Plaisir
de l’oralité
M-Cl Desmette
En première partie, pour tenter de mettre de l’ordre
dans un sujet où tout est dans tout, je vais me risquer à
classer des praticiens de l’oralité suivant trois critères:
le contact avec le public, le liberté envers le texte, l’implication
de la présence physique. En deuxième partie (à
suivre), je parlerai du plaisir du conteur dans l'oralité.
Contact
avec le public. A cause du 4ème mur, les acteurs n’ont,
en théorie, pas de contact avec le public. Ils jouent entre
eux. Nous savons que c’est une fiction. Les acteurs veulent
se faire entendre, se faire comprendre par le public. D’ailleurs,
sans public, il n’y a pas de représentation.
Au tribunal, les avocats, le ministère public, s’adressent
aux juges, même s’ils parlent aussi pour le public et
les journalistes. Les juges, eux, s’adressent parfois au public
... pour menacer de faire évacuer la salle ...
Tous ceux qui utilisent audio- et audiovisuel ne voient pas leur
public. Je crois que, pour être vivants, accrocheurs, il leur
est indispensable de l’imaginer présent.
Les professeurs, conférenciers, prédicateurs, orateurs
politiques, bonimenteurs, récitants, conteurs, parlent pour
le public. Là aussi, pas de public, pas de “représentation”.
D’accord, les séances de travail peuvent avoir lieu
privatim mais il est, indispensable de faire comme si le public
était présent. C'est un peu plus que faire "comme
si", c'est imaginer son public et ses réactions.
Liberté
envers le texte. Habituellement, les acteurs, les récitants,
sont tenus à respecter un texte écrit. La plupart
du temps, écrit par un autre.
Certains orateurs sont plus ou moins libres. Un professeur est tenu
par sa matière, le prof de français étant vraisemblablement
plus libre que le prof de math. Un juriste ne peut changer la loi,
même s’il l’interprète parfois et présente
ses arguments à sa manière. Un politicien est tenu
par le programme de son parti, l’art étant de le présenter
pour entraîner l’adhésion. Même genre de
boulot, mutatis mutandis, pour le bonimenteur.
Le conférencier choisit souvent son sujet et sa personnalité
lui amènera des auditeurs.
Le conteur doit être fidèle à son conte. Il
s’agit, bien sûr du conte traditionnel. (La réécriture
de contes traditionnels fait l’objet d’une réflexion
plus approfondie). Avec le conte littéraire, type les Lettres
de mon Moulin, nous sommes dans le domaine de la déclamation
et du mot à mot. Le conte moderne nous amène tous
les problèmes de la propriété intellectuelle.
Revenons au conte traditionnel. D’abord la question de base:
un conteur consciencieux ne devrait-il pas restituer le conte traditionnel
tel qu’il l’a reçu ? Nous avons là le
sujet d’un grand débat et de questions souvent posées.
Sans prétention d’en faire le tour, sans prétention
de répondre à toutes les interrogations, voici quelques
pistes.
S’il s’agit de transmission orale directe, tous les
éléments de circonstances font qu’il s’agit
d’un conte à un moment de sa vie. Le conteur a sa personnalité,
il est influencé par son temps, il a lui-même recueilli
une version. Le conte était vivant avant lui, il lui a transfusé
son sang à lui et les conteurs qui suivent feront de même
et le conte continuera sa vie.
La plupart de contes sont transmis par les livres, braves livres
qui nous ouvrent le monde entier ! Mais ... Nous nous trouvons devant
une chaîne: tradition orale, collecte, mise par écrit,
lecture par le conteur, conterie orale. La boucle est donc bouclée,
sauf que ... Les conteurs n’ont que le texte écrit.
