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| Frédéric Vermorel est un collègue étudiant en théologie. L'an passé, à l'occasion d'une manifestation poétique réalisée dans notre institut, j'ai découvert son talent et je lui ai demandé de me fournir quelques-uns de ses textes. Je vous les livre ici sans autres commentaires. A vous d'apprécier ! |
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Te voici, vibrant de mille choses, le corps traversé de sèves débordantes et le coeur palpitant de trop de souvenirs. Ne me remercie pas. Qu'ai-je donc fait sinon te révéler la soif qui t'habite? Un autre nous est venu du creux de la distance, présence insoupçonnée germée de la mémoire. |
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Debout, très droite, dans l'ombre attentive, tu me regardes de tes yeux qui bientôt oublieront la lumière. Je ne peux qu'écouter protester en silence tes larmes essuyées du revers de ta main. |
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Illuminé de pluie, l'arbre. A la lisière de l'ombre. |
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Ma colombe, cachée au creux des rochers
Ct 2,14 Sous le ciel saturé de jour ou voilé de sable la terre et mes mains ont même goût de pierre et semblable saveur de sel Mes pieds y mesurent de leurs plaies ouvertes l'espoir de ton retour Colombe dans le creux du rocher mon coeur a tressailli Tu m'as cueilli tremblant et pleurant de cet excès de bonheur qui m'effraie |