Dossier : Val de Poix
 
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La position d'ECOLO SAINT-HUBERT sur le dossier du Val de Poix

Au Conseil communal de décembre 2005, nous avons refusé d'approuver le dossier pour les raisons suivantes :

  1. Nous n’acceptons pas que des infrastructures prévues soient implantées dans la vallée au risque de la défigurer durablement. Nous demandons que les constructions prévues soient réalisées dans des zones déjà urbanisées.

  2. Nous constatons que ce projet n’est pas porté dans les faits par la commune de Saint-Hubert. Le Collège est absent du débat et la population n’a pas été consultée dans le cadre d’une assemblée délibératoire.

  3. Le projet n’est pas englobé dans une politique générale de développement de la commune qui passe entre autre par la revitalisation du centre de Saint-Hubert et de son quartier historique notamment.

  4. Sur le plan financier, l’engagement de la commune n’est pas clair.

En mai 2006, nous avons voté en faveur du projet car nos objections étaient rencontrées :

  1. Le projet est « phasé » et les infrastructures prévues sont cantonnées uniquement sur la zone urbanisée de Poix.

  2. Il y a un engagement à ce qu’une assemblée consultative de la population soit mise sur pied dans le cadre de la suite des investissements.

  3. L’idée d’un développement du projet au centre de Saint-Hubert est pris en compte.

  4. L’engagement financier de la commune sera examiné et éventuellement approuvé lors d’un conseil communal.

Ce oui n’est donc pas un chèque en blanc et nous restons très attentifs pour que ces investissements soient réellement un élément déclencheur d’une dynamique de projets pour notre commune et en aucun cas un boulet à supporter pour de nombreuses années !

LE SOIR : LUXEMBOURG

Un projet pharaonique pour le sport  (ÉRIC BURGRAFF - vendredi 09.09.2005)

Vingt-cinq millions pour le tir, les sports moteurs et les disciplines aquatiques de haut niveau: Libin accueillera-t-il un temple dédié au sport? C'est en tout cas le projet porté par la Province et le COIB. Les habitants commencent à grogner.

Sports moteurs en tous genres, stands de tir de compétition et disciplines aquatiques sur une rivière artificielle ! Un investissement - selon une première estimation - de 25 millions d'euros. Le tout implanté aux portes du petit village de Libin.

Ce projet pharaonique s'inscrit dans la droite ligne d'un dossier tout aussi gigantesque à deux pas de là, dans la commune de Saint-Hubert : le « centre européen du sport » du Val de Poix. La nouvelle zone de loisirs libinoise devrait s'étendre sur soixante hectares, englobant le terrain de moto-cross local. Elle serait érigée route d'Hatrival, à quelques centaines de mètres d'habitations isolées et à un kilomètre environ de l'agglomération. A Libin, passé les premiers moments de stupeur, la riposte s'organise. Contre quoi au fait ? Contre un projet qui cumule, aux yeux des opposants, des nuisances sonores importantes, des déplacements de foule... dans un écrin de verdure. Une petite bombe à l'heure où le débat sur les sports moteurs en forêt atteint son paroxysme. Voici, en primeur, les premiers détails de l'opération.

Sports moteurs. Le développement d'un tel lieu correspond à une véritable demande, lit-on dans le dossier qu'un vent favorable nous a fait parvenir. L'idée est de construire différentes pistes permanentes conformes au Cwatup et au code forestier pour accueillir des entraînements, des événements et des championnats officiels. On insiste sur la nécessité de diversifier les activités et les disciplines pour assurer la rentabilité et la durabilité du projet. Ainsi, on construirait une piste de karting, une piste tout-terrain pour les voitures (rallycross et autocross) et une piste tout-terrain pour les motos et les quads. Les trois pistes seraient entourées d'une butte pour accueillir les spectateurs et reliées par un système de passerelles.

Tir. Il existe un véritable besoin en la matière : la Belgique est exclue de matchs internationaux par manque d'une seule infrastructure de taille. Le complexe serait adapté au tir de loisir, au tir de compétition et au tir professionnel (police, DNF...). On construirait à Libin des stands pour accueillir toutes les disciplines mondiales. En tout, environ 240 postes de tir et un bâtiment polyvalent avec vestiaires, secrétariat, salle de soin avec cellule antidopage, etc.

Il est question aussi de créer un site intégrant deux disciplines olympiques de tir aux clays : le skeet et la fosse olympique.

Parcours permanents. Au-delà de la zone concentrant les pistes courtes, on aménagerait, dans les bois environnants, un parcours permanent de quad et un circuit permanent de VTT.

