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Suites poétiques, première période |
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Slovénie Entends-tu rire le vent Dans les buissons de genêts ? Il me dit la pudeur des abeilles Ocre de pollen et de nectar, Il me dit l'heure de ton réveil Juste avant le soir Entends-tu bourdonner le tilleul Au bord du chemin vicinal ? Il me dit le goût caramel De ta peau douce amère Il me dit ton bonheur d'être belle Dans l'extase de mes yeux ouverts. |
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La nuit est tombée Sur ton corps endormi Mais les ombres dorées De l'oubli T'étreignent La vague s'est retirée De ton ventre assoupi Mais les chaleurs ambrées De l'étreinte Te retiennent. Le vent s'est apaisé Sur les cordes de ta lyre Mais le souffle fragile D'une vie T'arrondit. |
Taire En soi Les remous Du silence Attentive A l'éveil Profondeurs Lentes Tendre La voix A l'égale Emergence Timide Partage En douceur En violence. |
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Fouir La terre Mollement Grasse Rougir De chairs Follement Lasses De bouche En bouche Avidement De mer en source Chrysalide Assoiffée D'accomplissement. |
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Rêveuse Eperdue Au loin D'océans interdits Accoudée Les yeux bleutés De caresses Boudeuse Alanguie Au coin du feu Habillée Du seul regard De ses promesses Amoureuse Eveillée Au point du jour Affranchie De l'homme Encore Alourdi De paresse. |
Aveu Echappé De ta solitude A demi-mots A demi-cris A demi-vie Depuis Larme Ecoulée De ta blessure Unique A demi-feinte A demi-teinte A demi-geinte Depuis User les heures A fuir Oublier ce vide Le temps qui passe La meurtrissure Et débordante La vie en face. |
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Visage de femme Dans la pénombre Ebauche D'un corps étreint D'un cri, d'un rire D'une main qui sait tenir Fulgurance Qui veillera jusqu'à l'aurore D'une nuit blonde Et toi encore. |
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Marcher D'un bout à l'autre De désirs indistincts Côtoyer l'infini Dérisoire Ephémère A défaut d'être un homme S'imaginer divin. |
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Manille, Tondo Marmelade De frimousses Eclatantes Au chaos de la ville Fleur de misère C'est la vie Aussitôt Qui déborde En cascade de rire C'est la vie qui surprend Immédiate Adoucie. |
Danse Déhanchée Un rythme sourd Syncopée Un rythme court Oscille Incurve Plie Du bout de tes doigts Au profond de ton ventre Impudique et tranquille L'envie d'exulter. |
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Larme immobile Au bord De tes paupières Closes Hésitation discrète Vulnérable Aube d'un aveu Qui ne coûte Que le prix De ton silence. |
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Lenteur Donnée au temps De te reconnaître Au détour D'une balade Sous ta sylve Ronde Douceur Laissée au vent De me transparaître A l'orée De ton corsage Béant de songes. |