GAULE BELGIQUE

Il semble que les premières tribus à avoir porté le nom de « Belges » aient été les Galètes, les Véliocasses, les Bellovaques, les Ambiens et les Suessions ainsi que peut-être, les Atrébates et les Véromanduens. Par la suite, le nom de « Belgica » s’est étendu à la région délimitée par le Rhin au nord et à l’est, par la mer du nord et le Pas –de-Calais à l’ouest, au sud par la Seine et la Marne.

Plusieurs hypothèses existent quant à l’origine du mot « Belge ». Pour certains, celui-ci proviendrait du dieu « Bel » adoré 2000 ans avant J-C, lorsque le soleil se levait dans la constellation du bélier.

Pour d’autres, le mot viendrait de « Bavo », qui serait le fondateur de Bavay et de Tongres. Pour d’autres encore, il viendrait de la racine celte « blg-belg-bolg » : sac gonflé comme une outre.

Il est à noter que, lorsque elles parlent des invasions celtes, les chroniques irlandaises citent les « Fir Bolg », hommes du sac ou homme du ventre.

S’il est difficile de connaître toutes les tribus qui vivaient en Gaule-Belgique, nous connaissons néanmoins les plus importantes et leur capitale.

Aduatiques : Namur Morins : Boulogne-sur-mer
Attrébates : Arras Nerviens : Bavay
Bellovaques : Beauvais Rènes : Reins
Galètes : ? Suessions : Soissons
Médiomatrices : Metz Trévires : Trèves
Maldes : Meaux Véliocasses : Rouen
Véromanduens :Vernand

Un des premiers soucis des Romains a donc été l’aménagement des voies de communication et, peu à peu, la région s’est couverte d’un réseau routier quadrillant le pays et reliant les capitales.

Cela ne veut pas dire qu’il n’y avait pas de routes avant l’arrivée des Romains. Mais la guerre avait ravagé le pays, des tribus entières étaient exterminées et remplacées par d’autres venues d’outre Rhin, des cités gauloises détruites et reconstruites plus loin. Il fallait donc réorganiser le pays et réaménager le réseau routier selon les normes romaines.

C’est sous la direction d’Octave Auguste et de ses successeurs que les Romains s’attelèrent à cette tâche.

Auguste divisa la Gaule du nord en plusieurs régions plus faciles à diriger (la Belgique Première et Seconde, la Germanie Première et Seconde), elles-mêmes divisées en civitates  ou grandes agglomérations regroupant plusieurs tribus sous un même nom

La plaque tournante de ce réseau était Bavay. De là, sept routes filaient droit à travers le pays rejoindre soit un port fluvial ou maritime, soit d’autres nœuds routiers eux-mêmes points névralgiques d’une autre région.

- Bavay-Tongres-Cologne

- Bavay-Asse-Utrecht
- Bavay-Blicquy-Velseke
- Bavay-Wervik-Cassel-Boulogne
-Bavay-Cambrai
-Bavay-Reins
-Bavay-Dinant-Trèves

Toutes ces routes ont été et sont encore étudiées par les archéologues et chaque année nous apporte de nouvelles découvertes.

C’est ainsi que l’on a pu se rendre compte que les routes que l’on croyait rectilignes ne le sont que sur une certaine partie. En effet, dans un premier mouvement, elles suivent les hauteurs et se jouent des difficultés. La direction seule semble compter. Ensuite, au contraire, elles suivent le versant des collines, n’hésitant pas à faire des détours et suivent les plaines et les plateaux.

La direction et donc la rapidité sont sacrifiés au profit de l’utilisation topographique. Tout se passe comme s’il y avait eu plusieurs constructeurs différents mais aussi deux conceptions différentes du réseau routier.

Ainsi, par exemple, au départ de Bavay, une de ces routes est orientée directement sur Tongres. Mais elle n’est rectiligne que jusque Gembloux.

Ensuite, elle s’incurve et continue en serpentant jusque Tongres.

Nous retrouvons ce même schéma sur les autres routes partant de Bavay.

Elles sont rectilignes sur une distance moyenne de 70 km, puis elles deviennent sinueuses.

Enigme !

Accueil Historique de la route Liens

Cartes

Bavay - Binche C1 C2 C3
Binche - Luttre
Luttre - Gembloux
Gembloux - Aische-en-Refail
Aische-en-Refail - Ambresin