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Suites poétiques, seconde période |
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Etonnements originaires Demeurant Aux yeux éblouis De l'enfant que j'étais Me reviennent Parfois Dans le regard Voilé De la lune rousse. |
Soudaine avalanche De rosée Un matin fugace Scintillements irisés Au soleil levant, Simple joie Suspendue Aux entrelacs De l'aube Toisée. |
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Lent superflu Le matin s'étire Dans les bras fatigués Des amants déchus Quand auprès de l'ascète La même heure s'élance Pourtant Avisant le bonheur. |
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Démuni Entre les mains De ton sommeil Reposer Enfin Vulnérable Au manteau De ta fougue amoureuse. |
Vertige nocturne A guetter L'incertain passage D'un jour à l'autre Immortalité Volée à la nuit Tenace Regard transpercé Inquiétude Vorace. |
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Candeur Illuminée De ton visage En ce jouir Pudique Limpide D'une douceur Secrètement Nôtre. |
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Avancer Jusqu'à l'ombre de soi-même Par la grâce D'une aube mutine Et le doute, Quand après tout retentit Bizarre obélisque du destin L'appel dénoué du lointain. |
Boule de rage Glisse De la gorge au ventre Exacerbe L'agressive Latence Déclivité soudaine Déchaîne L'explosion Ravageante. |
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Exulter L'invincible Existence Débonder Au trop plein De l'imparable Lumière Désir Justement Accordé A la joie innombrable. |
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Dire La joie Infinie Et la souffrance Prodigieuse jubilation D'exister Dire La joie Epanouie Et la douleur Dans la distance ou dans l'excès D'intimité |
Laudes secrètes A l'univers Par la voix Des fontaines, Des vallons, Des collines S'unir En ce baiser de rosée Aux lèvres de l'aube. |
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Quel visage se cache Au verso de ton regard voilé Quelle image s'efface Au cordeau de tes pas vacillés Révélation tremblée En contrepoint de soi Ne laisse pas au loin L'amie désemparée. |
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Compagnon Proximité Tendre et menaçante Du soir Compagnon déchiré Par l'éclair et le fruit La chair et le cri N'en pouvoir comprendre La volatilité Cotoiements indistincts Fluidités secrètes Annonciations Ne rien dire de plus Inessentielle oralité Rien de plus Qu'insaisissable et désolé. |