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La fauconnerie

La fauconnerie est l'art du dressage d'oiseaux de proie pour la chasse au petit gibier. La fauconnerie est beaucoup plus qu'un sport, ou simplement une technique de chasse qui remonte à l'antiquité; c'est un mode de vie.

Le fauconnier aime la nature et respecte l'équilibre écologique qui existe entre le prédateur et la proie. En fait, le fauconnier est l'ancêtre de l'ornithologue, car la fauconnerie est réellement un art où l'humain a le privilège de voir de près ce qui se passe quotidiennement dans la nature.

Bref historique

La capture, l'élevage, la garde et le dressage des oiseaux de proie par les humains sont pratiqués depuis des millénaires. La fauconnerie date d'au moins quatre milles ans et est probablement le sport le plus vieux du monde. Ayant ses origines dans le Nord de la Chine, vers l'an 2000 av. J.-C., la fauconnerie était déjà bien établie en Perse, en Arabie, en Inde et en Chine. Lentement, à travers les siècles, ce sport s'est répandu vers l'ouest pour finalement atteindre les Îles Britaniques vers l'an 700 après J.-C.

L'apogée de la fauconnerie en Europe se situerait entre le onzième et le quinzième siècle après J.-C. Les Européens adoptèrent rapidement ce sport, bien qu'à une échelle plus modeste. Les Croisés revenant de la Terre Sainte ont ramené avec eux les traditions et les méthodes de la fauconnerie orientale ainsi que des oiseaux et des fauconniers sarrasins déjà formés. La fauconnerie devint bientôt le passe-temps favori de la noblesse. Vers le douzième siècle, la fauconnerie est devenue une manie dans les classes privilégiées en Europe et aucun noble ne se promenait sans un autour ou un faucon au poing. Que ce soit en Europe ou en Orient, la fauconnerie n'a jamais vraiment été accessible aux chasseurs d'origine modeste; elle est plutôt demeurée le sport des rois et le symbole de la noblesse. Elle n'a jamais non plus constituée un moyen de subsistance. Vers le milieu du dix-septième siècle, la fauconnerie en Europe connue un certain déclin. Quelques passionnés et quelques familles nobles ont conservés les traditions de la fauconnerie mais l'apparition des armes à feu amena une diminution de
l'intérêt pour ce sport.

Par la suite, la passion de la fauconnerie envahit le Nouveau Monde. Les méthodes traditionnelles de chasse et de dressage furent adaptées aux espèces de rapaces ainsi qu'aux espèces de gibier du continent américain. Des progrès considérables furent atteints en Amérique du Nord en ce qui a trait à l'alimentation, aux soins donnés aux oiseaux de proie et dans le domaine de la reproduction en captivité.

Aujourd'hui, la fauconnerie se pratique toujours mais à une échelle beaucoup plus modeste. Seul un petit nombre de fauconniers exerce encore ce noble sport. Bien que la fauconnerie soit principalement récréative, elle s'est révélée profitable pour l'entraînement au vol des oiseaux en voie de réhabilitation ainsi que pour l'éducation. Les connaissances des fauconniers au sujet de la reproduction en captivité ainsi que les oiseaux qu'ils possèdent sont d'une utilité inégalable en ce qui a trait à la participation aux programmes de réintroduction des espèces menacées ou en danger (la situation du Faucon pèlerin, par exemple). L'efficacité avec laquelle les rapaces font fuir les oiseaux a fait de la fauconnerie une activité nécessaire dans certains aéroports pour le contrôle des oiseaux nuisibles.

Espèces utilisées en fauconnerie

Parmi les rapaces diurnes et nocturnes, seul un nombre limité d'oiseaux peuvent être employés en fauconnerie. Deux groupes principaux de rapaces diurnes présentent un intérêt significatif pour les fauconniers. D'abord, les Falconidae, incluant les faucons et ensuite les Accipitridae, comprenant les autours, les buses, les éperviers et les aigles. Les aigles sont rarement employés.

En fauconnerie, dépendant des techniques de dressage et du type de gibier, les rapaces sont divisés en deux groupes généraux. Le premier comprend les rapaces à ailes longues, ou oiseaux de leurre; il s'agit des vrais faucons appartenant au genre Falco. Le second groupe comprend les oiseaux à ailes courtes ou oiseaux de poing incluant les rapaces des genres Accipiter, Buteo et Parabuteo.

En Amérique du Nord, treize espèces domestiquées d'oiseaux de proie sont employés pour la fauconnerie: l'Autour des palombes, l'Épervier brun et l'Épervier de Cooper; l'Aigle royal; la Buse à queue rousse, la Buse rouilleuse et la Buse de Harris; la Crécerelle d'Amérique, le Faucon émerillon, le Faucon des prairies, le Faucon pèlerin et le Faucon gerfaut. Chez les rapaces, on observe un fort dimorphisme sexuel inversé, la femelle étant un tiers plus grosse que le mâle. Pour cette raison, l'intérêt que présentent les mâles et les femelles d'une même espèce peut être inégal en ce qui a trait à leur utilisation en fauconnerie.

Impacts de la fauconnerie

Certains peuvent s'inquièter de l'impact de la fauconnerie sur les populations de gibier (oiseaux et petits et moyens mammifères). La capture légale et illégale de rapaces dans la nature les inquiètent également.

En réalité, les études des biologistes de l' "United States Fish and Wildlife Service" démontrent que la fauconnerie telle que pratiquée en Amérique du Nord n'a aucun impact sur les populations de gibier et de rapaces. Étant donné le faible taux de succès de chasse en fauconnerie, l'impact sur le gibier est nul. Grâce à la reproduction en captivité des oiseaux de proie, la récolte de rapaces dans la nature est faible. Étant donné le faible prix d'un oiseau de proie sur le marché, la capture illégale est nulle ( le prix d'un rapace élevé en captivité est comparable au prix d'un chien de race ).

 

 
   
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