Ils ne connaissent quasi jamais les circonstances du collectage,
ils n’ont pas de renseignements sur le collecteur et sa compétence,
ils en ont bien peu sur la société dans laquelle le
conte est né et à grandi, sur les versions successives,
sur ses voyages. Peu ou pas de renseignements sur l’écrivain,
sur le traducteur. Il est donc impossible de prétendre qu’un
conte recueilli à un moment donné, à un endroit
donné, conté par un conteur donné, écrit,
traduit, représente un texte intangible et immuable. La fidélité
au conte traditionnel n’implique pas la fidélité
au mot à mot de l’écrit. D’ailleurs, pour
certains contes, nous avons un grand nombre de versions, comme Chaperon
Rouge ou Cendrillon, par exemple.
Suivant quels critères les contes édités en
français ont-ils été choisis ? Leur originalité,
leur exemplarité, leurs chances de plaire à un public
francophone ? Nous n’en savons rien. Partout et toujours,
les conteurs ont phagocyté les contes et les ont raconté
à leur manière, dans le double mouvement de s’investir
dans le conte et de l’attirer à soi. Pourquoi les conteurs
de maintenant ne pourraient-ils pas en faire autant ? De toutes
façons, le conteur doit être maillon de la chaîne,
doit retravailler le conte en style écrit pour l’amener
à l’oralité. En utilisant toutes les richesses
et les contraintes du style oral. Se contenter d’une fidélité
littérale au texte dont dispose les conteurs, serait comme
lire une recette pour savourer un plat. Ou prétendre connaître
un opéra parce qu’on en a lu le livret.
Implication
de la présence physique. Le pratiquant de l’oralité
utilise plus ou moins sa présence physique, les intonations
de sa voix, les expressions de son visage, de son corps. Certains
orateurs utilisent plus ou moins les ressources de leur présence
suivant circonstances, convenances, ...
Dire de quelqu’un qu’il a beaucoup de présence
est lui faire compliment. Je me souviens d’un irrésistible
prof de math dont la conviction était éclatante. Il
se démenait au tableau et finissait couvert de craie. Il
aurait fait entrer n’importe quoi dans la caboche de n’importe
qui.
L’acteur joue, devient son personnage. Il utilise tous ses
moyens d’expression pour être un personnage.
Les juges ne s’impliquent pas, ils se doivent de rester impassible.
Avocats, ministère public peuvent un peu plus se démener.
Le conteur s’investit dans chacun de ses personnages, les
suggère plus qu’il ne les joue. Il utilise toutes les
ressources des mots, il utilise toutes les ressources de sa présence,
des liens avec le public.
Conclusion.
Les conteurs sont ceux qui pratiquent le plus intensément
l’oralité.
Ce n’est pas une conclusion fortement argumentée, c’est
une conviction personnelle, subjective et malhonnête. Mon
véritable propos est de vous entretenir du plaisir du conteur.
Contact, texte, présence physique, s’entremêlent
tant qu’il est impossible de les dissocier. J’abandonne
toute classification, j’irai à travers mon sujet au
petit bonheur, au petit plaisir, la chance. Attention, si je suis
malhonnête, je ne suis ni sectaire ni exclusive. Je veux bien
partager le plaisir avec d’autres et espère que chacun
retrouvera ses plaisirs au passage. (à suivre: Le plaisir
du conteur)
Deuxième
partie: Plaisir de conter
Plaisir
au singulier, ce qui n’exclut pas tous les petits plaisirs
au pluriel.
Le plaisir commence par la rencontre entre conteur et conte. Parfois,
elle n’est pas de pur plaisir, elle provient d’une obligation,
un thème fixé, par exemple. Avec un peu de travail,
on peut souvent arriver à accrocher un personnage, un épisode,
et aller au-delà de la contrainte. Dans l’immense majorité
des cas, les contes sont choisis au coup de cœur. Je vous l’ai
dit, les livres nous ouvrent les contes du monde entier.