Stade d'eau vive. C'est la surprise du chef : il est question de créer, en pleine Ardenne, à 460 mètres d'altitude, une rivière artificielle avec chutes, torrents, cascades, remous, méandres... Pour y pratiquer l'hydrospeed, le kayak dans toutes ses disciplines, le rafting... Ce stade serait implanté à proximité du tir aux clays et alimenté par un lac à créer. Un stade comparé, dans le premier dossier de conviction, à celui que la Chine vient de terminer à Nankin.

Qui ? Qui a amené ce projet ce sur la table ? Pas la commune de Libin, mais une série de partenaires déjà à l'origine du dossier Val de Poix : Daniel Ledent, député permanent du Luxembourg, Charles Piette, directeur du « département du développement citoyen » de la province et propriétaire d'un complexe hôtelier au Val de Poix, Philippe Housiaux, vice-président du COIB et administrateur délégué de la société de communication Dialogic.

Ils estiment que le projet sera vecteur de développement touristique et durable en Centre-Ardenne, qu'il rencontrera les difficultés en matière d'impact sonore, visuel et environnemental tout en maximalisant les retombées socioéconomiques pour Libin, ses commerces et sa population.

Une population qui dira sans doute, ces prochains mois, si elle partage cet optimisme.

LE SOIR : LUXEMBOURG

Le Val de Poix cherche des euros (ERIC BURGRAFF NICOLAS DRUEZ - samedi 17.09.2005)

Le dossier Val de Poix culmine à 27 millions d'euros. Les ministres wallons ne se précipitent pas pour payer. Le secteur privé sera largement sollicité.

Touristes, sportifs de haut niveau et inconditionnels des énergies renouvelables... devraient se précipiter d'ici trois ans dans la vallée de Poix à Saint-Hubert. Quant aux amateurs de sports moteurs, de tir à la carabine ou au pistolet et de rafting sur rivière artificielle... on les retrouverait à quelques kilomètres de là, à Libin. Vingt-sept millions d'euros pour le premier projet, vingt-cinq pour le second. En tout donc, deux bons milliards de francs belges. Détails.

1. Qu'y aura-t-il au Val de Poix ? Le Val de Poix est en fait un projet en trois volets : le sport, le bien-être et les énergies renouvelables. L'ambition est de faire de la vallée de Poix une vallée olympique pour l'élite sportive, mais aussi pour le sportif amateur et le touriste, estiment Daniel Ledent, député permanent, Charles Piette, directeur à la Province, et Philippe Housiaux, patron de l'agence Dialogic, tous trois porteurs du projet. En clair, on trouverait sur place un centre d'entraînement et de compétition pour les élites et les amateurs dans toute une série de disciplines : football, tennis, basket, volley, golf, athlétisme, pétanque, cyclisme... À construire aussi, un centre de « bien-être » avec deux piscines, sauna, salle de massage... Le troisième volet valorisera les énergies renouvelables locales : rénovation de deux centrales hydroélectriques et chauffage par les sous-produits de la forêt dans le cadre d'un projet « bois-énergie ». Le tout est complété par des hôtels, brasseries, restaurants, trois mille places de parking...

2. Qu'y aura-t-il à Libin ? Libin deviendrait le paradis des sports moteurs avec des circuits et des pistes pour les « 4 × 4 », quads, motos... Il accueillerait des stands pour toutes les disciplines de tir. Cerise sur le gâteau, il est question de créer un « stade d'eau vive », soit une rivière artificielle pour pratiquer le rafting, le kayak, l'hydrospeed etc.

3. Quand ? Le projet du Val de Poix est plus avancé que celui de Libin où on en est encore au stade des intentions. Pour le premier, la demande de permis d'urbanisme sera introduite dans les prochains jours. Les travaux pourraient débuter dès l'été prochain pour se terminer en 2008.

4. Qui va payer ? Ces cinq dernières années, environ 600.000 euros ont été consacrés par la Province et Idelux aux études préliminaires, estime Charles Piette. Pour l'investissement, le contribuable et le secteur privé seront sollicités. Les porteurs du projet espèrent obtenir 8,075 millions d'euros de subsides et d'apports en nature ou en capital (commune, province, Région wallonne et Europe). Par ailleurs, ils vont lancer un appel d'offres européen pour récolter des fonds privés afin de financer le solde, soit 19,125 millions d'euros. Le privé payerait la construction de l'ensemble avant de revendre la partie sports-loisirs au secteur public en échange d'une convention d'exploitation. Dans un premier temps, les porteurs avaient espéré un financement public beaucoup plus important. Ils doivent aujourd'hui revoir leur copie : dans les cabinets ministériels wallons CDH et, surtout, PS, on ne croit pas trop au projet. Et pas seulement parce qu'il entre en concurrence avec d'autres dossiers.

