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Quelques considérations sur la chasse à l'arc

Le geste d'un archer qui arme son arc pour décocher une flèche reste, depuis plus de dix mille ans, l'un des plus équilibrés et des plus nobles qui soient.

L'arc est indissociable de l'histoire de l'homme. Arme de défense et de chasse, sa découverte a certainement aidé nos lointains ancêtres à surmonter les difficultés liées à leur survie. L'arc a donc contribué quelque peu à la continuité de notre espèce.
Aujourd'hui, le tir à l'arc connaît un succès grandissant parce qu'il est un loisir simple et peu onéreux, un anti-stress auquel tout le monde a accès et un moyen rapide de s'adonner, toute l'année, à une détente tant physique que morale.

Un réflexe salutaire?

Mais pourquoi rechasser, à l'aube du vingt et unième siècle, avec une arme aussi anciene que l'arc?
A une époque où tout va de plus en plus vite, presque trop vite, un réflexe que je qualifierais de salutaire, voire vital, consiste à se retourner pour se accrocher à ses racines, c'est-à-dire à des valeurs sûres et simples qui ont constitué une constante durant toute notre évolution. Un écrivain connu disait dernièrement:"l'avenir de l'homme, c'est la lenteur dans le silence". A méditer! Tout évolue. La chasse aussi. Dans l'introduction de son nouveau décret sur la chasse, Monsieur Lutgen (Belgique) a donné la seule bonne définition possible du chasseur d'aujourd'hui et de demain: "c'est un gérant responsable d'un équilibre naturel qui lui est confié". Si chacun de nous ne s'efforce pas de jouer ce rôle le mieux possible, l'avenir de la chasse est irrémédiablement compromis.
Pour jouer ce rôle, il faut du temps. Tout le temps passé sur le terrain sera souce de connaissances supplémentaires, donc, d'expérience. Et, au bout du compte, seule l'expérience fera d'un chasseur un gérant responsable garant d'un équilibre naturel.

Le temps, il faut le prendre.

Il faut beaucoup de temps pour chasser à l'arc. C'est une arme qui demande un entrainement constant, parce qu'elle exige un effort physique supplémentaire. Essentiellement solitaire, c'est une chasse d'affut ou d'approche. Elle demande beaucoup de patience, de persévérence et d'auto-discipline.
Les conditions pour un tir idéal sont rarement réunies et, de ce fait, les échecs sont beaucoup plus nombreux que les réussites. Approcher un brocart à 15 mètres n'est pas une chose facile et il faut souvent réitérer l'expérience. D'où l'acquisition permanente de connaissances des animaux et du milieu naturel dans lequel ils évoluent. Mais quel merveilleux enrichissement. C'est aussi une dure école d'humilité: beaucoup s'y essaient, peu persistent.
La plupart des gens qui critiquent ou condamnent la chasse à l'arc n'ont malheureusement ni l'expérience, ni la connaissance, ni aucun témoignage vécu concernant le sujet. Et c'est dommage.
Passons en revue les critiques généralement émises.

"arme peu efficace"

Le type d'arc qui réunit le plus de qualiés pour pouvoir être utilisé à la chasse du grand gibier est l'arc à poulies, ou la démultiplication. A vingt mètres, distance limite pour le tir de chasse, les versions récentes et performantes d'arcs à poulie envoient une flèche de quarante grammes à une vitesse avoisinant les 350 kilomètres à l'heure. Si on sait que pareil projectile est muni d'une pointe dont les lames en acier coupent comme de lames de rasoir, je peux vous garantir, et je parle ici d'expérience, que n'importe quel animal recevant une telle flèche dans la cage thoracique va succomber, endéans les deux minutes, à l'hémorragie interne due au travail de coupe des lames dans le réseau de vaisseaux sanguins.

Arme de braconnier

Un arc peut être utilisé par un braconnier amateur, au même titre qu'un lance pierre ou une carabine de foire, mais il ne peut constituer une arme convoitée par le braconnier professionnel. En effet, il ne peut être utilisé d'ne voiture, à une portée très limitée, ne tue jamais le grand gibier sur place. Il nécessite par ailleurs un entrainement important et permanant. Il n'a donc aucun rendement. Or celui-ci constitue malheureusement l'objectif du braconnier moderne.

 

 
   
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