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6 La Continuité Intemporelle

 

 

 

 

Nous avons vu que l'Existence manifeste, disons la Création, possède une origine, un point de départ, et un but, une "fin" , qui est l'accomplissement de l'Intention. Dans le cas où l'Intention ne serait pas réalisée, en vertu de la liberté de choix humaine, une fin interviendrait également, mais sa Nature serait tout-à-fait différente: si l'Intention est accomplie, la "fin" de l'Existence manifeste représente alors un passage vers l'Existence absolue, ce n'est donc pas une véritable fin. Si l'Homme choisit le néant, alors l'Existence manifeste (et donc l'Homme) s'en retournera vers le néant ce qui représente une fin totale et définitive! Car l'Ineffable n'a pas octroyé à l'Homme une quantité illimitée de choix et de possibilités de se rattraper. Simplement parce que les règles doivent être justes, conformes à l'Intention, mais surtout au poids nécéssité par l'Intention: si l'Homme choisit le néant et que l'Ineffable se dise inlassablement "Ne tenons pas encore compte de ce choix, donnons à l'Homme une autre chance", cela ne serait pas juste du point de vue de l'Homme, car il a fait son choix et Dieu n'en tient pas compte! Ce ne serait pas conforme non plus au poids de l'Intention car le principe même de la liberté du choix serait un peu plus emoussé à chaque fois que l'Homme recevrait une nouvelle chance. Donc, le choix est limité, compté, et si l'Homme ne choisit pas l'Existence, une fin interviendra quand même en son heure. Cependant, la Conscience humaine n'est pas, dès le départ, apte à poser d'emblée le choix correct, et ce n'est que normal: il faut que l'ensemble du problème Bien-mal (Existence-néant) soit exposé à l'Homme, pour qu'il puisse réellement poser son choix en toute liberté et connaissance de cause. Le poids du choix ne sera donc pas livré "en bloc" à l'Homme, mais lui sera distillé progressivement. Cependant, il subsistera malgré tout un instant critique, un choix crucial qui impliquera définitivement la destinée humaine. Dieu a donc prévu plusieurs tentatives pour l'Homme, mais en nombre limité. Une fois que le compte est à zéro, tout est terminé car, autrement, le poids du choix serait menace.

 

La distillation progressive du poids du choix n'est autre que le Temps. Par son choix correct, l'Homme acquiert du poids, et rend l'Oeuvre de manifestation parfaite. Si ce poids résultait d'un seul choix, il serait terrible et, dans le cas où l'Homme n'y succomberait pas, il rendrait l'Oeuvre instantanément parfaite! Ce serait comme tracer instantanément un cercle parfait. Or le poids est bien sûr morcelé, et l'Homme doit, en fait, tracer un cercle parfait sur un certain Temps: le parcours humain est un cycle, une rotation. Le Temps est donc une conséquence directe du poids du choix: c' est le Temps imparti à l'Homme pour faire son choix.

 

Le choix humain est effectivement un poids, un joug, une rigueur, et ce malgré le fait qu'il soit l'expression d'une liberté. Car cette liberté était, on s'en souvient, une nécéssité: la nécéssité du poids réclamé par l'Intention. L'Homme est libre dans son choix, mais il est contraint au choix. L'Homme est à un niveau d'Existence situé entre le néant et l'Existence, niveau qui n'est pas illimité, qui se terminera de toute façon, et qui présente le choix comme une contrainte: il faut choisir! Certes, on est libre de choisir le néant ou l'Existence, mais on ne peut pas se soustraire à ce choix. C'est essentiellement cet aspect de contrainte du choix qui fait que la condition humaine soit le plus souvent si difficile à supporter. En ce sens la souffrance humaine est une conséquence de la liberté de choix qui lui a été donnée, liberté de choix indispensable pour qu'il puisse devenir un Etre absolu à part entière. La souffrance humaine est l'expression d'un Don d'Existence. Ce Don d'Existence Dieu l'a réalisé en sublimant son désir par un acte d'Amour: notre souffrance est une conséquence de l'Amour divin, ce qui ne veut pas dire que Dieu a voulu que nous souffrions. Il savait que cela serait ainsi, mais ce qu'il a vraiment voulu, c'est que nous puissions, par notre Volonté, devenir un Etre absolu à son égal, et non pas rester une simple image extraite de force du néant et ne possédant dès lors aucune Vérité propre. Ce qu'il faut comprendre, c'est que l'acte d'Amour posé par Dieu est de toute façon aussi une souffrance, car c'est en réprimant son désir que Dieu l'a réalisé: notre souffrance répond donc à la sienne, et sa souffrance répond à la nôtre! Cependant, si notre souffrance est liée à notre position si délicate entre le néant et l'Existence, la souffrance divine provient de l'Amour que Dieu nous porte.

