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Résultat
des idées profondes, rumeurs rigoureusement authentique de
l'appréciation de la personnalité de chacun et de chacune
:
Cézanne ouvre toi !
Quand
on subit le flot ininterrompu des informations au point
qu'il nous submerge, qu'on ne sache plus en faire le tri,
ou bien il y a lassitude et déconnection, ou il y a survoltage,
ce qui correspond à l'assouvissement du désir amoureux,
au paroxysme des limites dépassées et quand l'ultime pas
est franchi, vous donne l'impression de s'élever au dessus
de ce flot de sensations.
Comment
ne pas prévoir qu'on ne vit finalement que comme reflet
de toute action physique ou intellectuelle posé par la personne
qui est en face de soi ? Le péril se distingue de la façon
dont on prend conscience du danger dans lequel nous plonge
cet abîme de perplexité face aux interrogations universelles,
flirtant avec l'absolu de son image de géant totalitaire
et rimant avec le caractère radicalement opposé de toute
subjectivité intrinsèques, confrontées aux reflets perpétuels
et changeant que nous renvoit le milieu dans lequel nous
évoluons. Suit une transformation dans tout le processus
de mise en grammaire des signes non-conventionnels qui assaillent
l'esprit pour aboutir à une anti cohésion de l'ordre de
la disjonctivité. Ordre prôné par un chaos renferment tous
les spores d'une future éclosion à l'échelle cosmique dont
on ne peut évaluer ni l'ampleur, ni la signification. Lieux
obscurs perdus dans les recoins de l'univers dont on ne
peut s'imaginer la plus puérile esquisse formelle et structurelle.
Ordre
et Chaos :
La lettrine au commencement d'un texte est comme le commencement
d'un parcours. Elle prédispose à la lecture. Elle fournit
une occasion de lire en attirant le regard. Elle est foyer
de convergence. Au commencement, elle s'impose déjà comme
le centre d'une trame sous jacente encore mystérieuse et
qu'on découvre au fur et à mesure où les autres lettres
s'assemblent pour ordonner le texte devenu une ligne de
suite au regard. Elle devient le début d'un ordre qui ne
saute pas aux yeux car ces derniers ont été disciplinés
à suivre cet ordre pour le comprendre. Mais l'œil peut ordonner
et créer de nouveaux ordres comme il peut les détruire.
Au fond, qu'est ce qui est important ? L'ordre ou les yeux,
ordonnateur du chaos?
Le chaos peut être un semblant de désordre. L'ordre peut
provoquer le chaos pour satisfaire son désir d'ordre. et
réciproquement. Chaos et ordre sont choses liées et indissociables.
Ils règnent tout deux en maîtres absolus et n'ont pas besoin
des yeux pour exister. Car l'ordre peut s'engendrer tout
seul, se conduire et, tel une machine, s'emballer. A chaque
action ordonnée correspond un déferlement de chaos. Allumer
une bougie crée une ombre . Le chaos est complice de l'ordre.
Tout se mélange et s'ordonne, se crée et se détruit. C'est
la vie. Chienne de vie. Et pourtant certain pense qu'il
y a un grand ordonnateur de l'univers. Lors, le hasard devient
outrageusement une notion de pure ignorance de tout architecte.
Il supplanterait lui même le grand constructeur. Comme le
hasard fait souvent bien les choses ! A tel point qu' en
le faisant exprès, en expérimentant ce que le hasard a réalisé,
on arrive pas au résultat escompté, probant. La logique
du hasard, si logique il y a, devient complexe, obscure,
occulte, ténébreuse, loufoque et incompréhensible. Le vertige
augmente avec le gouffre qui sépare l'expérience de la réalité.
L'absolu n'existe pas. Le simple fait d'en parler prouve
qu'il n'existe pas. Prouver une expérience absolue abolit
l'absolu de l'expérience. Le vertige fait place au délire.
Finalement on se trouve bien mieux à laisser errer nos idées,
pensées, humeurs au gré des vents de l'inconsciences et
de la nature. Le monde est infini et il ne faut pas chercher
à y coller des frontières. Même si elles existent, elles
grandissent plus vite qu'une humanité en mal de gestation,
plus vite que la croissance des cellules, plus vite que
les ténèbres qui s'abattent quand on éteint la lumière.
5 novembre 1991
pRojets Vitrail et spirale
ou spiraille
Fondamentalement, il y a une constante qui ne m'est pas
apparue de prime abord mais qui se révèle dans de nombreux
dessins. Cette constante s'apparente à une structure en
forme de spirale dont la symbolique révéle le sens de la
démarche artistique.
spirales
fortune de mer
Sensation
de vertige rendu par la technique du lavis. Vertige de la
hauteur, de la force du vent gonflant les voiles que les
gabiers tentent de replier au péril de leur vie. Vertige
de la vie qui ne tient qu'à un fil. Vertige fou qui vous
prend quand malgré la tempête il n'y a plus d'autres possibilités
que de réussir sa manoeuvre. Tournoiement vers l'abîme.
Les couleurs disparaissent au profit d'un camaïeu d'embruns,
de brume, de vent se tordant en une spirale baroque. Triomphe
du noir et blanc. C'est le mouvement tempétueux contre la
stabilité du mat et du bateau. La lutte des contraires.
fortune.
Philippe van
dyck © 2000
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