5. Qu'en pense la commune de Saint-Hubert ? Le bourgmestre, Louis Devaux (MR), défendra le dossier. Même si je regrette de ne pas avoir été associé à toute son élaboration. Mais la commune a besoin de ce type de développement. Il nous apportera des emplois, des visiteurs et des rentrées sur les nuitées, soutient-il. Le risque n'est pas mince, pour les finances locales : Plusieurs constructions et aménagements se feront sur des terrains dont nous sommes, pour l'instant, propriétaires. Le montage prévoit, à notre niveau, une mise de départ de 100.000 euros. Le conseil se porterait également garant pour un emprunt d'un million d'euros. Louis Devaux dit avoir pleinement conscience de l'effort demandé à sa Ville. Je préfère une vallée olympique ici plutôt qu'à Steenokkerzeel. Et je n'attache qu'une importance toute relative à la couleur politique des porteurs de projet.

6. Qu'en pense le MR ? Partenaire du PS à la Province, le MR fait aujourd'hui entendre sa voix. Un milliard de francs belges pour le Val de Poix, un autre milliard pour Libin, quel gigantisme, estime la présidente Dominique Tilmans. Qu'aura-t-on à Libin ? Un centre pour des cow-boys en mal de rodéo ! Je suis sidérée que l'on puisse imaginer implanter un projet de ce type en Haute-Lesse, en pleine zone de tourisme diffus. Quelle mouche a donc piqué les concepteurs ? Quelle mégalomanie ! Est-ce qu'on a encore un sens de la réalité dans cette province ? Avant de soigner l'élite ne conviendrait-il pas de voir si les infrastructures sportives sont suffisantes pour nos enfants ?

MR et PS devront débattre du projet dans quelques semaines au conseil provincial. Jolies empoignades en perspective.

La Libre Belgique

Un village européen très - trop? - ambitieux  (Marc Vandermeir - Mis en ligne le 20/09/2005)

Le projet à la vallée de Poix est bouclé... sauf le budget de 27 000 000€.

Tiens, revoilà le monstre du Loch Ness, version province de Luxembourg, Vallée de Poix (Saint-Hubert). Mais avec, cette fois, un objectif qui vise - très - haut : «L'ambition est de faire de la Vallée de Poix une Vallée Olympique pour l'élite sportive, mais aussi pour le sportif amateur et le touriste en général, dans une rencontre entre des communautés qui s'ignorent habituellement».

Ceci via un projet de développement touristique par le sport, articulé autour de trois thèmes: le sport, le bien-être et les énergies renouvelables, avec «un concept du plus haut niveau qualitatif (pour) un lieu permanent d'événements».

Coût prévu de l'investissement: 27,2 millions d'euros, dont 14 en infrastructures sportives, de loisirs et d'accueil, et 13,2 en horeca. Sur les 14 millions d'euros d'infrastructures sportives, 8 viendraient du public et 6 du partenariat avec le privé. Ce à quoi il faudrait encore ajouter quelque 25 autres millions d'euros, pour un projet sur la commune voisine de Libin pour un centre du même genre, mais réservé à tous les sports mécaniques.

Bâtir un nouvel avenir, sportif, pour l'écrin naturel qu'est la Vallée de Poix, on y réfléchit depuis plus de huit ans en Luxembourg belge. Le projet a déjà donné lieu à moult études, grandes déclarations et autant d'avatars. Il y a cinq ans, l'intercommunale de développement économique Idelux, la Province et la Ville de St-Hubert ont créé un syndicat pour porter le projet. Et, cette fois, c'est la bonne. Du moins à en croire le gouverneur Bernard Caprasse et le député permanent Daniel Ledent qui, jeudi en fin de journée, à Arlon, ont présenté le «Village européen du sport, du Bien-être et des Energies Renouvelables».

«Aujourd'hui, nous en sommes à un projet ficelé, les études de concept et de faisabilité ont été validées par toutes les parties concernées et les demandes de permis unique (bâtir et exploitation, NdlR) partent ce soir. C'est un projet porteur d'emplois. Il va y avoir appel au privé par appel d'offre européen pour un réel partenariat public/privé. Des investisseurs locaux, bien sûr, mais aussi internationaux de grand renom sont déjà intéressés, et une quinzaine de fédérations sportives belges sont d'ores et déjà associées», a assuré le député permanent. Qui s'est toutefois refusé à avancer les noms des privés intéressés, indiquant que cela serait pour plus tard.