 

Puisque l'Homme doit achever un cycle, parcourir un cercle, il part d'un point de ce cercle, pour revenir à ce même point: l'origine et la fin sont donc confondues. Ce point de départ et d'arrivée n'est autre que le Dieu manifeste, à qui est d'ailleurs attribué la formule suivante: "Je suis l'Alpha et l'Omega". L'utilisation des lettres grecques n'est pas appropriée, mais l'idée d'une origine et d'une fin confondue en un point divin est parfaitement exprimée. Le Temps est donc ce qui sépare l'origine de la fin: le parcours de la circonférence. Et effectivement, en toute logique, la cause rejoint le but:

ils sont les deux visages d'un même principe.

 

Ce que je vais à présent expliquer, c'est que le concept du Temps implique forcément la présence d'une origine et d'une fin; que la présence d'une origine et d'une fin implique forcément que la Création soit discontinue; que le Temps est donc lié à la discontinuité d'Existence; et que l'Ineffable présente un aspect de continuité d'Existence, donc d'intemporalité, ce qui est l'apanage obligatoire de l'Existence absolue.

 

Le temps implique obligatoirement la présence d'un début et d'une fin. Supposons que vous traciez une droite qui sera votre ligne du temps. Une droite n'a aucun commencement et aucune fin: elle est infinie dans les deux sens. Vous êtes sur cette droite à un point appelé présent et vous voulez aller vers le futur. Si vous prenez le sens du futur pour seule référence, vous n'avancerez jamais parce que, quelle que soit la distance que vous aurez franchie, elle sera toujours nulle par rapport à l'infini du futur. Pour avancer vraiment, vous êtes obligé de prendre une autre référence: par exemple un point quelconque du futur à une distance finie de vous. Ce point, vous pouvez l'atteindre. Mais si vous répétez inlassablement la même opération dans le même sens, vous reviendrez progressivement au premier cas: les distances que vous aurez franchies se réduiront de plus en plus jusqu'à devenir nulles. Pourquoi? Parce qu'en agissant de la sorte, vous vous référencez de plus en plus par rapport à l'infini devant vous, puisque vous ne changez pas de sens. En réalité, à chaque étape supplémentaire vers l'avant, vous ne bougerez pas et ne ferez que diviser de plus en plus votre première étape. Donc, le temps s'arrête forcément à ce point futur que vous avez choisi pour référence. On constate, sur la droite, la présence d'un début et d'une fin. Car le point marqué présent est bien un début: si l'on se réfère à l'infini passé, on obtient le même problème que pour l'infini futur! Ce raisonnement est fondé sur deux choses: tout d'abord le principe de continuité (une droite est un principe continu), et ensuite le principe par lequel tout élément d'un ensemble prend sa référence à la nature de cet ensemble (un ensemble fini implique des éléments discontinus et un ensemble infini implique des éléments continus, principe en contradiction avec certains ensembles mathématiques actuels. Je suis actuellement sur un projet de théorie circulaire des ensembles visant à éliminer ces aberrations.)

 

Le même raisonnement peut être effectué sous l'angle de l'espace. Cependant, dans le cas de l'espace, on peut faire demi-tour et revenir au point de départ, et recommencer ce va-et-vient... Le temps ne se franchissant que dans un seul sens, il ne permet pas, contrairement à l'espace, le retour en arrière. Mais pourquoi cette différence entre l'espace et le Temps, et quel est le sens du va-et-vient possible dans l'espace? La réponse coule de source:l'espace est un diamètre et le Temps une circonférence. La rotation s'effectue toujours dans le même sens sur la circonférence ce qui est caractéristique du Temps. Cette rotation correspond, sur le diamètre, à un va-et-vient qui se rapporte à l'espace. Le système espace-temps est donc lié à l'équation du cercle. Il est simple de comprendre pourquoi le Temps est une dimension qui ne se franchit que dans un seul sens, sans possibilité d'arrêt: c'est une dimension contraignante car elle émane du poids du choix! En tant que rotation sur la circonférence, le Temps est lié au cercle manifesté, donc imparfait,alors que l'espace témoigne du triple aspect ponctuel central de perfection.

