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Regards intérieurs |
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Errance Je marche à la rencontre A travers la nuit Les tombes, les oublis Les monceaux de décombres. Je marche à la rencontre D'un néant qui m'obsède Immortalité qui ne cède Pas un seul tour de montre. Je marche à la rencontre Du vent qui me poursuit Me rattrape et gémit Te voici au royaume des ombres. Je vais chercher une autre issue Un autre banc une autre rue Autre chemin de solitude Autre compagne d'inquiétude.
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Opacité transparente D'un coeur à coeur Où tu comprends Ce que j'ignore De moi-même. Véracité troublante D'un trompe l'oeil Où tu surprends Ce que j'abhorre En moi-même. Perplexité ambivalente D'une éclipse de mots Où tu apprends Ce que j'adore En moi-même. Surdité mouvante D'un regard clair Où tu reprends Ce que j'aime hors De moi-même. |
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Tristesse Oh je le hais Frôlements de regards Gestes des mains Craindre les soirs Et les matins. Amertume Oh l'écoeurement De tant d'années A se tromper Corps violé Ame blessée. Rancune Oh je vomis Tout ce carcan de comédie Tous ces sourires de pacotille Interminables face à face Mon coeur est devenu de glace. Fatigue Oh lassitude Tant de béance et tant de vide C'est mon destin mais quelle pitié J'aurais seulement voulu mourir Avant d'avoir cessé d'aimer. |
Ça Fourbe Violence Au corps Qui demeure Epuisante Lourdeur Inconnue Jusqu'à ça. Sourde Souffrance Au coeur Qui te tord D'étonnantes Douleurs Apparues Depuis ça. |
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Mur Obscur Entre moi Pente Affolante Entre loi Miroir Ombré noir Entre voix. |
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Dimanche Morne pluie d'automne Clapote sur les carreaux Triste gris détonne Le métal rouge des hauts-fourneaux. Un ivrogne dans la cour Sur les pavés de pierre Gît dans les ordures et l'écho sourd Des bruits de la rue derrière. Des enfants jouent se cachent sous un porche un escalier Puis crient des voix se fâchent Des gifles claquent et des souliers. Mansarde basse au quatrième Ouverte aux quatre vents Deux corps là-haut se chauffent et s'aiment C'est un dimanche tout simplement. |
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Gourde D'eau Folle Poutre De fer Molle Goutte D'air Colle Aveugle et sourd J'erre Entre le la Et le sol. |
De néant Tissée De vide Entrelacée Mon existence... Et ce miracle permanent Qu'en chaque seconde Où me saisit la mort Une résurrection Se cache et s'ignore. |