D. LES REPERCUTIONS ECONOMIQUES DU PIRATAGE

 


1. Piratage de logiciels

Le piratage de logiciels (Applications et jeux) est la forme de piratage la plus courante sur l'Internet, si vous faites un tour sur l'Internet et vous tapez le mots "warez" ou "cracks" dans n'importe quel engin de recherche, vous allez avoir des centaines de millier de sites qui contiennent des logiciels piratés ou des 'patchs' (cracks) pour pirater ceux-ci.
Mais la réaction des compagnies n'est pas toujours négative. Ils sont bien entendus conscient de ce piratage systématique de chaque programme, de chaque nouvelle version mais vu qu'il y a beaucoup plus de compagnie de logiciel et qu'il y a une forte compétition le piratage de certain logiciel s'avère très profitable pour la compagnie, c'est de la grosse publicité. Je peux vous donner un très bon exemple ; la compagnie McAfee (logiciel antivirus), a un acompte sur leur FTP qui donne accès à la version enregistrée de leur logiciel, ils sont conscients que cet accès existe mais ils l'ont laissé ouvert, pourquoi? Tout simplement parce que c'est leur meilleure forme de publicité, plus il y a de monde qui l'essaye plus la popularité de leur produit est forte et ainsi leur chiffre d'affaire est plus grand, car certains pirates vont acheter les logiciels qu'ils utilisent le plus et s'ils utilisent McAfee depuis X années, ils vont être plus portés à acheter ce produit!
Il ne faut pas spécialement penser que si un programme n'avait pas été piraté il aurait été plus vendu. En effet, les personnes qui téléchargent des cracks ou qui font des copies n'auraient peut être pas acheté ce programme car il coûte trop cher.

2. Piratage de la musique

Grâce à l'Internet encore une fois, le piratage de la musique est très facile. Ce qui n'aide pas c'est les formats de compression comme le MP3, qui a un format 10 fois plus petit que celui d'un CD et qui peut avoir une qualité sonore très similaire au CDDA/WAV (le format du CD).
Sur un CD (650megs) on pourrait rentrer jusqu'à 12 heures de musique en format MP3!!
C'est normal que les industries aient peur de ces nouveaux " gadgets ", car ceci facilite grandement la transportation de la musique piratée, et c'est facile a l'aide d'un ordinateur de transformer un CD audio en MP3.
De plus , grâce à des programmes tels que Napster, ce n'est plus qu'un jeux d'enfant pour n'importe qui de télécharger des mp3.
Depuis près de trois ans, le gouvernement songe à instaurer une taxe qui s`appliquerait aux médias qui ont la possibilité d'enregistrer de la musique (cd-roms, cassettes). Le but de cette opération est de ramasser des fonds pour aider l'industrie de la musique. J'aimerais mentionner que le nombre total de vente d'un disque dépend de sa popularité et celle de l'artiste, plus sa chanson est répandue, plus grande est sa popularité. Si la chanson principale de l'album d'un artiste est sur l`Internet et est recherchée, elle augmente donc la popularité de l'artiste et de son album. Ceci n'affecte donc pas les ventes de l'album mais les améliore. Prenons par exemple un groupe de musique très populaire : Les Beasties Boys. Ce groupe a même mis sur leur site ``web`` officiel leur album (Hello Nasty) au complet à télécharger gratuitement et leur chiffre d'affaire est loin d'avoir baissé à cause de cela, cette opération leur a été très avantageuse. Malgré ce fait le gouvernement soutient toujours que les ventes sont affectées et il veut intégrer une taxe sur les cd-r et les cassettes audio, car il juge que le monde abuse du piratage de la musique. Une taxe pour les cd-r serait carrément absurde parce que l'usage principal des cd-r est pour des fins d'archivage, donc ceux qui ne gravent pas d'information audio sur leur cd seraient eux aussi pénalisés. Généralement un artiste a plus les moyens qu'une personne normale, et on prendrait donc le risque de défavoriser une personne dont les moyens sont inférieurs pour enrichir une autre qui a les moyens, ça serait une injustice. Cette taxe n'est pas encore officiellement instaurée, les chiffres qui ont été retenus étaient : 6 FB/15 minutes d'enregistrement audio pour les médias digitaux (les CD), et 3FB/15 minutes pour les cassettes. Un cd vierge coûte en moyenne 50FB, et donne une possibilité de 74 minutes, ce qui donnerait 30FB de taxes. Pour une cassette audio de 90 minutes qui coûte environ 20FB, on aurait donc 18FB de taxe et le prix serait donc doublé !
Cette augmentation des prix va pousser la société à en acheter moins. Si la consommation baisse l'économie baisse aussi et le gouvernement n'atteindra donc pas son but. Donc on ne peut pas dénier que si le gouvernement applique cette taxe sur les médias (ceux qui ont la possibilité d'enregistrer de l'audio), c'est tout le monde qui va souffrir, du consommateur à l'artiste et au gouvernement. Le gouvernement voulait en premier protéger les artistes, mais s'il applique son projet ils seront eux aussi touchés. Donc il vaudrait mieux que le gouvernement n'instaure pas cette taxe afin d'atteindre ses objectifs premiers et ne pas nuire à la population.