Idelux, qui s'est chargé du montage financier, l'a réalisé «de manière innovante», en évitant au public de ne pas prendre de risque financier. Reste que, prudente, Idelux a malgré tout prévu la non réalisation, la défaillance du privé et même l'arrêt de l'exploitation. Tandis que, même du côté de la Province, des mauvaises langues ne se privent pas de ricaner sur la crédibilité du projet. Ce qui en dit long.

© La Libre Belgique 2005

LE SOIR samedi 22.10.2005

Le Val de Poix...

Cette fois, il est sur les rails. Le projet Val de Poix a franchi une double étape administrative. Derrière ce gros dossier : la province, l'agence Dialogic et Idélux. Le député permanent Daniel Ledent (PS) l'a annoncé au conseil provincial : la demande de permis unique est introduite à la commune de Saint-Hubert. Quant au ministre Philippe Courard, il a signé le document permettant le transfert de terrains de la ville et de plusieurs privés à Idélux, sous la forme d'une expropriation, pour cause d'utilité publique.

... fait son chemin...

Hier, l'assemblée provinciale a marqué un accord unanime sur le principe de ce projet visant l'excellence et le développement ambitieux, par le sport, le bien-être et les énergies renouvelables. Avec, en plus des infrastructures sportives, hôtels, restaurants et trois mille places de parking. Estimation : 27 millions d'euros. Daniel Ledent a rencontré l'aval, de poids, du CDH et même d'Ecolo, pour un montage incluant les financements publics (en espérant un retour d'aides wallonnes à laquelle les provincialistes estiment avoir droit sur les crédits infra-sports) avec province, commune borquine et Idélux, pour un tiers. Le reste est espéré via un appel d'offres européen, en quête d'investisseurs privés. Des groupes de la province mais aussi belges voire internationaux, sont au portillon, affirme-t-on.

... au conseil provincial

Si, jusqu'ici, le Val de Poix n'a fait l'objet d'aucun débat au conseil communal de Saint-Hubert, l'hémicycle provincial a montré sa détermination d'aboutir. Les conditions acceptées hier par l'ensemble des élus se fondent sur la constitution d'un secteur à créer au sein de l'intercommunale, sur un montage financier en partenariat public - privé, d'un suivi strict, d'une transparence totale et avec une accessibilité la plus large, hors des élites. Le CDH a insisté sur ces critères raisonnables. Mais, a notamment commenté René Collin, il est clair que la province a besoin de projets porteurs et fédérateurs. Celui-ci en est un qui n'a que trop attendu. L'ensemble sortirait de terre sur des terrains communaux et privés, qu'Idélux doit acquérir. Les premiers coups de pelle sont espérés pour l'été 2006. (A.Dt et N.Dz.)

Lors de la séance du 4/3/2004, le gouvernement wallon a marqué son accord sur le projet « Val de Poix à Saint Hubert ».

Ce projet vise à développer un concept favorisant le renforcement de l’offre de loisirs de qualité (détente familiale et activités sportives) dans la Vallée de Poix.

Il répond aux caractéristiques suivantes :

· Redynamiser le village de Val de Poix tout en contribuant au renforcement de l’offre de loisirs et sports accessibles à tous ;

· S’inscrire en complémentarité avec l’offre régionale existante ;

· Ne porter atteinte ni au paysage, ni à l’environnement ;

· Répondre à des exigences qualitatives élevées ;

· Laisser une place à une composante événementielle ;

Il se compose des volets suivants :

Þ Dans le château Zoude :

° Centre de sports loisirs, de relaxation et de détente,

° Espace « club house » avec cafétéria et salles diverses,

° Salles de cours, de formation pour les sportifs,

° Vestiaires.

Þ Aux abords du château Zoude :

parkings, éclairage, chemin d’accès, plantation et végétation.

Þ Sur le site de la Communauté française (athénée du val de Poix) :

plateau multisports en gazon, plateau synthétique, éclairage, parking.

Þ Sur le site de la ferme du Val de Poix (propriété communale) :

circuit BMX, aire de descente de dual slalom, piste éclairée de demi-fond, terrain de tir à l’arc, terrain de trial, plantations, parking.

Sont également envisagés : des salles de cours, de formation et de sensibilisation, de même qu’un circuit de liaison éclairé reliant les différents sites et favorisant la mobilité douce dans la vallée. 

Coût de projet : 3.686.066 euros dont 1.768.033 € à charge du budget européen (feder), 1.184.144 € à charge de la R.W et 733.889 € à charge d’Idélux.

 

B.C.


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