pour plus d’infos sur « l’Année Internationale pour la Culture de la Paix », allez sur le site web : www.unesco.org/cppuk/index.htm

Parce que l’an 2000 doit être un nouveau départ, l’occasion de transformer - ensemble - la culture de la guerre et de la violence en une culture de la paix et de la non-violence.

Parce que pareille transformation exige la participation de chacune et de chacun, et doit offrir aux jeunes et aux générations futures des valeurs qui les aident à façonner un monde plus juste, plus solidaire, plus libre, digne et harmonieux et plus prospère pour tous.

Parce que la culture de la paix rend possible le développement durable, la protection de l’environnement et l’épanouissement de chacun.

Parce que je suis conscient de ma part de responsabilité face à l’avenir de l’humanité, et en particulier des enfants d’aujourd’hui et de demain.

Je prends l'engagement dans ma vie quotidienne, ma famille, mon travail, ma communauté, mon pays et ma région de :

respecter la vie et la dignité de chaque être humain sans discrimination ni préjugé ;

 

pratiquer la non-violence active, en rejetant la violence sous toutes ses formes: physique, sexuelle, psychologique, économique et sociale, en particulier envers les plus démunis et les plus vulnérables tels les enfants et les adolescents ;

 

partager mon temps et mes ressources matérielles en cultivant la générosité, afin de mettre fin à l'exclusion, à l'injustice et à l'oppression politique et économique ;

défendre la liberté d'expression et la diversité culturelle en privilégiant toujours l'écoute et le dialogue sans céder au fanatisme, à la médisance et au rejet d'autrui ;

 

promouvoir une consommation responsable et un mode de développement qui tiennent compte de l'importance de toutes les formes de vie et préservent l'équilibre des ressources naturelles de la planète ;

contribuer au développement de ma communauté, avec la pleine participation des femmes et dans le respect des principes démocratiques, afin de créer, ensemble, de nouvelles formes de solidarité.

 

YAP et l’Année Internationale de la Culture de la Paix…

Plusieurs projets ont été sélectionnés et reconnus « Projet Local pour une culture de la Paix et de la non-violence ».  

Parmi eux, le stage d’expressions « Illustrations de stéréotypes en bande dessinée : pour combattre les préjugés et promouvoir le respect mutuel ». Des jeunes de Hongrie, Portugal, France, Allemagne et Belgique confrontent leurs différences, discutent de leurs  préjugés, vivent, créent et s’expriment ensemble à la Maison des Bateleurs, Montendre, France du 11 au 22 août 2000.

Pour plus d’informations, contacter Louisa, à Solidarités Jeunesses, la Maison des Bateleurs, 4 av. de Onda 17130 Montendre, France. +33-5-46-49-08-34.  sjbateleur@wanadoo.fr

 Outils pour la paix : les limites de la non-violence et des outils pour la résistance, Bethléem, Palestine, octobre 2000.

Pendant ce séminaire, YAP veut explorer les idéologies et les concepts qui sont la base des mouvements de paix et des mouvements de résistance, ainsi que les concepts du pacifisme. Le but de cette session est de réunir des représentants de différentes branches de YAP et d’autres organisations de paix, et de débattre sur la façon dont notre organisation peut soutenir l’autodétermination des peuples, et sur les décisions nous devons prendre lorsque nous soutenons des déclarations ou nous initions des actions de soutien. Il se tiendra avec la coopération de IPYL.

Pour plus d’informations, contacter le Secrétariat International, 3 av. du Parc Royal, 1020 Bruxelles Tél : 0032-2-478.94.10,  yapis@xs4all.be

Le CCSVI (Comité de Coordination du Service Volontaire International) et l’Année Internationale de la Culture de la Paix…

Le CCSVI est un partenaire officiel de l’UNESCO pour la réalisation des événements liés à l’AICP.

Ils participent avec les actions suivantes : signature du Manifeste2000 les « peace - pièces », 2 actions phares, et les projets locaux et actions phares de ses membres.

Jusqu’à aujourd’hui, ils ont reçu plus de 3000 signatures.

Les actions phares se dérouleront dans 2 endroits différents : Hiroshima, au Japon et Bethléem en Palestine.


Concrètement, le CCSVI a décidé de créer un grand kilt, un tapis fait de beaucoup de petites pièces de toile. Sur chaque pièce il y aura un message de paix venant de différents chantiers à travers le monde. La journée du 10 juillet a été déclarée journée du CCSVI pour la paix. Tous les chantiers organisés autour de cette date devront prendre un temps de réflexion, durant laquelle sera produite une pièce de la paix. De cette façon, des milliers de volontaires seront engagés dans une même réflexion. La pièce de la paix sera envoyée au Japon, où le kilt entier sera présenté lors de la journée de commémoration de Hiroshima, le 6 août. Le kilt voyagera ensuite en Palestine où il sera présenté lors du séminaire de YAP « Outils pour la paix », en octobre.

 



[1] Issu de la lettre d’information “La Paix en mouvement” de l’UNESCO, numéro 0, 26/10/99.