Beaucoup de thèmes de contes, mythes, légendes, se
retrouvent dans beaucoup de cultures différentes. Est-ce
parenté fondamentale entre tous les hommes ? Les contes auraient-ils
fait de grands voyages et certains se seraient-il implantés
dans un terrain fertile ? Je crois que les deux sont vrais et nous
disent dans les deux cas que le vieux fond humain est le même
partout. Plaisir de le constater. Les contes “étrangers”
sont abordés avec ce que nous sommes, comment pourrions-nous
faire autrement ? Avec également humilité et délicatesse,
surtout lorsque nous touchons au sacré. Que notre délicatesse
n’aille cependant pas jusqu’à les fourrer dans
un mouroir, nous ne sommes pas des embaumeurs de contes, nous avons
le plaisir de leur donner vie. Ayez pitié de notre maladresse
parfois et taxez-nous, je vous prie, de bonne volonté.
Quant aux contes de chez nous, notre mentalité est-elle pareille
à celle de la société qui les a fait naître
et répandu ? Non, pas vraiment. Les nutons, les sorcières,
les fées, les esprits des bois et des eaux, les animaux qui
parlent, la frontière perméable entre humains et animaux
et personnages merveilleux ... Le plaisir d’y croire pendant
le temps d’une histoire. De nous dire, que dans le fond du
fond, nous ne sommes pas si différents de nos ancêtres.
Le conteur travaille sans accessoire, sans souffleur, sans filet.
Il se met chaque fois en danger. Au plus grand serait le risque,
au plus grand le plaisir ? Il ne faut quand même pas prendre
les conteurs pour des masos. C’est aussi un plaisir de rechercher
l’adéquation de ses contes avec le public auquel il
les destine, de mettre tout ce que l’on peut de son côté.
Pour le plaisir et aussi par honnêteté envers le public
et les organisateurs de la conterie.
J'ai déjà abordé ce que nous appelons la réécriture.
S’immerger dans le conte, dans l’histoire, dans les
personnages, dans les lieux, avec son intelligence, ses sentiments,
toute sa sensualité dans le sens complet du terme. En même
temps, de façon inextricablement liée, amener à
soi l’histoire, les personnages, les lieux, les objets symboliques.
Pour être fidèle au conte autant qu’à
soi, conteur à nul autre pareil. Sur ce fondement s’établira
tout le travail avec les mots, avec son corps. Travail d’enrichissement,
qui se fait volontairement, qui se fait à notre insu, qui
ressort pour nous étonner agréablement. Quelqu’un
a dit que la mémoire retient les mots lourds d’émotion.
J’y ajouterai les images et les sensations intérieures
et leur extériorisation. Le conte véhicule tous les
sentiments, tous les rêves des hommes. A nous de les débusquer,
de leur donner corps, voix, vie. De mettre en oeuvre l’identité
humaine.
Engranger ce qu’on voit autour de soi, ce qu’on lit,
fond et forme. Toujours enrichir son conte de ce que l’on
vit. Tout fait farine au bon moulin du conte, tout fait bon pain
doré par le plaisir. Travail jamais terminé, le conte
est en perpétuel devenir. Le conteur n’est pas un conservateur
de conte, le conteur n’est pas un embaumeur de conte, répétons-le.
Plaisir d’avoir dans la mémoire un coffre aux trésors.
Exception peut-être des journalistes ou autres tenus par des
obligations professionnelles, le public des conteries vient “pour
le plaisir”. Le contact se fait donc sur la base du plaisir,
avant même le début du premier conte. Il commence avec
la formulette d’entrée, la plus traditionnelle étant
“Il était une fois ...”
Plaisir du contact direct avec chacun des spectateurs, plaisir de
les émouvoir, les faire rire, les promener dans des lieux
chargés, leur faire faire connaissance avec une foule de
personnages Plaisir des contacts d’ “après”
avec les enfants, avec les adultes.
Plaisir lorsque le public est à l’aise, lorsqu’il
répond à vos questions, vous en pose, vous fait des
remarques. Périlleux, parfois, on ne sait jamais ce qui va
vous tomber dessus. Le péril pimente le plaisir. Plaisir
certain de la relation. Imaginez un public reprenant en choeur les
leitmotivs, les formules, à l’affût des moments
de le faire. Leitmotivs, formules, “bien en bouche”,
“bien à dire”.
