|
Célébrations pèlerines |
Ensemble de textes écrits dans la suite du camp pèlerins en montagne 1998. L'origine première de l'inspiration réside dans la célébration finale à l'église du monastère des dominicaines de Chalais. |
|
Etrange clarté Dérobée Terreuse Parsemée Et ce mesquin repli de l'âme Où je ne suis Souterraine Que haine obscure Indéchiffrable |
|
|
Légère Innocente Tu danses. Tremblante D'amour contenu Le sourire intérieur Le regard et le corps tendu Le regard et le corps perdu Par delà L'invisible demeure Que touche pourtant La geste lente Incertaine De ta virevolte |
Dire Oser dire Accueillir La joie Tout juste surgie A l'intime du regard Tien Qui ne se déprend pas. |
|
Un cri, la vie Un cri, la mort Et l'entre-deux Mystérieuse arabesque Brisée |
|
Fondre D'angoisse Epurée La panique Insinue Assassine Evertue Hallucine La minute Lâche Et liquide La fuite |
|
Cheminer Aveugle Parmi les identités floues Trompeuses Tenaces Brumeuses Quête infinie De l'inespérée Accomplie |
|
Radiance Irradiante Etoilée Filante Affolante Angoissée Savoir Soudain De sa mort L'évidence Insurgée. |
Goutter L'apaisement simple De l'abandon Après l'amour Animal Ecoutant De ta gorge roulé Le chant pur Du ravissement Vespéral. |
|
Recevoir La parole Déposée Dans les mains de la brise A l'ombre du rocher Sous l'arbuste nain Au médio du jour Murmurée Cadeau D'un cœur enfin livré A l'ample Enivrance Des commencements. |
|
Parole Trop précieuse pour être dite A l'orée Hésite Apeurée Incertaine Avouée Blesse l'âme D'une clarté divine Secrète pèlerine De l'infinie douceur. |
|
Ondoyantes et fugaces Les braises du soir Quand la brume tombe Les chants se taisent Le jour pèse Les regards au loin Vers l'hôte indécis S'étoilent Autre souffle Autre flamme Que la nuit désormais Enveloppe Et le monde Devenu silence. |
|
|
Venue d'un autre monde A l'invisible frontière Tu ne sais comment Au seuil du nôtre Franchir l'abîme Et de toi-même Lâcher la prise. Décalée, tu le sens Mais que dire La fêlure originelle L'inégale naissance qui te fit Et le goût subtil - amer de la différence. |
|
Force tendre Qui s'élève Envoûtée de pierres et de piliers Ta voix libérée s'allège et ton corps bourru Plus humble soudain De chanter le chant d'un autre S'agrandit jusqu'à l'éveil Murmure indistinct De l'être.
|
Miroir suspendu A la clarté du soir Pas un souffle ne ride Ton écrin de silence Et le calme descendu Des montagnes Perle ta transparence D'obscurités. Transition immobile Où s'embrassent encore La chaleur du jour Le frisson déjà La nuit Instants précieux Qui dentellent Du ciel à la terre La secrète offrande De l'univers. |
|
Un dernier éclat de crépuscule Embrase l'horizon Palette constellée De torrents De fleuves De plaines améthystes Grâce éphémère Où le souffle passe Le cœur enlace Originel Au temps Le désir Réconcilié. |
|
|
Etranger Passant de nos vies Tu chemines Jusqu'au lieu unique De la rencontre Partage Sans autre destin Que l'adieu Obstiné Aux quatre vents cardinaux. |
Le nuage se déchire Ouvre une brèche Le sentier dessine Un col Une cime Et tout redevient brume |
|
Le matin étire Une lente parabole De jeune chat folâtre Voici l'heure hâtive Où maître soleil Goulinant de rosée Avise le bonheur. |