 

Le concept de continuité n'est pas aisé à aborder mais il est

indispensable à notre développement. Envisageons le cas d'une droite continue:

elle est formée d'une succession de points. Or, un point est de dimension nulle, et toute distance, même finie, est donc constituée par une infinité de points Dès lors, le principe est, qu'en continuité, une distance correspond à zéro fois l'infini. Nous avons déjà rencontré cette expression et nous savons qu'il s'agit d'une indétermination. On peut donc en conclure que toute distance, en continuité, est indéterminée: la continuité s'oppose à la notion de distance.

 

En réalité, il faut comprendre que le point est auto-référent: le point est défini par lui-même. En ce sens, le point est lui-même continu: il est la source même de la continuité! Comment? Prenons un point: il est infiniment petit, c'est une limite à l'infini. Or, la seule chose capable de référencer cette limite est le point lui-même, car aucune distance n'est déterminée en continuité! En outre, l'infiniment grand répond à la même caractéristique:

nulle distance "finie" ne peut le référencer et, en fait, l'infiniment grand rejoint l'infiniment petit et inversément. Car le point auto-référent est lui-même son propre centre de perfection, et le point ne possède donc, en fait, pas de centre au sens où nous l'entendons.

 

Ce qui implique que le point ne peut pas être localisé: il est partout et nulle-part. Et puisque le point ne possède pas de centre, cela signifie que son espace intérieur qui est censé être nul, est en fait infiniment grand et continu! Un point est en fait capable de référencer un espace continu, infini, et ce qu'il faut entendre par-là est qu'un point possède cet espace infini en lui-même. Toute continuité peut donc se résumer à un seul point! Ce qui est logique puisque la notion de distance est indéterminée. C'est aussi le sens à donner à l'unité divine.

 

On peut le comprendre de la manière suivante. Le cercle est une extériorisation imparfaite de la perfection ponctuelle centrale. Ce cercle est imparfait parce qu'il est forcément discontinu. Et la discontinuité en question implique que le cercle n'est pas capable de "retrouver" son centre ponctuel: c'est ce qui va impliquer par exemple au plan matériel, l'apparition d'un centre de masse sur lequel s'appuie un champ gravitationnel d'extériorisation de l'imperfection circulaire matérielle. Toujours en vertu de la discontinuité, cette projection d'un champ gravitationnel ne sera pas infinie, car le champ en question décroit, mais pas indéfiniment (discontinuité). Et c'est précisément parce que cette projection n'est pas infinie que la perfection ne peut pas être obtenue.

 

Dans le cas où un cercle devient parfait, donc continu, sa projection se base alors sur la continuité et devient infinie. Or, la limite, à l'infini, de l'aire de la sphère d'un champ gravitationnel est nulle: c'est un point à l'infini. Et donc le cercle qui devient parfait se retrouve à l'intérieur d'un point projeté à l'infini: ce cercle se trouve en fait à l'intérieur de son centre qu'il a projeté à l'infini et est dès lors lui-même ce centre. Et la projection d'imperfection devient effectivement nulle puisque le cercle s'est confondu à son centre. La masse est ce qui sépare un cercle de son centre de perfection qui est à.l'infini.

 

La continuité est donc exprimée par zéro fois l'infini. Or, cette expression correspond, on s'en souvient, à l'Ain, l'Ineffable en recherche d'Intention. Le principe associé à l'Existence absolue est donc la continuité, c'est-à-dire la ponctualité. Dès lors, l'Existence absolue est auto-référente. Cette auto-référenciation est, au fond, ce qui est à la base même du caractère absolu de cette Existence: l'Ineffable n'a besoin que de lui-même pour Exister. En outre, l'auto-référenciation est typique d'un procédé de conscience: la conscience permet de révéler non-seulement ce qui Existe au-delà d'elle-même, mais elle révèle aussi sa propre Existence. A ce titre, l'Ineffable est donc une conscience, mais une conscience parfaite bien sûr! C'est pourquoi, dans le chapitre précédent, j'ai associé l'équation du cercle à un procédé de conscience. La conscience est un cercle, et une Conscience parfaite est un cercle parfait. Le cycle d'existence que l'Homme doit parcourir peut lui permettre de rendre parfait le cercle de sa conscience: le choix se pose donc entre la perversion de conscience ou l'augmentation de conscience, entre le néant et l'Existence, entre le mal et le Bien. LA DESTINEE LEGITIME DE L'HOMME EST UNE EVOLUTION SPIRITUELLE.

