Santa
Claus - Père Noël:
salmigondis de Saint-Nicolas, Petit Jésus et mascarades traditionnelles
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Nicolas, évêque de
Myre au 3ème siècle, mort un 6 décembre, est le patron des écoliers
et le pourvoyeur de cadeaux aux enfants sages.
Sa grande bonté lui a valu la canonisation populaire
La Légende Dorée raconte que Nicolas était noble et riche.
Il apprend que son voisin, pauvre, va vendre ses trois filles à
un réseau de prostitution. Pour
fournir une dot aux filles et leur permettre un honnête mariage,
sans se faire voir, il lance trois bourses d’or, qui ont ainsi l’air
de venir du ciel. La Légende
dorée reprend aussi de nombreuses autres histoires témoignant de la
bonté et de l’humilité de Nicolas, ainsi que des apparitions et des
miracles après sa mort. Elle
ne parle pas de la légende des trois petits enfants mis au saloir et
ressuscités par le saint. D’où
vient, de quand date cette légende ?
Quelqu’un peut-il nous renseigner ?
La mélodie de la chanson reprise plus loin me parait archaïque.
Des images d’Epinal datent du XVIIème siècle.
Saint-François d’Assise passe pour être le premier à avoir
représenté la naissance de Jésus en une crèche animée.
La tradition populaire des crèches est bien vivante.
Dans certaines régions où la fête enfantine de St-Nicolas est
inconnue, le Petit Jésus est chargé de la distribution aux enfants
sages. Ailleurs, il apporte
seulement cougnous ou cougnoles, que l’on découvre sous le sapin ou
à la crèche en revenant de la Messe de Minuit ou au matin de Noël.
La mascarade hivernale est un rituel ancien de la culture européenne
et surtout germanique. Pendant
la nuit, celles du 5 au 6 et du 21 au 22 étaient particulièrement hantées
par les esprits, des jeunes gens vêtus de peaux de bêtes passaient de
maison en maison réclamer et distribuer des offrandes.
Le personnage central est “le Vieux”.
Grand manteau de fourrure, barbe blanche, il est aidé par les
nains. Il orne des sapins et
les distribue aux enfants sages. A
partir du XVIIème siècle, on l’a appelé “le Père Noël”.
A Rome, avaient lieu en décembre les Saturnales, fêtes parfois
débridées en l’honneur de Saturne, occasion d’échanger des
cadeaux.
Les immigrés en Amérique ont amalgamé leurs traditions.
Clément Clarke Moore, théologien
protestant (les protestants n’aiment pas tellement les saints),
transforme l’évêque en un vieillard barbu au nez rouge, inclut les
rennes. Le traîneau volant
est de l’écrivain Washington Irving.
Le dessinateur Thomas Nast fixe le costume, rouge, garni de
fourrure blanche. Et voilà
Santa Claus ! Ce Santa Claus a fait le voyage de retour vers l’Europe. Ce qui ne nous empêche pas d’être fidèles à Saint-Nicolas et au Petit-Jésus. Quand aux mascarades hivernales, il faut aller dans les montagnes d’Europe pour les retrouver. (hochepot de sources) |