C’est peut-être le moment de parler du plaisir des sons,
du plaisir des mots.
Le premier message arrivant au public n’est pas le sens mais
le son des mots. Le conteur va jouer avec le son des mots, pour
le plaisir, pour évoquer phoniquement ce qu’il signifie;
Suivant les nécessités, il joue avec les consonnes,
dures, douces, brèves, qui se prolongent. Avec l’ambiance
des voyelles. D’abord régal pour l’oreille. Dans
l’extrême richesse du vocabulaire français, le
conteur choisira les mots dont le son renforce le sens. Cette poétique
du langage, cette alchimie subtile du mot et de la musique du mot,
n’est nullement un ornement surajouté mais bien la
recherche de la signification maximale pour la satisfaction entière
de tous. “Man tager vad man haver”, dit en suédois
mieux qu’en français: “on fait avec ce qu’on
a.”
Plaisir du sens des mots. Pour se faire comprendre au fur et à
mesure, le conteur épure sa langue, la rend limpide, il construit
rigoureusement. Plaisir de la simplicité, de la précision,
de la richesse, plaisir d’éveiller les mots qui dorment
dans un coin de notre vocabulaire. La riche simplicité est
souvent au bout de tout un travail, plaisir quand on y arrive. Ce
plaisir est souvent perceptible en atelier. Un stagiaire est emberlificoté
dans ce qu’il voudrait dire. Élagage, questions-réponses,
remise en ordre. Satisfaction quand l’embrouillamini se dénoue,
quand les fils bien placés révèlent le dessin
désiré, quand le conteur a créé un espace
où le spectateur peut déployer son imaginaire. Plaisir
et imaginaire, quels savoureux ingrédients !
Parce que le rapport avec le public est basé sur le lien
entre l’imaginaire du conteur avec l’imaginaire de chacun
des spectateurs. Le but est donc de faire voir en esprit. Cela signifie
que le conteur doit, lui-même, voir. C’est un grand
plaisir de se bâtir un monde, que dis-je ? que d’évoluer
dans des mondes ouverts par quelques mots, quelques gestes, quelques
intonations et dont tous les détails deviennent familiers.
D’être dans les paysages, d’être les paysages
qui donnent signification et saveur au conte. De vivre avec les
personnages, si différents, si pareils à soi; d’être
chacun et tous les personnages, de les scruter, d’en découvrir
toutes les richesses, de se fondre en eux. En même temps,
sous le masque, sous le confort du conte, donner voix, donner vie
à toutes les facettes de soi, à ce qui est réprimé,
ce qu’on n’ose sortir dans la vraie vie. Ces personnages,
les évoquer pour le public, avec toutes les ressources de
son texte, de sa voix, de ses expressions, de ses gestes. Un aveu,
j’aime beaucoup creuser, faire sortir, évoquer les
personnages de méchants. Vous n’avez jamais rêvé
de changer en crapaud celui qui vous marche sur le pied ? Être
aussi la douce jeune fille et la sorcière, le dragon et le
chevalier, le roi et le manant.... le héros qui réussit
toutes les épreuves, la bonne fée, le niais qui gagne
quand même, que sais-je encore. Nous sommes celui à
qui rien ne résiste, celui qui achoppe sur un minuscule caillou,
le pauvre bûcheron, la femme battue, l’esprit des arbres
et celui de l’eau, le soleil et ceux qui craignent qu’il
s’éteigne. C’est un des plus grands plaisirs
du conte, selon moi, tous ces personnages en qui nous trouvons vie,
qui viennent de la nôtre, de profiter au maximum de l’interaction
conteur-paysage-personnage. Cela fait du bien d’être
contradictoire autant que véridique, véridique parce
que contradictoire.