 

En continuité il n'y a aucune référence particulière. Aucun point ne se démarque par rapport à un autre car ils se résument tous à un seul point, qui est auto-référent. Cependant, le temps implique qu'il y ait un début et une fin, soit deux références spéciales. Le fait que ces référeces soit confondues en un point apparaît maintenant logiquement: puisque ces références vont être placées sur une continuité, elle seront confondues, car tous les points de la continuité se résument à un seul. Ce besoin de références spécifiques qu'exige le Temps va amener la superposition d'un système discontinu sur la continuité de base. Il s'agit, en quelque sorte, d'un balisage de la continuité, qui va bien sûr entrainer une réduction du niveau d'Existence jusqu'à l'équilibre souhaité. Car un niveau d'Existence discontinu possède évidemment une Force, une Vérité inférieure à un niveau d'Existence continu. C'est pourquoi, ainsi que je l'ai déjà exprimé, l'équilibre Existence-néant est généré par l'Existence seule, le néant ne pouvant rien engendrer: la discontinuité relative à l'équilibre s'appuie de toute façon sur la continuité existentielle de base.

 

La continuité ponctuelle va créer le balisage discontinu tout simplement en divisant le point, le cercle parfait: il s'agira donc d'une auto-division angulaire. L'apparition des références de la discontinuité va mettre en action le principe du Temps, et par là-même la définition des distances en fonction du temps. Le temps est donc bien associé à une discontinuité d'Existence. L'Ineffable qui Existe à un niveau absolu, continu, est dès lors intemporel. Non pas qu'il soit statique, mais il ne procède que d'un pur aspect chronologique: un état de l'Ineffable suit un état de l'Ineffable, et il est superflu de poser la question de savoir coibien de Temps sépare ces deux états:

l'Ineffable est auto-référent et évolue à son propre rythme qui ne dépend que de Lui et ne peut être appréhendé que par Lui.

 

En conclusion, l'Ineffable est continu, intemporel, auto-référent donc cause en-soi, Existence en-soi, absolue, non-manifeste, et il manifeste son Existence à un Etre possible qu'il place à un niveau d'équilibre d'Existence discontinu, temporel, hors-soi: la Création.

 

Comment concevoir le fait que l'Ineffable puisse manifester son Existence à un Etre qui se trouve toujours en son sein? Car, puisque que la référence de continuité est obligatoire à tout niveau, il faut en conclure que nous sommes actuellement toujours référencés par l'Ineffable. Et comme l'Ineffable possède intrinsèquement, en lui-même, l'espace qu'il référence, nous sommes encore en son sein: le champ d'expansion universel est la continuité de Conscience divine. Cet état de fait peut se traduire par un petit exemple.

 

Supposons que vous soyez un fervent joueur d'échec en mal de partenaire. Ne pouvant résister plus longtemps à l'envie de faire une partie, vous décidez de la jouer tout seul. Cependant, un autre problème se pose: vous n'avez pas d'échiquier sous la main. Qu'importe: votre mémoire est excellente et vous allez jouer cette partie en pensée. Donc, au sein de votre conscience, un certain "espace" va être alloué au déroulement de la partie. Au sein de cet "espace", divers concepts vont évoluer selon des règles précises, fixées une fois pour toutes au début du jeu. Ces concepts sont les pièces du jeu et les lois qui régissent leurs actions respectives. Le problème principal est de pouvoir faire abstraction de ce que vous savez des stratégies que vous avez préparées afin que la partie soit équitable pour l'un et l'autre camp. Or, c'est ce que peut réaliser l'Ineffable avec brio. A un tel degré que la Conscience divine est capable de donner une véritable indépendance d'action à l'adversaire: c'est le sens de l'équilibre parfait créé entre l'Existence et le néant. L'Homme, au départ, n'est ni avec les "blancs" ni avec les "noirs". Il est au milieu de l'échiquier: c' est l'enjeu même de la partie (non-péjoratif!). Les noirs avancent leurs pions selon des règles précises. Les blancs en font autant... et l'Homme doit choisir son camp! Cependant, si l'Homme choisit le parti de l'Existence, alors les forces du néant seront automatiquement battues car Dieu règne au-dessus de l'échiquier: ses desseins, une fois validés par l'Homme, ne peuvent être contrés! Mieux, les stratégies mêmes du néant seront détournées au profit de l'Existence. Si l'Homme choisit le parti du néant, alors, par la loi du libre-arbitre, le néant emportera la partie... et l'Homme sera anéanti!