Napster


Apparu en août 1999, le logiciel Napster a fait une entrée fracassante dans le monde (pas si fermé) du MP3. De manière un peu rapide, on peut le réduire à un outil de téléchargement de fichiers MP3. De façon plus juste et détaillée, Napster permet de partager des fichiers MP3 avec d'autres utilisateurs, en ligne au moment où l'on se connecte. Le programme crée ainsi un serveur, sur lequel les utilisateurs peuvent se brancher, et met à disposition un moteur de recherche relatif aux morceaux disponibles à un instant T. Notez que la base est automatiquement remise à jour dès qu'un internaute se connecte. En théorie, Napster est prévu à un usage strictement légal, c'est-à-dire que l'utilisateur ne doit partager que des chansons libres droit. En pratique, les choses se passent différemment. En effet, le succès rencontré par Napster, dès les premiers jours de son lancement, a été inattendu, tant et si bien que serveur a rapidement montré des signes de faiblesse. Pourquoi un tel engouement? Très probablement parce que le logiciel est très simple d'utilisation et qu'il permet de trouver des milliers de morceaux en un clic de souris.
Début septembre 1999, face à cette recrudescence de téléchargement illicite, les premières mesures ont été prises, mais pas de la part des principaux intéressés (les maisons d'édition et les artistes, en l'occurrence). Quelques universités américaines avaient en effet constaté une utilisation accrue de leur bande passante.
Ces mêmes universités ont donc pris les devants et ont purement et simplement' interdit l'utilisation du logiciel. Cependant, cet incident n'est pas resté sans suite puisqu'il est remonté jusqu'aux oreilles du RIAA qui a pris les choses en main. Le Recording Industry Association of American (RIAA) a donc tenté de faire interdire purement et simplement l'usage du programme, et une action en justice a été intentée le 7 décembre 1999. Actuellement, le verdict n'a toujours pas été rendu mais d'autres intervenants ont rejoint le camp de la RIAA. C'est le cas par exemple du groupe Metallica et du rappeur Dr. Dre. Ce dernier a exigé en avril 2000 que son nom soit systématiquement retiré de la base de données du moteur de recherche intégré au programme.
Cependant, le groupe Limp Bizkit s'est allié à l'éditeur du logiciel, qu'il considère comme un excellent moyen de promotion artistique. Le chanteur du groupe, estime en effet que Napster permet de télécharger et d'écouter un morceau - voir un album - avant de l'acheter.
Mais tout le monde ne pense pas pareil, les maisons de disques font pression sur Napster, celui-ci réplique en voulant instaurer un système d'abonnement qui rémunérerait ainsi les maisons de disques ainsi que les artistes. Mais ceux-ci refusent, obligeant le 5 mars dernier Napster à instaurer un système de filtrage ne laissant passer que les titres sans copyright.
Cependant, le mardi 27 mars, la RIAA a accusé Napster d'utiliser des filtres archaïques. Napster a riposté en affirmant qu'il se pliait " agressivement " à l'injonction du juge et que près d'un tiers de ses employés se consacrait à cette tâche. La société a ajouté que le manque de coopération de la part des représentants de l'industrie du disque l'a empêché de se conformer totalement aux injonctions de la justice américaine. De plus, la situation se complique depuis que les utilisateurs changent intentionnellement les titres et les noms des artistes pour échapper au filtre, Madonna devenant par exemple Madona .
Mais tout ceci servira-t'il à quelque chose ? Juste à ralentir un peu l'échange d'mp3 puisqu'on ne compte plus les clones de Napster : Aimster, Gnutella, ScourExchange ou encore AudioGalaxy.
Toutefois, il n'est parfois nul besoin de recourir à un logiciel dédié puisqu'un accès direct au Net peut suffire à partager des MP3. C'est le cas notamment des sites MP3troc et SwapStation qui proposent de mettre en relation des utilisateurs afin d'échanger des morceaux complets. Et, malgré les recommandations que ces sites font aux internautes, on y trouve une base de données recensant des centaines de fichiers pouvant être échangés, sans vérification relative aux droits d'auteur.
Il semble donc bien difficile, voire impossible, d'endiguer cette pratique devenue quotidienne. Un changement des mentalités est nécessaire car le MP3 n'est pas seul responsable du piratage musical. Il y a presque trois décennies, certains prédisaient déjà la fin de l'industrie musicale avec l'apparition de la cassette audio enregistrable. Or, à la fin des années 80, le bilan dressé est tout autre : cette même industrie se porte on ne peut plus mieux, notamment grâce à la révolution du numérique apportée par le disque compact. Une modification du support d'enregistrement constitue peut-être la clé du problème de piratage massif. Quelques sociétés se sont ainsi penchées sur la sécurité des données et tentent actuellement de mettre au point un système infaillible de téléchargement individuel, le morceau en question ne pouvant être relu que par un seul utilisateur.

3. Les pertes enregistrées à cause du piratage

C'est sûr que certaines personnes/organisation profite des lois sur le piratage pour s'enrichir, mais j'ai recueilli pendant m'a recherche quelques chiffres intéressants : En 1997 le piratage des programmes, jeux et cd audio a coûté aux compagnies plus de 15 milliards de dollars, mais le chiffre qui choque le plus est celui des emplois qui ont été perdus à cause de ce piratage, rien qu'aux États-Unis en 1996, 130 000 emplois auraient été perdus, c'est énorme! Les experts de NoPiracy.com pensent qu'en l'an 2005, il y aura 300 000 emplois de plus qui seront perdus directement à cause du piratage.

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