Les dialogues sont un des grands moyens d’évocation
de ces personnages. Recherche d’un langage propre à
chacun, mots, accents, gestes, tics. Mise en scène de leur
caractère. Faire voir, ne jamais expliquer ou déclarer
péremptoirement, faire des croquis corporels, la voix faisant
partie du corps. Le conte est un cinéma disposant de décors,
d’accessoires, du casting le plus fabuleux qui soit ... pour
un petit budget, un petit budget “rien dans les mains, rien
dans les poches”, un gigantesque budget de richesse humaine.
Tellement peu de moyens techniques. Depuis toujours, le conteur
utilise les effets spéciaux les plus époustouflants,
des effets spéciaux aussi vieux que l’imaginaire de
l’homme. Pas besoin d’accessoires de scène, surtout
pas de projecteurs aveuglants qui vous isolent sur une scène,
alors que le conte exige le contact avec le public. Le public voit
et entend le conteur. Le conteur doit tout autant voir et entendre
chaque spectateur et lui être uni. Il capte les émotions,
les réactions du public, y répond, en enrichit son
conte, tout en restant maître du jeu.
Contact d’imaginaire à imaginaire. Le conteur va donc
privilégier tout ce qui fait image. En premier lieu, tout
le monde des comparaisons, des métaphores. (Ce n’est
pas propre au conteur mais lui en fait un grand usage) Comparaisons
classiques, attendues, pourquoi pas ? Surtout si le public nous
les fournit. Signal croisé: toi et moi sommes du même
monde. Comparaison originales, qui font mouche, qui étonnent:
mince comme une lame de rasoir anorexique. Elle n’est pas
de moi mais d’une amie. Je suis très jalouse de ne
pas l’avoir trouvée moi-même. On pourrait aussi
parler des accumulations, des répétitions significatives
Les proverbes sont un savoureux ingrédient du régal
contes. Les proverbes sont sagesse populaire venue du fond des âges.
Ils n’ont cessé de s’enrichir au cours de l’histoire
des hommes, sont un des fleurons de la littérature orale
et leur intérêt est partagé par tous.
Proverbes connus, le conteur n’a qu’à en dire
la première partie, le public continue. En dénicher
d’autres - nous avons la chance de pouvoir consulter des recueils
de proverbes du monde entier - qui, sous une forme différente,
disent la même chose que les nôtres: d’ “où
que tu viennes, toi et moi sommes du même peuple.” En
trouver qui arrivent à d’autres conclusions ? Bon sujet
de discussion après. Vicieux, les proverbes inventés
par le conteur. On peut les présenter en annonçant
la couleur: rires. Glissés malhonnêtement ? Pourquoi
ne pas jouer avec le public, se jouer de lui ? Juste un peu ! Beaucoup
de nos proverbes sont rimés ou assonancés. “Petit
à petit, L’oiseau fait son nid”, “A la
Ste-Catherine, Tout bois prend racine”. Pour les proverbes
étrangers, nous perdons ce jeu verbal. Ne serait-ce pas leur
rendre justice que de les retravailler ? Sans en altérer
le sens, essayer de retrouver une ambiance musicale et le plaisir
d’oreille ?
Le conte a failli mourir ? Certains l’on cru en danger de
mort. Il est bien vivant. A côté des spectacles de
plus en plus suivis, des veillées amicales et sans prétention
naissent partout, rassemblent un public à la fois fidèle
et renouvelé. Il a changé ? Les lieux, les circonstances
où l’on conte ne sont plus les mêmes ? Et alors
? Quand les lieux, les circonstances auraient-elles été
tellement optimales qu’hors d’elles il n’y ait
pas de salut ? Le conte a vécu tellement de péripéties
dont nous ne savons rien ou presque rien. Bornons-nous à
constater que le conte est bien vivant. Pour notre plus grand plaisir
à tous.
Voici quelques facettes du plaisir de l’oralité pratiquée
par votre servante et par bon nombre de conteurs, si j’en
crois ce qu’ils m’en ont dit.