 

L'Ineffable est donc la référence la plus parfaite qu'il soit possible de trouver, et il s'agit d'un principe de Conscience. Il dispose d'une part, d'une ressource infinie de "Force" existentielle; d'un principe de Volonté capable de canaliser ladite Force; et d'autre part d'un miroir, image interne de la Conscience. Ces trois aspects vont donner naissance au triple aspect du cercle, celui-ci étant la représentation formelle, imparfaite, de la Conscience. Une conséquence de ce triple aspect n'est autre que la triple dimension spatiale. En fait, de la même manière que les trois principes de Conscience constituent une unité auto-référente, l'espace tridimentionnel est auto-référent car ses trois dimensions se référencent mutuellement (de même que trois quarks se référencent mutuellement selon la chromodynamique quantique).

 

Si l'on considère un espace à une seule dimension, soit une droite, il sera impossible de lui donner un sens! Si vous vous situer sur cette droite, vous ne pourrez jamais vous définir ni en mouvement, ni à l'arrêt en raison de la continuité infinie de la droite. Pour savoir si vous bougez, il faut vous définir par rapport à vous-même, c'est-à-dire considérer une image de vous (un autre point sous-jacent). A ce stade, vous penserez pouvoir bouger, mais vous n'y arriverez pas! Parce qu'un sens vaut l'autre et rien ne permet de les dissocier. Le lecteur se dira que l'on pourrait choisir le sens qui se trouve face a soi: il s'agit d'une erreur car le lecteur fait alors appel à sa propre perception de Conscience qui est tridimentionnelle. Or, nous sommes dans un monde à une seule dimension et il faut s'y imaginer en tant que conscience à une seule dimension: il n'y a donc ni devant, ni derrière, ni haut, ni bas: il y a deux sens équivalents et indéfinissables l'un par rapport à l'autre.

 

Si l'on considère un monde à deux dimensions, à savoir un plan, on constate le même problème. Car on va alors tenter de définir les deux dimensions l'une par rapport à l'autre. On se dira que le devant et le derrière sont définis par la gauche et la droite de l'autre dimension, et inversément. C'est, encore une fois, une erreur. Car le haut et le bas n'étant pas définis, la gauche et la droite se mêlent (rotation d'indétermination autour de l'axe devant-derrière), et le devant et le derrière se mêlent (rotation d'indétermination autour de l'axe gauche-droite) On comprend dès lors, que l'auto-référenciation d'un système, et notamment de l'espace, se base fondamentalement sur un triple aspect de références mutuelles. La Conscience Ineffable est la source même de ce principe, et c'est pourquoi elle est considérée comme le treizième point (centre) de l'Alliance: 1 unité auto-référente par 3 aspects, soit 13. C'est aussi pourquoi 13 est considéré comme l'unité (d'auto-référence) et, en hébreu, le mot Ehad qui siginfie "Un" vaut 13 (Aleph-Het-Dalet). L'origine du mot Dieu (Al) est la même: Aleph-Lamed 1+30=31. L'Ineffable 13 est le correspondant non-manifeste du Dieu manifeste Al 31: il y a inversion à travers le miroir existentiel. Le mot Amour (Ahava) vaut également 13 (Aleph-He-Vaw-Aleph) car il témoigne du retour possible à l'Unité parfaite. Et le nombre Pi débute par 3,1...

En outre, l'auto-référenciation du triple aspect spatial permet alors la détermination parfaite de SIX sens (deux par dimension), et le cercle se divise en SIX parties, de même que l'Oeuvre fut réalisée en SIX jours. Cette auto-référence d'un système triple transparaît à tous niveaux de l'Existence, aussi bien en

génétique où un codon est constitué de trois bases, qu'en musique où un accord est constitué de trois notes: deux exemples parmi tant d'autres!

 

La pyramide (egyptienne) est un symbôle de l'Oeuvre. Elle témoigne d'une élévation triangulaire (triple aspect auto-référent) sur une base carrée. Cette base carrée est la plus stable que l'on puisse trouver: c'est la pierre angulaire. En ce qui concerne l'espace, les trois dimensions spatiales sont liées par un principe de perpendicularité, soit des angles de 9O° caractéristiques du carré. De même que l'espace développe ses trois dimensions sur base de la perpendicularité (carré), de même la pyramide développe ses faces triangulaires sur une base carrée. Et le nombre Pi commence par 314, soit l'élévation triangulaire (3) d'un système (1) sur base carrée (4).

 

Le symbôle ésotérique représentant un oeil au centre de la pyramide est en rapport avec l'Ain, qui signifie "Oeil", et qui est l'Ineffable.

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