| Le médiocre
second |
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La 1ère
Fronde
Contrefait et malingre il n'avait des yeux que pour
sa
soeur. Entraîné par elle, il participera
à la première Fronde en tant que généralisime
des troupes parisiennes, mais n'était en fait qu'un pion dans le
jeu des Grands du royaume.
Saint-Simon avait
pour lui des mots très durs: "Ce chef de parti était
un zéro." (Saint-Simon) Il n'avait de partisants que par
son rang.
La seconde Fronde
Lors de la seconde Fronde, il est rejoint par son
frère et le maréchal de Turenne. Il est fait prisonnier et
sera incarcéré au Havre en même temps que son frère,
le Grand Condé,
et son beau-frère, Henri de Longueville.
Lors de leur libération, les princes exigent
des charges importantes. Armand se verra confier à cette occasion
le gouvernement de Provence. L'accord prévoit aussi qu'il épouse
Charlotte de Lorraine, duchesse de Chevreuse; il renonce donc à
son avenir ecclésiastique mais son frère Louis dénonce
le traité. Ayant fait la paix avec Mazarin, il en épousera
une nièce. Commandant de l'armée de Catalogne, il occupe
un temps la Cerdagne que l'Espagne abandonnera à la France lors
de la signature du traité des Pyrénées.
Après avoir été le protecteur
de Molière, il tomba dans la dévotion, subit comme sa soeur
l'influence du jansénisme et écrira contre les spectacles.
Sa piété se transforma en mysticisme et il composera des
livres théologiques et moraux. |
| Sorcier? |
| Armand fit une autre chose pour un homme autant
éclairé et autant incrédule comme il l’était
en ces temps là. Il se mit dans la tête de se faire sorcier,
et commença à invoquer le démon il communiqua ce dessein
au prince de Coudé son frère, étant (disait-il) le
moyen le plus sûr et le plus prompt pour se voir tous deux en liberté.
Le prince se prit à rire et, après avoir tourné longtemps
la chose en ridicule, il démontra la vanité d’une telle entreprise.
N’en voulant point en démordre, Armand continua ses expériences
tant et si bien qu’un jour Louis lui demanda de lui laisser les recettes
et les poudres utilisées afin que lui aussi puisse s’évader
le jour venu. Et s’en alla en riant bien fort. |
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| Le caractère |
| Sa méchanceté inondait toutes les
qualités qu'il eut pu avoir, celles-ci du reste n'étaient
que médiocres et semées de faiblesses. |

| La Régence ? |
En 1663, le roi Louis XIV est au plus mal. Très
malade, il se prépare à mourir et organise sa succession.
Si l'avenir est assuré en la personne
du Dauphin (bien que très jeune: 2ans à peine), il faut pourvoir
à la Régence. Les deux reines sont hors course, l'une est
trop vieille, l'autre incapable. Philippe, le frère homosexuel,
ne s'intéresse pas à la politique.
Restent les Princes, Condé est encore
toujours détesté malgré le temps et un retour en grâce
timide.
Armand, dévot mais capable reste le seul
secour du Roi.
Il faut qu'il se sente coupable de grandes fautes
pour qu'il envisage de confier les rennes du pouvoir aux plus bigots de
ses sujets.
Mais le Roi guérit vite et tous ces plans
sont inutiles. |
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| L'appel de la religion |
Appelé ainsi en l'honneur de Richelieu,
il est initialement destiné à l'Eglise mais n'en sera pas
moins un excellent capitaine.
Au collège de Clermont il avait Molière
comme condisciple.
Son père collectionnait pour lui les abbayes
et ses revenus affluaient. |
| En prison |
Sa captivité le rendait fou, fou d'être
séparé de sa soeur. Il tentait même d'entrer en contact
avec elle par la magie. Dans le commencement
de la prison. Armand fut fort malade d'une blessure qu'il s'était
fait à la tête on disait que cet incident était
arrivé en jetant un flambeau d'argent en l’air et le recevant dans
ses mains lorsqu'il retombait, pour se divertir mais on a su depuis leur
liberté que cette blessure avait été volontaire et
un peu plus galante que de raison. Ce jeune prince avait pris une folle
passion pour la duchesse de Longueville, sa soeur, quelques années
avant sa prison. et se l'était mise si avant dans le coeur, qu'il
ne songeait qu’a faire des choses extrêmes pour lui en donner des
marques. Il avait fait le duc de La Rochefoucauld son confident.
et que l'on disait dans le monde négocier moins pour le prince de
Conti que pour soi-même. Mais pour finir cette histoire, il se fit
cette blessure a l'intention de la duchesse sa soeur on ne sait si c'était
par un désespoir amoureux de ne plus la voir, ou pour vouloir souffrir
pour elle, dans le temps qu'il s'imaginait qu'elle endurait pour lui, à
Stenay où elle était retirée. Ou bien ce fut par les
mêmes mouvements qui font entreprendre aux Espagnols des choses extraordinaires
pour leurs maîtresses. qu'ils appellent, finezas, comme quand
ils se passent un ruban de leur couleur à travers le bras ou aux
flancs, ou qu'ils s'habillent en pénitent pour se mettre tout en
sang, en se fouettant outrageusement en leur présence quoi qu’il
en soit, cette galanterie, peu usitée faillit lui coûter la
vie.
Cette blessure fut de quelque utilité
aux princes : car on ne put leur refuser le secours des médecins
et des chirurgiens dont certains leur portèrent des lettres. |
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